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28/06/2021

« Ne sortez pas les sortants ! »

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ER.jpgBilan des élections régionales (Second Tour).

Désertion des urnes.

65% des électeurs français, soit près de deux électeurs sur trois, ont choisi l’abstention au second tour des élections régionales, à peine moins qu’au premier tour. Cette désertion en masse des urnes est la conséquence mécanique de plusieurs phénomènes : la lassitude générale face au discours politique d’une opinion usée par les mesures sanitaires prises depuis plus d’un an, une absence totale de campagne d’information du gouvernement concernant ces élections, le refus par le président du Sénat de les décaler à l’automne, la construction de grandes régions artificielles sans enracinement identitaire (à l’instar du « Grand Est » en lieu et place de la Lorraine, de l’Alsace et de la Champagne) par la réforme d’Hollande, et enfin une campagne terne où un discours consensuel mou a dominé, y compris au Rassemblement National.

Victoire des sortants dans un contexte de démobilisation générale.

Confortant les résultats du premier tour où droite et gauche étaient renforcées dans les régions qu’elles dirigeaient depuis 2015, la droite classique réalise des résultats importants dans trois régions : la Provence avec Renaud Muselier face au RN (57,3%), l’Auvergne-Rhône Alpes avec Laurent Wauquiez (55,18%) et les Hauts de France avec Xavier Bertrand (52,37%) des voix, ce dernier profitant de l’occasion pour rappeler aux électeurs ses velléités de candidat aux élections présidentielles.

Dans les autres régions, la droite sortante gagne avec une sécurité suffisante et confortable : Valérie Pécresse en Ile de France (45,92% contre 33,68% pour la coalition de la gauche et de la gauche radicale), Hervé Morin en Normandie (44,26%), Jean Rottner (40,3%) dans le Grand Est ou Christelle Morançais dans les Pays de la Loire (46,45%).

De la même façon, la gauche conserve ses régions à l’instar de la Nouvelle Aquitaine (Rousset, 39,51%) et connaît même un triomphe en Occitanie avec Carole Delga, réélue avec 57,78% des voix, face au candidat RN, Garraud, incapable de récupérer les voix de la droite, malgré le résultat désastreux de Pradié pour les LR (18,22% des voix).

Désastre pour le Rassemblement National.

Les appels du RN à la mobilisation des électeurs susceptibles de voter en sa faveur n’ont pas obtenu de réponse. Les résultats confortent donc l’impression défavorables du premier tour, à l’exception de deux régions. Ou bien le RN régresse, victime d’un vote utile, comme en Ile de France où Jordan Bardella obtient seulement 10,79% des voix, ou encore dans l’Ouest, ou bien il stagne dans la plupart des régions, ou il progresse de manière infime, dans les Hauts de France par exemple où Sébastien Chenu obtient 25,6% des voix.

Dans le Grand Est, Laurent Jacobelli (ex-DLF) obtient 26,3% des voix contre 21% environ au premier tour, en récupérant une partie importante des électeurs de Florian Philippot (6,95% des voix au premier tour). Cette progression est donc artificielle.

Thierry Mariani en Provence espérait en revanche être élu. Les derniers sondages laissaient espérer un duel serré avec Renaud Muselier (LR), soutenu par tous les autres partis politiques et ayant bénéficié du retrait du candidat écologiste. Avec 42,7% des voix, Mariani est très loin du compte.

Le recentrage stratégique de Marine Le Pen dans le cadre de la stratégie de présidentialisation ourdie par son beau-frère Philippe Olivier a oublié les électeurs, considérés comme un dû. Ceux-ci au contraire ont manifesté leur incompréhension et leur désaccord en ne participant pas au vote pour un parti qui devient comme les autres. Les prises de position récentes de Marine Le Pen en faveur de la CEDH, pour donner des gages aux musulmans ou encore en faisant le procès en extrémisme d’Eric Zemmour, ont troublé son électorat dans un scrutin à faible enjeu.

Au soir de l’échec, aucune remise en question pourtant n’a eu lieu. Marine Le Pen s’est limitée à rappeler l’importance des élections présidentielles, la « mère des batailles » aux yeux de son père, pour éviter d’avoir à rendre des comptes sur sa campagne des élections régionales. Pour Philippe Olivier, chef d’orchestre de la stratégie présidentielle, il est hors de question de mettre en doute ce repositionnement au centre qui sera mené jusqu’à son terme.

Bilan des élections régionales.

Pour Emmanuel Macron comme pour Marine Le Pen, la stratégie de court terme sera de faire oublier ce fiasco électoral des deux partis attendus au second tour des élections présidentielles de 2022 selon tous les sondages. Leur erreur aura été notamment de vouloir nationaliser une élection à enjeux locaux.

Les sondages ont également démontré leur pertinence limitée, avec un RN clairement surévalué dans les sondages des deux tours des élections régionales, et peut-être dans les sondages relatifs aux élections présidentielle.

Enfin, Eric Zemmour apparaît désormais comme le seul candidat à droite capable de déstabiliser suffisamment Marine Le Pen pour prendre sa place au second tour ou en tout cas plomber la campagne de la candidate, celle-ci ayant annoncé sa décision très tôt, ce qui n’est pas forcément une stratégie habile. Ce n’est pas Nicolas Dupont-Aignan, dont les rares listes n’ont pas dépassé 2% des voix, qui pourra lui désormais lui disputer ce rôle.

Quant à la droite, elle va continuer de se déchirer entre différents candidats qui tous espèrent représenter LR aux élections, Bertrand et Pécresse en tête. Mais Wauquiez peut désormais se poser également la question.

Il ne faut pas transposer les résultats de ces élections régionales à un contexte présidentiel où l’abstention sera nécessairement beaucoup plus réduite, mais c’est en tout cas un indice. Les chances de victoire de Marine Le Pen au second tour des présidentielles face à Emmanuel Macron paraissent désormais très minces.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

26/06/2021

Entretien européen avec Grégory Roose

21/06/2021

Je suis pour Zemmour, la décolonisation et le peuple européen !

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Discours prononcé à Strasbourg en novembre 1959 par le Général de Gaulle : Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde” !

Entretien avec Claude Lefranc pour Riposte Laïque.

1. Bonjour Thomas Ferrier. Pourriez-vous vous présenter pour les lecteurs de Riposte Laïque : votre milieu familial, vos études, votre parcours idéologique et politique, le Parti des Européens (LPE).

Historien de formation (spécialité antiquité), cadre de la fonction publique, issu d'une famille à dominante universitaire et enseignante, je représente un courant politique qu'on pourrait appeler "européiste identitaire", à la fois promoteur d'une véritable Europe politique assise sur une identité européenne commune, forte et restaurée. Cela n'aurait pas en effet de sens de vouloir unir les Européens en niant dans le même temps le ciment naturel qui les associe depuis des millénaires. Le Parti des Européens est né de cette ambition d'une Europe unie et à nouveau puissante.

2. Vous avez publié sur RL une lettre ouverte à Eric Zemmour pour lui apporter votre soutien. Pouvez-vous nous indiquer votre analyse de l'éventuelle candidature de Zemmour ? Sentez-vous un moment de basculement ou une fenêtre de tir favorable à Zemmour au vu du combat idéologique entre mondialistes hors sol et nationalistes enracinés ?

Eric Zemmour est un candidat qui peut réaliser l'union des droites à condition de pratiquer une triangulation stratégique, c'est à dire d'être plus identitaire que Marine Le Pen qui, au nom d'une stratégie de présidentialisation parfaitement vaine et de reniements en cascade, n'est plus crédible sur cette ligne, et d'être plus européen que Macron, qui est un pseudo-européiste qui n'a en aucune manière fait avancer une Europe plus forte et plus soudée en quatre ans, et qui est davantage tourné, comme les présidents antérieurs, vers l'Afrique plus que vers l'Europe.

Zemmour devra donc réussir à attirer à lui le vote d'européistes sains et de souverainistes raisonnables. Ne prônant aucun "frexit" ni aucun abandon de l'euro, il pourra associer sécurité économique et sécurité tout court, car les Français attendent aussi un discours ferme et courageux sur l'immigration et sur la criminalité.

Autour de lui, il pourrait unir une partie des Républicains (comme Morano et Ciotti) et les exclus des LR et du RN (qui sont fort nombreux), mais aussi Nicolas Dupont-Aignan, mais aussi de nombreux électeurs et militants écoeurés qui se sont réfugiés dans l'abstention depuis trop longtemps. Je pense que des gens aussi différents que Villiers, Mégret, Ménard (malgré ses dernières déclarations marinistes) et bien d'autres encore pourraient le rejoindre. Seuls les "frexités" s'y refuseront.

3. Vous savez que la quasi-totalité des lecteurs de RL sont souverainistes. La rédaction de RL est souverainiste mais autorise des voix dissidentes à s'exprimer au nom de la liberté de débat dans l'agora.

Et je vous en remercie. Seuls l'échange d'arguments et le dialogue seront féconds.

4. Je voudrais que vous nous expliquiez la différence entre nation et Etat. Comprenez-vous que les souverainistes percoivent la nation comme la protection car c'est leur terre ancestrale ? Votre conception d'une Europe des peuples réunis (ou de réunification du grand peuple européen) est-elle un supra souverainisme ?

Il y a en France notamment une confusion constante entre la nation, qui est le regroupement de ceux de "même naissance", et l'Etat, qui est un cadre administratif et institutionnel qui peut être parfaitement indépendant. L'état-nation est un héritage du XIXème siècle mais peut avoir encore du sens au XXIème siècle à condition d'être positionné à l'échelle adaptée, qui est l'échelle européenne. Ce serait donc un état-nation Europe fondé sur l'unité de peuplement et de civilisation qui caractérise l'Europe.

L'Etat "national", qui est en réalité de moins en moins national du fait des politiques migratoires des gouvernements parfois depuis 1946, est devenu le geôlier et même le fossoyeur de l'identité nationale, pas seulement en France mais dans toute l'Europe occidentale et même en Russie. Il élabore des lois qui restreignent les libertés publiques, sans avoir besoin d'en accuser l'Union Européenne actuelle qui, certes, ne nous protège pas davantage.

La souveraineté européenne, c'est l'indépendance réelle et non nominale d'une Europe unie à terme de l'Islande à la Russie. Toute souveraineté intermédiaire, comme celle du Royaume-uni post-brexit, n'est qu'une vassalité déguisée, aux USA et demain aussi bien à la Chine.

5. Comment vous situez-vous par rapport à la démarche de Daniel Conversano ?

Qu'on reste en France ou qu'on choisisse de s'installer dans des espaces européens davantage préservés, c'est complémentaire. L'important est de défendre le Parti des Européens partout sur le continent, ce que seul un parti européen rend possible.

6. Vous présentez un scénario d'OPA ou de putsch démocratique sur la commission européenne pour les prochaines élections européennes de 2024. Pouvez-vous nous expliquer votre projet du LPE en 2024 ?

Ce n'est pas exactement ça. C'est de faire du parlement européen l'antichambre d'une future assemblée européenne constituante car sa légitimité démocratique est forte. C'est d'ailleurs en créant de l'enjeu au niveau européen que les électeurs se mobiliseront davantage à ces élections qu'ils ont tendance à bouder en raison de la médiocrité des élus qui y siègent depuis des décennies.

Autour d'un groupe politique qui rassemblerait à terme 30% des élus, on pourrait organiser ainsi une coalition majoritaire à Strasbourg avant le renfort des autres droites, atteignant plus de 50% de l'assemblée, et ainsi non seulement bloquer les institutions (refuser la commission) mais proposer la mise en place d'un gouvernement européen provisoire dont la mission sera de réaliser une véritable constitution européenne et d'organiser l’État européen. C'est un 1789 européen, "un serment européen du jeu de paume", contre un monarque à 27 têtes.

7. Vous prônez un processus d'accomplissement de la décolonisation et par ailleurs une politique remigratoire en Europe. Pouvez-vous expliciter votre pensée ?

L'Europe doit accomplir la décolonisation jusqu'au bout, ce qu'elle a fait de manière partielle et a eu des conséquences notamment migratoires en retour. Cela signifie concrètement : indépendance de l'outre-mer (affirmant ainsi le caractère européen de la France), suppression du franc CFA, fin de la promotion de la francophonie en Afrique au profit des langues africaines natives, rapatriement des troupes européennes et retour volontaire organisé des Européens installés en Afrique du sud vers l'Europe.

Parallèlement, l'Europe doit affirmer son identité européenne et sa vocation de demeurer elle-même en instaurant une nationalité européenne qui ne prendra pas en compte le dévoiement des (anciennes) nationalités par les (anciens) Etats. La nationalité française en 2021 a perdu une grande partie de son crédit et même de son sens. La conserver serait donc être otage ou comptable de son dévoiement. Associée au principe d'exclusivité citoyenne, elle permettra d'encourager un processus remigratoire, restituant aux pays émetteurs ceux qui n'auraient pas dû les quitter, élites et non-élites.

8. Pouvez-vous expliquer en quoi votre projet d'Europe "du peuple européen réunifié" est différent de l'Europe mondialiste actuelle ? Et quelles autonomie et souveraineté politique, économique, culturelle, etc ?

L'Europe unie (à terme de l'Islande à la Russie) que nous prônons est l'antithèse du globalisme. C'est tout sauf une "Global Europe" comme l'actuelle Union Européenne. Elle sera bâtie sur un principe que les globalistes nient, l'homogénéité. Car les Européens appartiennent tous à un même peuplement et portent en commun la même civilisation. Ils sont frères nés d'un même sang. Cette dernière expression est par définition et par nature anti-globaliste.

Il faut voir en l'Europe une nation comme les autres, mais une nation pratiquant une forte subsidiarité identitaire afin de préserver l'identité des patries charnelles, dont la France avec son riche patrimoine, ses traditions et son art de vivre, est un des fleurons. Il ne s'agit pas du tout de fusionner des identités, c'est tout le contraire, mais d'unir des hommes qui ont tout en commun et font face aux mêmes périls et aux mêmes ennemis.

La souveraineté politique sera européenne, mais il y aura de nombreux pouvoirs délégués aux entités intra-européennes, municipalités, régions et nations, dans notamment tout ce qui relève au sens large de l'identité.

9. Quelle différence entre votre projet et l'union paneuropéenne internationale UPI ?

A savoir Paneurope. Nous, nous assumons l'identité européenne et nous voulons bâtir l'Europe politique sur elle. Et nous ne sommes pas en faveur d'une autre "Europe des Etats" qui ne serait qu'impotence fétichisée, comme en témoigne l'actuelle Union Européenne, sans réel pouvoir et dirigée par des seconds couteaux nommés par les gouvernements.

10. Un mot pour la fin ?

Une Europe unie mais sur les bonnes bases et avec les bonnes personnes à sa tête sera seule à pouvoir sauver l'identité française et européenne. Dans le cadre des Etats actuels, rien ne sera simplement possible. Il faut l'admettre. Quelques sacrifices sentimentaux s'ils mènent à la renaissance de notre civilisation ne sont pas trop demander.

Source:

https://ripostelaique.com/je-suis-pour-zemmour-la-decolonisation-et-le-peuple-europeen.html

04/06/2021

Le Parti des Européens de Thomas Ferrier soutient Eric Zemmour !

Le Parti des Européens apporte son soutien à Eric Zemmour

eric zemmour,candidat,élections présidentielles 2022

Dans la phase préparatoire à une candidature d’Eric Zemmour aux élections présidentielles de 2022 de plus en plus plausible, le Parti des Européens de Thomas Ferrier apporte son soutien explicite à ce futur candidat et souhaite que son dirigeant intègre le pôle stratégique d’Eric Zemmour afin de lui apporter deux éléments supplémentaires qui lui font actuellement en partie défaut : 

-    un argumentaire pro-européen capable de déstabiliser Emmanuel Macron sur un terrain où il se croit fort alors qu’il n’est qu’un faux européiste
-    une caution pro-européenne qui permette à Eric Zemmour d’apparaître davantage encore dans une logique de rassemblement des français et pas seulement des souverainistes

L’équipe autour d’Eric Zemmour est très certainement de sensibilité souverainiste et peut être troublée par un discours européen fort, même s’il est hétérodoxe et en réalité en complète opposition avec le discours de Macron. Les véritables européistes sont en effet opposés à l’immigration extra-continentale, ce qui les distingue radicalement des euro-mondialistes.

Ce pourquoi, du fait que cette équipe dispose désormais des coordonnés de Thomas Ferrier, elle ne doit pas hésiter et prendre sans attendre attache avec ce dernier, permettant ainsi une rencontre avec Eric Zemmour car les vraies questions se discutent dans la vraie vie.

Le Parti des Européens (LPE)

Dirigeant: Thomas FERRIER

27/05/2021

Les origines du monothéisme.

monothéisme,originesL’idée d’un dieu unique créateur est neuve à l’échelle de l’histoire humaine. Elle a connu quatre expressions différentes : le culte d’Aton suscité par le pharaon Amenhotep IV dit Akhenaton ; le mazdéisme iranien autour de la figure centrale du dieu Ahura Mazda (ou Ohrmazd) suite à la réforme zoroastrienne qui, toutefois, ne supprima pas les autres dieux mais les plaça en position subalterne sous la forme d’anges adorables (en vieux perse yazata, en farsi ized) ; le monothéisme abrahamique sous forme nationale (judaïsme) ou internationale (christianisme, islam) ; enfin le monothéisme païen né en réponse à l’émergence du précédent.

Selon les principes du monothéisme abrahamique, l’humanité aurait été monothéiste avant de sombrer dans le polythéisme et de ne s’en extirper que sous la conduite de prophètes (Moïse, Jésus, Muhammad) porteurs d’une vérité élémentaire. Selon en revanche les historiens, le polythéisme est la religion première de l’humanité et il peut ensuite évoluer en hénothéisme (honorer un seul dieu mais sans nier les autres dieux) et enfin en monothéisme (honorer un dieu unique à l’exclusion de tout autre).

Pour prendre l’exemple spécifique des origines du judaïsme à partir duquel d’autres monothéismes, cette fois universalistes, vont se forger, la religion originelle est le polythéisme cananéen tel que décrit dans les documents retrouvés à Ugarit en Syrie. C’est un panthéon classique organisé avec plusieurs divinités principales dont au sommet est placé le dieu El (qu’on pourrait traduire par « Dieu » ou par « le dieu El ») qui est la divinité céleste principale mais qui est un souverain assez éloigné des hommes et qui règne sur l’univers avec son épouse Elat (féminin d’El), également appelée Asherah, et qui deviendra la parèdre de Yahweh (« grande reine du ciel ») jusqu’à sa répudiation au sein de la communauté judéenne de Babylone, après qu’elle y ait été transplantée par les Assyriens.

Le monde des hommes est gouverné par un autre dieu, fils aîné d’El, et qui est le dieu Hadad (« le tonnant ») plus connu sous le surnom de Baal, « le seigneur ». Il gouverne depuis le Mont Saphon sur lequel se trouve son trône et son palais. C’est un dieu héroïque, qui combat le dragon Lotan (Leviathan) envoyé contre lui par le dieu des océans Yam, avec l’appui de sa sœur la déesse Anat, vierge guerrière qui rappelle par certains aspects Athéna, et qui est surnommée Baalit, « la dame ». Il a pour parèdre généralement la déesse de l’amour et de la fertilité, mais qui peut aussi apparaître comme une déesse guerrière, à savoir Ashtoreth (nommée Ishtar à Babylone et Astarté par les Grecs). D’autres divinités complètent ce panthéon : la déesse du soleil Shapash (en Canaan, le soleil est féminin), le dieu de la lune Yarih (dont le nom a pu servir à former celui d’Yah ou Yahu, variante archaïque du nom de Yahweh), le dieu de l’aurore Shahar (Aurore masculine chez les peuples ouest-sémitiques) et ses deux fils Helel (« Lucifer ») et Shelim (« crépuscule »), le dieu de la guerre et des épidémies Reshef, le dieu médecin Eshmun ou encore le dieu du feu et de la forge Koshar.

Chaque tribu cananéenne a développé toutefois un dieu ethnarque ou poliade, un aspect plus local du dieu Baal qui protège spécifiquement cette tribu. On retrouve un phénomène assez comparable au sein des tribus celtiques dont toutes disposent d’un « teutates » ou dieu « père de la tribu ». C’est ainsi que des divinités comme Yahweh, Milqom et Kemosh, au même titre que le dieu Ashur des Assyriens ou que Marduk à Babylone, sont les divinités ethnarques de différentes tribus. Il apparaît ainsi que la tribu honorant Yahweh a réussi à s’imposer aux autres tribus et à imposer leur divinité ethnarque aux autres. Par la récupération du sanctuaire cananéen commun de Jérusalem dédié au dieu El Elyon, « El le très haut »), la tribu de Yahweh parvient à donner à sa divinité locale un rôle de dieu souverain. Yahweh finit ainsi par récupérer les fonctions des autres divinités, pour devenir un dieu forgeron comme Koshar, un dieu guerrier (Sabaoth) et de l’orage comme Baal, avec lequel son culte sera en rivalité.

Au moment où les Assyriens détruisent le temple et déportent les élites judéennes à Babylone, comme ils l’ont fait avec d’autres peuples vaincus, le culte de Yahweh n’est pas celui d’un dieu unique mais celui d’un échanson d’El confondu avec El lui-même et ainsi époux d’Elat Asherah. Le processus de déracinement va faire évoluer cet hénothéisme en monothéisme car cette défaite n’est pas considérée comme la victoire d’un dieu sur un autre mais comme une punition divine qu’Yahweh a imposée à son peuple en expiation de son association avec d’autres divinités. Le monothéisme en faveur d’un dieu jaloux implique le rejet des autres divinités dans un premier temps et à terme la négation même de leur existence. C’est ainsi que suite à ce traumatisme le monothéisme naît véritablement et sera imposé ensuite, après le retour de ces élites en Judée suite à la mesure de libération engagée par le roi perse Cyrus, aux populations restées sur place.

Le monothéisme ne naît pas de la victoire face à des ennemis mais de la défaite et de la mauvaise conscience. Là est son étrange mystère qui fait dire à Nietzsche qu’il s’agit d’une « inversion de toutes les valeurs. »

Thomas FERRIER

23/05/2021

Conférence sur la Russie et l'Europe - 23/05/2021 18:00

Chers amis,

Je vous propose une conférence par le biais d'un salon vocal ce dimanche 23 mai 2021 de 18h00 à 19h00 sur le canal Telegram du Parti des Européens.

J'évoquerai les origines européennes de la Russie, les peuples qui composent sa fédération, le malentendu euro-russe, le bilan du communisme soviétique puis du poutinisme (toujours actif) et enfin l'avenir européen de la Russie, avec à terme la perspective d'une intégration russe à l'Europe politique qui reste à bâtir.

Je vous souhaite nombreux.

Le canal du Parti des Européens

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22/05/2021

Le tweet de la semaine

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21/05/2021

Hommage à Dominique Venner

En mémoire de Dominique Venner (16 avril 1935 - 21 mai 2013)

Un européiste identitaire.

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Dominique Venner a choisi en conscience ce 21 mai 2013 la lumière du soleil olympien, ce soleil à la fois invaincu et invincible, quittant le monde des hommes pour choisir celui des ombres. Depuis la prairie d’Elysion, il contemple son monde, notre monde, cette Europe qu’il a chérie plus que tout au monde et qui continue, sans lui, d’aller vers son trépas, sauf si la flamme de l’espérance sort les hommes d’Europe de cette insupportable dormition qui les domine et les éteint.

Sans sacrifice, il n’y a aucune victoire. Sans courage, il n’y a aucune récompense. Sans volonté, il n’y a que la tombe comme seul avenir.

Son héritage, c’est vous, vous les éveillés, vous les éveilleurs, je dirais même les réveilleurs. Que son combat qui est vôtre désormais vous anime comme il l’a animé. Que son nom soit comme le signal du retour d’une pensée archaïque en mode futur et l’annonce de la renaissance de l’Europe.

A l’origine de l’Europe, il y a l’Action. Pour sa renaissance, il y aura Réaction. Celle des Européens de demain à nouveau intransigeants. Car n’est respectable que celui qui sait se faire respecter et surtout se fait effectivement respecter. Le respect ne se mendie pas. Il s’exige. Mieux il s’impose.

Que l’Europe redevienne brave, ce terme qui était aussi son auto-ethnonyme il y a des milliers d’années, les braves et nobles *Aryōs !

 

Thomas FERRIER

Président du Parti des Européens (LPE).

17:18 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2021

Lettre ouverte de Thomas Ferrier à Eric Zemmour

 

Lettre ouverte d’un européiste authentique

à Éric Zemmour

 

Cher Éric Zemmour, vous êtes à mes yeux le moins souverainiste de tous les souverainistes, et c’est pourquoi je m’adresse à vous dans la perspective heureuse d’une candidature aux prochaines élections présidentielles que vous pourriez envisager de présenter dans les prochains mois.

Alors que Marine Le Pen prend conseil auprès de son père pour savoir comment vous contrer (in Le Point de cette semaine), ce qui indique la panique qui l’étreint, votre candidature est attendue à la fois pour la soutenir de la part de vos partisans et pour l’entraver de la part d’adversaires appartenant à la « Macronie ».

Si votre analyse du péril migratoire et démographique qui pèse sur l’Europe est irréprochable par sa lucidité et sa cohérence, si vous avez parfaitement raison sur un plan géopolitique de vouloir rapprocher la France et – par extension – l’Europe de la Russie, si avec justesse vous ne prônez ni l’abandon de l’euro ni une quelconque sortie de l’actuelle Union européenne, je trouve néanmoins qu’il existe un défaut dans votre cuirasse auquel vous pourriez remédier en remisant parfois certains accents séguinistes de votre dialectique. Ces accents pourraient vous valoir le reproche d’un repli sur soi.

Vous vous placez dans l’héritage de Bonaparte et de De Gaulle, deux parrains symboliques qui représentent la France dans deux périodes parmi les plus glorieuses mais aussi les plus tragiques de son histoire. Or ces deux grands hommes n’étaient pas seulement de grands Français, ils étaient aussi de grands Européens, même si leur réalisme politique leur faisait taire publiquement ces orientations.

Pour Napoléon en 1816, lorsqu’il médite sur son destin devant Las Cases, l’empereur exilé déclara ainsi à propos de l’Europe :

« L’Europe n’aurait bientôt fait de la sorte, véritablement, qu’un même peuple et chacun, en voyageant partout se serait toujours trouvé dans la patrie commune. »

Quant au général de Gaulle, dans ses Mémoires d’espoir publiés en 1970, il s’exprima à propos des nations d’Europe en ces termes :

« Toutes étant de même race blanche, de même religion chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation. »

Mais sous de Gaulle, où le péril migratoire était croissant mais infime par comparaison avec notre époque, cette unité nécessaire de l’Europe n’avait aucun caractère d’urgence. En 2021, cette nécessité est devenue impérieuse. Vous faites erreur, cher Éric Zemmour, lorsque vous donnez du crédit, même s’il s’agit pour vous de s’y opposer, au prétendu projet européiste d’Emmanuel Macron. Non, le Président en exercice n’est pas un européiste authentique, mais le fossoyeur de l’idée européenne qu’il dénature en l’associant à ses lubies sociétales libertaires et à son mépris des natifs européens.

Pour que l’Europe s’unisse véritablement, pour que sur un plan politique elle ne fasse plus qu’un, pour que l’Europe de l’Islande à l’Oural, évoquée par le général de Gaulle, et par extension jusqu’au Pacifique selon l’ajout circonstancié de Vladimir Poutine, il y a deux obstacles.

Ce ne sont pas des obstacles institutionnels mais des obstacles sociétaux. Jamais l’Europe centrale et orientale n’acceptera de faire patrie commune avec une Europe occidentale promotrice du mariage pour tous et de l’ouverture aux flux migratoires post–coloniaux issus du tiers-monde. Ces flux engendrent par ailleurs une montée de l’extrême-droite en Europe occidentale par un nombre croissant d’électeurs qui ne trouvent que cette expression politique pour s’y opposer, sans pour autant partager les lubies anti-européennes de ces partis, ce qui amène là encore à entraver cette unité.

L’Europe s’unira donc nécessairement contre l’immigration extra–continentale et contre les dérives sociétales inspirées par les USA. L’Europe n’a besoin ni de la diversité ni de l’extrême-droite, mais d’une identité européenne restaurée dans une unité politique qui reste à construire.

Face à Emmanuel Macron, vous devez vous opposer à lui sur son terrain, et prouver aux yeux de tous que le plus européen des deux, c’est vous !

Avec mes salutations européennes respectueuses,

Thomas FERRIER 

12/04/2021

Anniversaire de la mort de Youri Gagarine.

La conquête de l’espace est le plus grand défi accompli par l’homme européen après 1945 !

De tout temps, l’Européen a admiré le ciel, ce qui pouvait s’y trouver dans cet immense étendue de bleu. Les Grecs, Galilée, Copernic...

Dans le contexte post-1945 où les deux puissances mondiales ont gagné, chacun veut asseoir sa domination sur l’autre, dans les domaines militaire, nucléaire, politique, économique... et aussi spatial.

La chronologie connue de la course à l’espace repose sur la période 1957 - 1975. Donc en pleine guerre froide, surtout avant la construction du Mur de Berlin. Avec la création de cosmodromes (ou bases de lancement): Baikonour, Mirny, Kapoustine Iar... côté soviétique; Cap Canaveral, Wallops Island ou encore la Vandenberg Air Force Base côté américain. 

Avec différentes missions d’envoyer des satellites artificiels dans l’espace.

Les Soviétiques sont les premiers à se lancer avec la mission Spoutnik-1, lancée depuis Baikonour et Spoutnik-2 avec la chienne Laïka et qui avait pour but d’analyser les rayons cosmiques.

Les Américains vont riposter en envoyant trois satellites à la suite: Explorer-1, lancé depuis Cap Canaveral, qui va découvrir la ceinture de radiation Van Allen, Vanguard-1, premier satellite à utiliser l’énergie photovoltaïque et Score, dont un des buts était de démontrer la possibilité de retransmettre depuis l'espace des messages émis par une station terrestre vers une ou plusieurs autres stations terrestres.

Nous sommes en 1957/1958.

Youri Gagarine interviendra le 12 avril 1961, quelque mois avant la construction du mur, pour la mission Vostok-1, où il sera le premier homme à aller dans l’espace. Premier progrès de l’homme européen.

L’homme fort du projet spatial soviétique était Sergei Korolev.

Une chose à savoir, tout ce projet n’est que le fruit récolté du travail en amont de ce qui était préparé dans les années 1930 avec le GIRD dont faisait partie entre autres, le russo-germano-balte Friedrich Tsander. Autre figure majeure, l’ingénieur Andrei Tupolev, qui a fondé une entreprise presque centenaire dans la confection d’avions civils et militaires.

Après le premier être vivant, le premier homme, les Soviétiques envoyaient la première femme dans l’espace, un an plus tard: Valentina Terechkova.

Les Américains ont de leur côté, grâce à leurs satellites, pu survoler les planètes Venus et Mars. Et finir par mettre le premier homme sur la lune, via la mission Apollo-11: Neil Armstrong.

Finalement la course à l’espace se conclut en 1975, soit près de vingt ans après, par la mission Apollo-Soyouz, organisée suite à un accord entre Nixon et Kossyguine, trois ans plus tôt. Avec conjointement, les astronautes Deke Slayton, Thomas Stafford, Vance Brand, Alexeï Leonov et Valeri Koubassov.

Pour revoir une pareille coopération américano-russe, il faudra attendre 1994, avec le programme Shuttle-Mir.

Eugène GUYENNE

14/11/2020

L'Arménie a été abandonnée par l'Europe !

Toto.jpgDepuis plusieurs semaines, l'Arménie était sous le coup d'une offensive de grande envergure de l'Azerbaïdjan afin de reprendre la province sécessionniste du Haut-Karabagh, peuplée d'Arméniens, ou de la réduire à sa taille originelle de 1989. Soutenu notamment par la Turquie, qui lui a apporté des drones de combat perfectionnés, mais aussi par l'Iran, l'Azerbaïdjan a réussi à obtenir un accord de paix particulièrement avantageux, sous l'égide de la Russie, qui n'a pas protégé son allié arménien au motif que l'accord de défense ne portait que sur l'Arménie stricto sensu, ménageant ainsi son allié azéri.

Désormais, les Arméniens du Haut-Karabagh sont contraints d'évacuer certaines zones, brûlant leur maison, déplaçant les sépultures de leurs ancêtres, abandonnant des monastères magnifiques, et cela fait peine au coeur.

Dans cette affaire, l'Union Européenne n'a rien fait. L'Allemagne a refusé toute sanction contre la Turquie, par peur des réactions de sa communauté turque. La France n'a pas agi ni n'a cherché à se concilier la Russie pour proposer à cette dernière une solution alternative. L'absence d'Europe politique, à Chypre-nord, à la frontière thrace, auprès des îles grecques comme en Arménie, permet à la Turquie d'Erdogan de jouer tranquillement son jeu, soutenu par les USA et ménagé par la Russie.

Tout cela est pathétique mais doit nous servir de leçon. Sans Europe politique, nous continuerons à subir et à rester impuissants devant les lois de l'histoire.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

06/04/2020

Le Covid-19 ou l'échec du globalisme

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A l’heure où ces lignes sont écrites, trois semaines se sont écoulées depuis le début du confinement en France.

Ce virus venu tout droit de Chine, qui semblait être une épidémie localisée avant de se transformer en pandémie, a montré l’échec d’un système promu depuis plus de trente ans maintenant (système global et unipolaire) dont le secteur sanitaire montre ses limites (querelles entre groupes, sous-estimation du rôle médical et des moyens matériels a apporter, etc).

Cela nous rappelle que les États sont toujours souverains, de part le rétablissement des frontières (malgré le caractère très dogmatique de certains chefs d’État mais ce cas de force majeure exige le réalisme) et aussi par la méthode pour contrer ce virus, dont à ce jour on peut compter trois réponses: l’une, majoritaire, qui promeut le confinement (partiel ou total selon certains cas), un autre qui promeut la prise de sang (comme en Corée du Sud ou en Allemagne) et un autre qui ne confine pas sa population pour qu’ils développent leur système immunitaire (comme en Suède et un temps en Grande-Bretagne).

Pour nous Européens, nous voyons aussi que les mantras souverainistes tombent à l’eau: l’Union Européenne (ni nazie, ni bolchévique) n’est qu’une institution sans cohérence dont font partie des experts en politique de fin de carrière recasés par leurs chefs de gouvernements.

Le caractère assez risible par ailleurs de la présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen (ancienne ministre de Merkel, qui a succédé à Jean-Claude Juncker) tournant un clip visant à sensibiliser les populations d’États membres de l’UE quant au lavage de main, le démontre.

Et octroyant des aides financières importantes à des États africains au détriment d’une population italienne victime du laxisme sanitaire de son gouvernement (dont le nombre s’élève à plus de 17.000 morts en 2 mois).

En France, tout est allé très vite depuis l’annonce du Covid-19 le 27 janvier (dont les deux premières villes touchées furent Paris, la capitale, et Bordeaux, jumelée à Wuhan, centre du début de la pandémie):

- le Griveaugate (Benjamin Griveaux, un des macronistes de la première heure fut pressenti pour porter la voie gouvernementale aux municipales à Paris, mais il s’est retrouvé dans une sextape dévoilée par Piotr Pavlenski, un dissident marxiste réfugié en France, ce qui amena à porter candidate l’ex-ministre de la santé, Agnès Buzyn, à sa place

- l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution sur une loi sur les retraites, après un mois de janvier tumultueux de grèves inter-syndicales et inter-professionnelles.

- et maintenant le "coronavirus".

Entré en vigueur en France il y a trois semaines donc, le confinement partiel (qui a pour but d’endiguer ce virus) met au défi le gouvernement.

Et le début n’a pas raté: très rapidement les domaines « secondaires » de la vie (restaurants, théâtres, magasins, événements sportifs...) ont été fermés (présageant des pertes financières colossales), laissant place à des scènes surréalistes en supermarché où des rayons (pâtes, riz, papier toilette) ont été vidés entièrement; l’instauration de justificatifs de sortie sous contrôle de la police (là aussi le décalage a été rapide puisque le gouvernement a avoué son inaptitude à faire régner l’ordre dans certains quartiers) et maintenant quasiment tous les emplois se font par télétravail (avec au passage la fermeture des lieux scolaires au moins pour la fin des vacances scolaires dont on peut présager les dégâts quant aux examens pour les scolarisés).

S’ajoute également à cela, le renouvellement toutes les deux semaines du prolongement du confinement.

Jusqu’à quand est-ce que cela va se terminer ?

Est-ce qu’un monde vraiment nouveau va déboucher après ce virus, ou bien les fantasmes (quels qu’ils soient) resteront chimères au prix de la sauvegarde de l’économie ?

Eugène Guyenne (Le Parti des Européens)

14:37 Publié dans Analyses, Billets | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : covid19, coronavirus, ue |

16/02/2020

Le Frexit et après ?

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Si de façon non-marginale, dans le camp patriote/souverainiste il est question du « Frexit », de sortir de l’Union Européenne (acté juridiquement associé au fameux « article 50 » de ladite UE), se pose une question fondamentale, à savoir « et après ? ».

Jusqu'au moment m, la volonté envisagée est de sortir de cette technocratie européenne, mais la projection de l'impact manque cruellement au sein de la mouvance nationale.

Et après ? Une France apparemment redevenue « souveraine » (leurre tant sur le plan politique, économique, juridique et géostratégique), avec le franc dans le pire des cas (dont la valeur de la monnaie ne ferait que décroître et aurait du mal à rivaliser sur le plan international face à l’euro, au dollar, à la livre sterling et au yuan), où forcément la politique économique intérieure serait à revoir (bonne chance pour payer toutes les personnes de la CAF), la gestion des salaires avec, les dépenses publiques aussi de fait.

Le Frexit aurait aussi un impact sur le plan politique et géostratégique: les partenaires frontaliers (Espagne, Italie, Allemagne, Suisse, Benelux) auraient-ils la même considération pour la France ? Pas sûr.

S’ajoute aussi la question des mers territoriales (anglo-normandes, ultra-marines). Quelle politique ? Indépendance ou pas ? Conflit avec les Britanniques et les puissances du Pacifique et d’Atlantique ou pas ? Quelle politique migratoire tant en Métropole qu’en Outre-mer, où le droit du sol resterait ou penseront-ils autrement ? Fin des cartes de séjour ou pas ?

Quelle politique diplomatique vis-à-vis de l’Asie (dont les tauliers chinois, japonais et indien ne se laisseraient pas faire), vis-à-vis de l’Amérique où les États-Unis trumpiens ou post-trumpiens, avec leurs alliés britanniques pourraient en bons anglo-saxons qu’ils sont, mener une politique hostile, sans parler des voisins frontaliers sud-américains de la base aérienne de Kourou, de l’Afrique (se débarrasseront-ils de leurs tares de la Francophonie, de la diplomatie afro-maghébine et de la présence au Mali) ?

Il est évident qu’au XXIe siècle, la « France seule » est un principe qui, fut-il qu’on puisse l’espérer, ne marche plus, pour des raisons évidentes de « mondialisation » où le Pays Réel cher au maître de Martigues n’existe quasiment plus.

Beaucoup de questions, qui sont moins d’ordre technocratique comme le pense l’énarque frustré François Asselineau que nécessitant davantage de finesse et d’intelligence historico-géopolitique à mettre en jeu, se posent.

Par Eugène Guyenne (Le Parti des Européens).

01/01/2020

Bonne année ! Meilleurs voeux et prospectives du LPE pour 2020.

LPE.JPGLe Parti des Européens et moi-même souhaitons une excellente nouvelle année 2020 aux Européens et Européennes. Nous souhaitons qu’elle soit l’année du réveil des consciences sortant de la dormition et que les forces d’involution soient enfin réellement combattues pour un jour être vaincues.

Notre espérance que 2020 soit celle de l’émergence médiatique du Parti des Européens est entière. L’année 2019 fut l’occasion de belles rencontres et de discours ambitieux et percutants, tant sur TV Libertés qu’à Synthèse nationale. Elle fut aussi une année de tristesse, avec le décès de Guillaume Faye. Elle fut enfin l’année de la sortie de mon ouvrage historique sur les « fascismes ».

MMXX.JPGLa preuve que cet espoir n’est pas infondé, c’est l’acharnement de certaines figures de la sphère droitière à nous attaquer de manière parfois pathétique et même ignominieuse. Dans le même temps, d’autres suivent mon compte twitter par exemple alors qu’ils me boudaient auparavant, témoignages d’un intérêt croissant. Mais les grands media nous sont encore fermés.

Une nouvelle année avec de nouvelles résolutions. J’ai choisi de m’exprimer largement sur certains « réseaux sociaux », media désormais de base pour quiconque n’a pas un accès en « prime time ». Mais le LPE est monté d’un niveau et il n’est plus possible de prendre un temps considérable pour tenter de convaincre un par un les gens. Au contraire, cela peut même devenir contre-productif. Une parole plus rare est une parole qui porte davantage. Je fais confiance aux camarades du LPE et aux nouveaux adhérents qui nous ont rejoints cette année pour propager cette vision d’une Europe enfin unie et réconciliée.

2020 doit conforter ces résultats mais surtout permettre de franchir le mur de la trop grande marginalité de la ligne pourtant la plus européenne qui puisse exister. Tôt ou tard, cette parole sera entendue et ce message accédera au plus haut niveau.

Ne désespérez pas. Le navire Europe sombre de plus en plus face à la tempête de la dilution globaliste et de la division souverainiste. Il y a beaucoup de souffrances parmi les Européens, beaucoup de drames qui auraient pu, qui auraient dû être évités. Le sang de ces victimes issus de notre peuple est sur les mains des dirigeants qui n’ont pas agi ou qui ont trahi l’intérêt des Européens.

Mais le cap est le bon. Alors en avant ! Ad victoriam…

Thomas FERRIER

Président du Parti des Européens

1er janvier 2020

Bilan européen 2019.

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Des élections européennes renforçant le Système.

Bilan européen 2019,Thomas FerrierLes élections parlementaires européennes de 2019 auraient pu être l’occasion d’un choc salutaire au niveau de l’actuelle Union Européenne. Il n’en a rien été. Aucun parti national, aucune coalition de partis nationaux non plus, n’ont pu bouleverser l’équilibre instauré depuis 1979, avec la domination des deux grands pôles de droite (PPE) et de gauche (S&D) qui se répartissent les postes principaux.

La grande vague populiste annoncé n’a pas été au rendez-vous. Si la Lega de Salvini et les « Démocrates suédois » progressent nettement, le FPÖ suite au scandale lié à son désormais ex-dirigeant Hans-Christian Strache s’est effondré. Le RN de Marine Le Pen réalise 23% contre 27% en 2014, même s’il reste à un point près premier devant « En marche ». Le Brexit Party obtient un score important, à plus de 27% des voix, dans un contexte lié au brexit, mais qui reste au même niveau qu’UKIP en 2014. En Finlande et au Danemark, la droite nationale recule fortement, et en Espagne Vox a fait une contre-performance aux élections européennes. La « vague populiste » a donc été une vaguelette.

Certes, il y a toujours des surprises à toutes les élections européennes et un jour viendra je l’espère où le Parti des Européens, que j’ai l’honneur de diriger, sera cette surprise. Ce fut celle des écologistes de gauche, dans un contexte médiatique favorable avec la promotion artificielle de Greta Thunberg. 12% au Royaume-Uni (+ 5 points), 20,5% et 21 sièges en Allemagne, 20% des voix en Wallonie pour Ecolo et 12,4% des voix en Flandre, 13,5% des voix en France. Cette vague verte, certes limitée mais constatée dans presque tous les pays de l’UE, n’était pas attendue mais elle n’est pas si surprenante considérant l’importance du thème écologique, détourné par la gauche.

A l’issue de ces élections, c’est logiquement Manfred Weber qui aurait dû être proposé à la tête de la commission européenne, puisqu’il était la tête de liste du PPE, premier parti du parlement. Pourtant c’est Ursula von der Leyen, ancienne ministre CDU de la défense du gouvernement Merkel, qui a été proposée, à l’issue d’une négociation franco-allemande où Christine Lagarde, soutenue par Macron, a été nommée à la BCE. Pour gêner Matteo Salvini, le parlement européen s’est doté d’un président issu du Parti Démocrate italien et donc très hostile à la Lega, en la personne de David Sassoli.

Quant à la présidence de l’Union Européenne, poste honorifique généralement confié à un homme politique en fin de carrière ou rejeté dans son pays, afin qu’il ne fasse aucune ombre aux dirigeants des gouvernements nationaux, Donald Tusk a été remplacé par le belge Charles Michel, dont le gouvernement était tombé quelques mois auparavant dans son pays. Enfin le haut représentant en matière d’affaires étrangères est le socialiste espagnol Josep Borrell. La gauche, pourtant en net recul, a été finalement bien récompensée.

L’élection d’Ursula von der Leyen à la tête de la commission européenne fut compliquée. De nombreux partis politiques et groupes lui étaient hostiles. Avec 383 voix, elle a été élue de justesse (il lui fallait 374 voix au minimum). Son désaveu aurait été utile pour la démocratie européenne et on aurait pu espérer un sursaut des parlementaires, même si la personne qui aurait été élue à sa place aurait pu être pire. C’était d’ailleurs la crainte de Viktor Orban. Finalement Ursula von der Leyen fut sauvée grâce au vote du Fidesz d’Orban, du M5S italien et du PiS polonais. Le peu de courage des partis au pouvoir du groupe de Visegrad est assez révélateur.

Autres sujets européens (en vrac).

Russie-Ukraine.

Aucune évolution favorable de la situation entre l’Ukraine et la Russie malgré l’élection d’un nouveau président ukrainien, Zelensky. Les sanctions économiques contre la Russie ont été maintenues par les USA et l’Union Européenne. La Russie est même exclue du sport international, ses athlètes devant désormais se présenter en compétition sans leurs couleurs. Enfin, ces derniers jours, une querelle historiographique oppose durement Poutine et la Pologne à propos de l’attitude ambigüe qu’aurait eu cette dernière vis-à-vis de l’Allemagne hitlérienne, dont pourtant elle fut par la suite l’une des principales victimes. Malheureusement, la Russie semble toujours davantage s’éloigne de l’Union Européenne, par la faute de cette dernière qui n’a pas voulu ou su trouver les mots de réconciliation et a été incapable en 2019 de s’émanciper des USA.

Balkans.

Douche froide pour les espérances d’adhésion des Balkans de l’ouest. Le président français Macron a clairement gelé tout processus dont l’Albanie et la Macédoine auraient pu bénéficier, malgré les efforts de la Macédoine pour calmer le jeu avec la Grèce, en prenant désormais le nom de Macédoine du Nord. Quant à la Serbie et au Monténégro, le processus d’adhésion n’est pas gelé mais ne semble guère évoluer. Ce mépris de peuples européens, qui ont une vocation naturelle à nous rejoindre, est choquant de la part d’un prétendu pro-européen. Par ailleurs, même s’il est au point mort de manière probablement définitive, le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE n’a toujours pas été officiellement abandonné.

Allemagne et Autriche.

Malgré la progression de l’AfD dans les différents Länder, et sa forte représentation au Bundestag, le gouvernement Merkel est toujours en place et les Grünen (Verts) ont le vent en poupe. Il se dit que la CDU pourrait choisir de s’allier avec eux, malgré leur tropisme de gauche et leurs positions sociétales très décadentistes. La preuve par l’Autriche, où le conservateur Sebastian Kurz (ÖVP) propose une coalition avec les équivalents écologistes autrichiens, au détriment du FPÖ populiste, fragilisé par le scandale plus ou moins artificiel Strache, sortant opportunément à une semaine des élections européennes.

Sebastian Kurz, qui aux yeux de la droite nationale était devenu une référence, a montré son visage opportuniste, et après s’être allié avec un parti anti-immigration s’allie avec un parti qui y est favorable.

Italie.

Pas d’élections en vue pour Salvini. Le très médiatique dirigeant de la Lega, connu pour sa volonté d’empêcher les bâteaux de migrants de débarquer en Italie, succès médiatique cachant néanmoins un bilan contrasté, a mis fin à la coalition au pouvoir avec le M5S. Ce dernier, qui va en payer le prix dans les urnes, a alors retourné sa veste, plutôt que de soutenir de nouvelles élections, comme le souhaitait Salvini, en s’alliant avec le Parti Démocrate que le M5S dénonçait durement auparavant. Cet opportunisme sera puni et l’est déjà dans les différences élections provinciales.

Dans les sondages, la coalition de droite Lega/Fratelli d’Italia/Forza Italia dépasse désormais les 50%, et à côté de Salvini naît un phénomène Giorgia Meloni, la dirigeante de Fratelli d’Italia, que les sondages placent parfois à 12%.

Espagne.

Les socialistes minoritaires autour de Sanchez restent au pouvoir et préparent une alliance avec Podemos, la gauche radicale pourtant en recul. Symboliquement, Sanchez a fait déplacer la sépulture de Franco, réveillant les blessures de la guerre civile, et ce dans un contexte où Vox, parti national espagnol très hostile au séparatisme catalan, progresse avec autour de 15% des voix dans les différents sondages. La chute de Sanchez serait une excellente nouvelle, tout comme celle du nouveau gouvernement Conte en Italie d’ailleurs.

Brexit.

Annoncé désormais pour la fin janvier 2020 à l’issue d’une élection parlementaire anticipée où le conservateur baroque Boris Johnson a enfin obtenu une majorité. S’ouvriront ensuite des mois voire des années de négociation dossier par dossier entre l’UE et le Royaume-Uni, mais sur le plan symbolique il ne fera plus partie de l’Union Européenne dans un petit mois. Johnson a obtenu in extremis de l’UE un « soft brexit » qui lui a permis d’organiser ces élections en bénéficiant aussi du rejet du candidat du Labour, Jeremy Corbyn, très contesté. Le Brexit Party, qui dénonçait l’accord comme celui d’un « faux brexit » a choisi de se sacrifier afin de faire gagner Johnson. Farage (UKIP) pourra donc retourner aux USA (comme en 2016) et bénéficiera sans doute, le comble pour un eurosceptique, d’une retraite de député européen d’une UE qu’il aura combattue et dont il se félicite que son pays le quitte.

En matière d’immigration post-coloniale issue de l’ancien empire, la situation restera inchangée ou s’aggravera. Ce brexit identitaire finira bien en brexit hyper-globaliste. Et ce « soft brexit » a rassuré les marchés internationaux.

Ailleurs en Europe.

En Grèce, Tsipras a été dégagé par la Nouvelle Démocratie en pleine renaissance. La droite radicale, divisée en deux formations rivales, résiste. Le procès contre l’une d’entre elles d’ailleurs est en train de tourner vers l’acquittement des mis en examen.

Au Portugal, une petite formation populiste (« Chega » pour dire « Assez ! ») a réussi à entrer au parlement mais avec 1,3% des voix. Dans le dernier sondage, il est crédité d’environ 3% des voix en cas d’élection anticipée.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

27/12/2019

Actualités européennes du 20 au 22 décembre 2019

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Union Européenne :

Ce samedi 21 décembre 2019, les Européens ont pu voir sous leurs yeux, une nouvelle fois le conflit entre les Etats-Unis et l’Union Européenne.

En effet et cela s’est traduit économiquement, puisque les USA ont décidé de sanctionner le projet de gazoduc allemand « Nord Stream 2 », visant à tisser selon Washington, « plus de dépendance au gaz russe et renforcer l’influence de Moscou ».

Les réactions européennes (Berlin, Moscou) n’ont pas tardé et ont dénoncé ces sanctions qui sont dans un contexte conflictuel UE-USA.

« Nord Stream 2 » est un projet européen (dont le coût avoisine une dizaine de milliards d’€ dont la moitié est financée par Gazprom et l’autre par cinq sociétés européennes : OMW, Wintershall Dea, Engie, Uniper, Shell) qui relie l’Allemagne à la Russie (finalisé à 80% à l’heure actuelle et qui donc devrait voir le jour début 2020).

On voit bien la nouvelle ingérence américaine en Europe: ce n’est pas une nouveauté et cela empêche une fois de plus aux Européens un basculement vers la Russie, ce que les USA tiennent pour un cauchemar depuis plusieurs décennies maintenant.

D’autant plus que dans ce domaine du gaz, la Russie est un partenaire important dont la part de consommation (de gaz naturel) au sein des vingt-huit territoires de l’UE, est de 18%.

Arménie :

“En ma qualité de premier ministre de la République d’Arménie, je continue à accorder ma confiance au Service de sécurité national […] On dit beaucoup de choses au sujet du SSN mais je veux souligner une chose. Une part importante, si ce n’est essentielle, du travail du SSN n’est pas connue du public”.

C’est en ces termes que Nikol Pachinian (Premier Ministre arménien donc) s’est exprimé lors d’une rencontre avec des hauts responsables du Service de Sécurité National (SSN), principal garant de la lutte contre la corruption, agence héritière de la branche arménienne du KGB.

Ces éloges interviennent cinq jours après un appel lancé par six ONG en vue d’une réforme “radicale” du SSN. Dans un appel commun lancé à N. Pashinian, ces ONG soulignent que le SSN a durant des décennies exercé des “persécutions” contre des groupes d’opposition et civiques arméniens, qui ont été l’objet de surveillances illégales.

Croatie :

Dernier pays européen à avoir intégré l’Union Européenne (2013), la Croatie portera la responsabilité de la présidence tournante de l’UE à partir du 1er janvier et ce, pendant 6 mois.

La situation, loin d’être rose, l’est d’autant plus que depuis bientôt sept ans, le pays connaît toujours un exode de sa population vers d’autres pays européens, tout comme les autres pays de la région balkanique, dû au manque de travail (où le salaire moyen est de 862 € par mois avec un taux de 15,4% de croates actifs émigrés), à la corruption et au népotisme.

Face à ces problèmes, comme promesse de campagne (d’élection du 22 décembre), la présidente (Kolinda Grabar-Kitarovic, HDZ, centre-droit) a tenu à rassurer la population, notamment les jeunes en tenant le même programme nataliste que Viktor Orban, reprenant aussi le propos du premier ministre croate l’été dernier. « La question démographique est au cœur de la survie de la nation croate », assurait cet été le premier ministre Andrej Plenkovic.

Dans les sondages, la présidente était créditée de 30 % des suffrages.

Comme concurrents, elle fera face à Zoran Milanovic (social-démocrate), crédité de 26 % des voix, ainsi que Miroslav Skoro, crédité de 20 % des voix (indépendant, chanteur et entrepreneur de 57 ans).

Eugène Guyenne (pour Le Parti des Européens)

26/12/2019

Thomas Ferrier et le brexit.

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brexit.jpgJ'avais annoncé depuis longtemps que le brexit n'aurait pas lieu et que dos au mur, en l'absence d'un accord, avec le risque d'un "hard brexit" dont personne ne voulait, malgré le bluff de Boris Johnson en ce sens, ce dernier serait alors contraint à démissionner.

Je n'avais pas prévu que Johnson bénéficierait d'un coup de pouce de l'Union Européenne, sous pression du président français, qui lui a proposé au dernier moment un accord favorable que ce dernier a saisi. A partir du moment où il disposait d'un accord, des élections étaient possibles puisque le Labour ne s'y opposait plus. Grâce au "sparring partner" Corbyn, et à un jeu trouble du Brexit Party, qui s'est sacrifié non sans avoir dénoncé un "faux brexit", il a été largement réélu et en conséquence peut engager ce nouveau brexit, qui est très doux en réalité ("soft brexit").

Ce brexit sera donc essentiellement symbolique, mais il va compliquer la vie des Européens installés au Royaume-Uni et sera un signal favorable au renforcement de l'immigration issue de l'ancien empire colonial et à celui de la tutelle américaine, Trump ayant d'ailleurs pris position lors de ces élections.

Effectivement, le brexit aura donc lieu. Et je me suis trompé en pensant qu'il pourrait être enrayé. Il aurait fallu pour cela que Corbyn ne soit pas le candidat du Labour et qu'une alliance Labour / Libdem dès le premier tour ait été engagée.

Mais il n'y aura que des perdants, à l'exception de Boris Johnson, qui a réussi son ambition.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens).

14:37 Publié dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : brexit, johnson |

Vers un brexit hyper-globaliste ?

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Boris.jpgFinalement, après trois ans de tergiversations, le brexit aura finalement lieu à la fin du mois de janvier 2020 sous la conduite de Boris Johnson, premier ministre sortant réélu triomphalement grâce à un mode de scrutin favorable à la tête du pays.

Winston Churchill en 1946 estimait que le slogan envisagé par les conservateurs de « Keep Britain white » (« conserver la Grande-Bretagne blanche ») était un bon slogan. Depuis Labour et Tories n’auront pas cessé d’ouvrir les portes du pays aux flux venus de l’ancien empire colonial pour que la Grande Bretagne le soit de moins en moins, et dès 1948 en changeant le code de la nationalité afin de faciliter les naturalisations. Mosley et Powell mirent en garde les Britanniques contre ce « changement de peuple » mais ne furent pas écoutés, tout comme Robinson ne l’est pas aujourd’hui, au prix même de sa liberté.

L’adhésion du Royaume-Uni à la CEE, qui allait ensuite devenir l’Union Européenne, fut complexe. C’est finalement en 1974, après le départ de De Gaulle qui s’opposait à son adhésion en 1969, qu’elle rejoint cette organisation en même temps que le Danemark et l’Irlande. Depuis cette époque, elle n’a jamais vraiment joué le jeu, Thatcher obtenant dès les années 80 de nombreux accommodements. C’est ainsi que le Royaume-Uni d’avant brexit n’avait pas l’euro et n’était même pas dans l’espace Schengen. Cela n’a jamais empêché la presse britannique depuis des décennies de taper sur l’Union Européenne et de l’accuser de tous les maux, alors même que les émeutes de 2010 ou le scandale de Rotherham ne lui doivent rien, mais doivent tout à la politique migratoire des gouvernements britanniques de gauche comme de droite.

Pris en otage depuis plusieurs années par l’aile fanatiquement eurosceptique des Tories et menacé dans sa réélection si ce courant renforçait le mouvement UKIP de Nigel Farage qui, en divisant la droite, pouvait faire gagner le Labour, David Cameron était résolu à marginaliser cette aile à l’issue d’un vote national. Pour ce faire, il prétendit renégocier un meilleur accord avec l’UE, comme Thatcher l’avait fait avant lui, et de le soumettre à un référendum, ce qu’elle s’était bien gardé de faire. Il affirma ensuite avoir obtenu des résultats mais personne n’est vraiment capable de dire ce qu’il avait obtenu. Il organisa donc un vote qu’il était persuadé de gagner.

Dans le camp du brexit, on retrouva naturellement Nigel Farage, à la tête de UKIP puis du Brexit Party lorsqu’il quitta le premier en l’accusant de dérives identitaires et d’islamophobie. Mais c’est Boris Johnson, conservateur et ancien maire de Londres, qui se présenta en champion du brexit, avec une bonne dose d’opportunisme et sur la base d’un pari politique audacieux, le même que Fabius en 2005 en France lorsqu’il appela à voter non au TCE mais avec le succès en plus. A grands coups de démagogie, en promettant tout et son contraire, y compris la préférence non-européenne dans les banlieues à forte composante indo-pakistanaise au détriment des Polonais, sans grand résultat malgré tout, et avec l’aide d’une presse efficace pour les relayer, le camp du brexit s'imposa et Cameron, perdant, dut démissionner et se faire oublier.

Il est vrai que le Labour avait fait une campagne a minima, l’attachement d’un Corbyn à l’UE étant quasi nul, et que Sadiq Khan, opposé au brexit, envoyait par hétérotélie un message globaliste à un électoral ouvrier britannique hostile.

De nombreux britanniques, mais pas tant que ça (51,6% d’entre eux), ont choisi l’aventure du brexit au maintien dans une Union Européenne dont personne n’avait été capable de démontrer les bienfaits et alors même que les dirigeants de l’actuelle UE se complaisent dans un globalisme béat. Il est évident que ce vote en faveur du brexit a exprimé une angoisse identitaire légitime, un refus clair du globalisme, et aussi de l’immigration, européenne comme non-européenne, une confusion salement entretenue par les eurosceptiques d’ailleurs.

Et donc le brexit ayant été voté, et même si un référendum au Royaume-Uni n’a pas force de loi, personne n’a osé braver l’interdit de ne pas en tenir compte et les Libéraux Démocrates qui firent campagne en décembre 2019 pour révoquer l’article 50 auront plus choqué que convaincu.

Une fois le brexit voté, sachant que personne n’avait été capable et pour cause d’expliquer ce qu’il serait, la peur d’un brexit dur (« hard brexit ») inquiéta les milieux d’affaires. Après plus de deux ans pendant lesquels Teresa May fut incapable d’obtenir une majorité en faveur d’un accord obtenu auprès de l’UE, Boris Johnson devint enfin premier ministre et s’engagea à un brexit coûte que coûte. Son bluff aurait pu lui coûter cher car le parlement l’avait contraint à demander une prolongation du délai en cas d’absence d’accord. Et il aurait alors dû sans doute démissionner et aurait été fragilisé médiatiquement. Mais l’Union Européenne, sous la pression du gouvernement français, Macron ayant annoncé qu’il voulait que le Royaume-Uni se décide enfin, offrit un accord au rabais au dernier moment à Johnson, qui s'en saisit.

Ce dernier put donc en position de force, avec une opinion lassée, se présenter devant les électeurs britanniques le 12 décembre 2019. Le pays reste coupé en deux (48% des Britanniques ont voté pour les conservateurs) et le Brexit Party a disparu. Alors même que Nigel Farage avait dénoncé un faux brexit obtenu par Johnson, son parti stratégiquement se plaça en soutien de ce dernier, gênant le Labour dans des circonscriptions décisives. Pour Farage, mieux valait un « very soft brexit » à pas de brexit du tout, même s’il ne devait être que nominal. C’est là qu’on constate ce qu’il fallait penser de ses convictions. On ne sera pas non plus étonné d’avoir vu Donald Trump participer à sa façon à l’élection en apportant son soutien à Johnson, en tapant sur l’Union Européenne et en promettant des accords juteux en cas de brexit effectif, une ingérence dénoncée mollement et en vain par l’opposition.

Et maintenant ? Johnson a plus ou moins promis de régulariser 500 000 clandestins présents depuis plus de cinq ans au Royaume-Uni. Celui qu’une certaine droite présente comme un patriote, ce qui a amené Robinson à rejoindre récemment les Tories, mais que même Rivarol ose qualifier de « globaliste », n’est évidemment qu’un remarquable opportuniste qui a réussi à devenir premier ministre en faisant un pari gagnant. Il n’est pas sans talent mais il ne sauvera pas le Royaume-Uni sur le plan identitaire. Lui qui se présente comme un nouveau Churchill a trahi bien sûr le souhait que ce dernier avait exprimé et que j’ai évoqué au tout début de cet article. Les flux intra-européens vont se réduire en raison des tracasseries administratives, tandis que les flux post-coloniaux se renforceront.

C’est bien à un brexit globaliste que nous allons assister, et l’indépendance prétendue ne sera qu’un renforcement de la vassalité atlantiste. Certes sur le plan économique, ce sera un brexit très mou et surtout symbolique. Il ne devrait donc pas y avoir de conséquences dramatiques et d’ailleurs la presse européenne ne semble plus du tout inquiète, surtout qu’un accord véritable de mise en œuvre mettra plusieurs années à voir le jour. Les électeurs voulaient une identité britannique restaurée et ils auront une aliénation renforcée.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)