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30/07/2017

La religion des Hellènes.

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Que dire de plus de la religion qui a inspiré tant de génies européens, la Grèce étant par bien des aspects la matrice de l’Europe entière, dont elle tire son nom. Les statues d’Alcamène, de Scopas, de Praxitèle, le Parthénon aussi bien que les Jeux Olympiques, tous n’ont dû leur existence qu’à cette religion.

Le dieu suprême et sans égal est Zeus, le *dyeus indo-européen renforcé des pouvoirs d’un dieu de l’orage sans doute sous l’influence crétoise. A l’origine, il a pour épouse ou parèdre la terre-mère, qui est Gê Mêtêr ou Déméter, cette dernière portant bien d’autres noms comme Héra, « la déesse de la belle saison » ou Dionê, « celle de Zeus », et aux temps mycéniens *Diwiya (forme féminine de Zeus). Déméter était surnommée Europê en Béotie, ce qui nous rappelle qu’avant de désigner une princesse phénicienne ou crétoise, l’Europe désignait la terre-mère par excellence et notre continent en particulier.

Ce sont les poètes qui enrichiront ce panthéon de générations antérieures de figures divines, qui recoupent exactement les fonctions des dieux olympiens. Les titans Hypérion et Phébé ne sont qu’une variation d’Hélios et de Séléné, puis d’Apollon et d’Artémis. Prométhée est Héphaïstos, Japet est Arès. Le triplement du dieu céleste, entre Ouranos, Cronos et Zeus est sans doute lié à la mythologie hourrite. Le nom même d’Ouranos (sanscrit Varuna) a sans doute désigné Zeus aux temps archaïques.

Les fils et filles de Zeus composent ce panthéon, et toutes se retrouvent dès l’époque mycénienne. Il y a ainsi Arès, dieu de la guerre, qui à l’époque ancienne était au premier plan. Même s’il a conservé sa place parmi les douze olympiens, Arès a perdu de sa superbe, sauf chez les Spartiates. Il est possible que sa déchéance ait suivi la chute des palais mycéniens.

Il a surtout été concurrencé dans son rôle par d’autres figures divines, comme Athéna, protectrice des acropoles, comme Héraclès, qui accomplit une série d’exploits associés généralement au dieu orageux (Thor par exemple) et qui devaient initialement être attribués à Arès. Un vieux mythe narre également la capture d’Arès par les géants Aloades et sa libération par Hermès. Cela rappelle la déchéance d’Indra en Inde, pris d’effroi face au démon Vritra, et qui ne retrouva ses forces que par l’intervention du dieu du feu Agni. Enfin, lors des premiers jeux olympiques de la période mythique, avant leur recréation par Héraclès en 776 avant J.C selon la tradition, le dieu Apollon triompha ainsi d’Arès à la boxe et d’Hermès à la course de vitesse.

La déesse de l’aurore est présente sous différentes hypostases dans le panthéon grec. Si Eôs (« Aurore ») a un rôle mineur sous sa forme authentique, sous les traits d’Athéna et d’Aphrodite, son rôle est immense. Athéna, en tant que fille de Zeus, incarne la dimension guerrière et intellectuelle de l’Aurore, tandis qu’Aphrodite est l’Aurore sortie des eaux, qui annonce le printemps et réveille l’amour. Son nom est à rapprocher des Apsaras indiennes, nymphes célestes sorties des eaux et qui peuplent le paradis d’Indra. Le rapprochement avec la déesse ouest-sémitique Ashtoreth est fortuit. Si l’Aphrodite Ourania d’Hésiode s’inspire de cette déesse, il existe chez Homère une autre Aphrodite, fille de Zeus et de Dioné.

L’Aurore était à l’origine l’épouse d’Arès et d’ailleurs Athéna et Aphrodite sont parfois qualifiées d’Areia (« d’Arès »). La déesse Eôs elle-même est connue comme l’une des amantes d’Arès, suscitant la jalousie d’Aphrodite.

Héphaïstos est le dieu du feu et de la forge. Son rôle est très limité même si à l’origine il représentait le feu en général. Hestia est une timide déesse du foyer, limitée à son rôle originel, tout comme la Vesta romaine.

Zeus aura de nombreuses autres liaisons, aboutissant à la naissance de nouveaux dieux et de héros, comme Hermès (fils de Maia), le messager des dieux, Apollon et Artémis (enfants de Léto) et les Dioscures (enfants de Léda). Il faut notre rue Léto était une ancienne déesse de la nuit, comme Nyx, et son nom est identique à celui de la déesse indienne de la nuit Ratri. Léda de son côté était une déesse du désir, son équivalente indienne de même étymologie étant Rati. On la retrouve aussi sous les traits de la déesse slave Lada, épouse de Svarog. Léda était aussi la mère d’Hélène dont le nom signifierait « vengeance divine », tout comme les Erinyes, ce qui expliquerait son rôle essentiel dans le déclanchement de la guerre de Troie. Enfin, le nom d’Artémis rappelle celui de l’ours (*arktos) et désigne la déesse de la chasse. On retrouve son équivalente celte sous les traits de la déesse Artio.

Les frères de Zeus, avec qui il a partagé le monde entre ciel, terre et enfers, sont Poséidon et Hadès. Poséidon n’est pas « l’époux de la terre » selon une étymologie populaire mais « le maître des eaux », ce qui en fera ensuite naturellement le dieu de la mer. Hadès signifie « l’invisible » selon une étymologie proposée par les Grecs anciens eux-mêmes. Son nom véritable est devenu tabou, mais il est probable que la forme poétique Aidoneus ait été son théonyme originel.

Le personnage de Minôs, roi de Crète et qui deviendra juge infernal, fait indiscutablement penser à *Manus, le premier homme selon la mythologie indo-européenne (Manu en Inde, Mannus chez les Germains). Il était peut-être le premier dieu infernal aux temps de la Grèce mycénienne. Cerbère qui garde la porte des Enfers est l’héritier direct du chien infernal indo-européen (sanscrit Sarvaras, scandinave Garmr).

Hermès et Pan désignaient à l’origine la même divinité, préposée à l’élevage mais aussi conducteur des morts, dieu messager et dieu guide. Pan est le *Pauson indo-européen (sanscrit Pushan, lituanien Puskaitis, latin Faunus), que les Celtes appelleront Cernunnos et les Slaves Volos. Hermès, dont le nom fait penser au dieu messager scandinave Hermod, ne devait à l’origine qu’être un aspect spécifique de Pan. Tout comme le dieu Terminus à Rome, Hermès était associé aux frontières, voies et limites de propriété.

La religion des Grecs anciens, depuis l’époque mycénienne jusqu’à nos jours, n’a jamais cessé d’inspirer le génie européen. Le christianisme n’a jamais pu effacer de nos mémoires ces grandes figures, qui survécurent au moyen-âge (lire pour s’en convaincre « La survivance des dieux antiques » de Jean Seznec) et inspirèrent la Renaissance. Il suffit de songer aux œuvres de Rabelais, de Ronsard ou des poètes du Parnasse pour constater que l’antique foi, réfugiée dans les arts et la poésie, a survécu. Et de nos jours des Grecs entendent la rétablir, l’Olympe entendant à nouveau des chants en faveur de ses hôtes après des siècles de silence.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

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26/01/2015

Elections législatives en Grèce – Victoire de Syzira ou la démagogie triomphante.

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syriza_logo.jpgLes derniers sondages indiquaient une forte poussée de Syriza, la formation de gauche radicale d’Alexis Tsipras, ces derniers jours. Ce dimanche, elle est confirmée. A 89% du dépouillement, les grandes tendances sont connues et ne devraient évoluer qu’à la marge.

Syriza obtient près de 36.4% des voix et 149 sièges, manquant de peu la majorité absolue à 151 sièges. Le parti pourrait néanmoins l’obtenir dans les prochaines heures si la tendance générale se poursuit. C’est une nette victoire pour ce mouvement considéré comme l’équivalent du Front de Gauche de Mélenchon en France. Ce dernier s’est d’ailleurs plus ou moins attribué ce résultat, sans qu’il ait participé de quelque manière que ce soit à la campagne électorale.

La Nouvelle Démocratie du premier ministre sortant Antonis Samaras a connu en revanche une sévère déconvenue, avec moins de 27.9% des voix et 76 sièges, ce qui malgré tout n’est une chute que de deux points par rapport à 2012. Syriza en revanche a obtenu près de dix points de plus. Ce résultat peut s’expliquer aisément, on le verra.

Le PASOK, la gauche sociale-démocrate historique, avec 4.7% des voix environ, sauve de justesse sa tête et conserve 13 députés. Mais il continue sa descente aux enfers, puisqu’en 2012 il obtenait encore 12.3% des voix. Il a été littéralement avalé par Syriza, ce qui implique néanmoins un recentrage de ce dernier, car il n’y a pas eu 35% de vote gauchiste en Grèce.

L’Aube Dorée (Hrysi Afgi), qui avait été quasiment démantelé par le gouvernement, avec ses principaux dirigeants arrêtés sous de graves accusations, obtient 6.3% des voix et 17 sièges. C’est moins que ce que certains sondages annonçaient et moins que les 6.9% obtenus en 2012. Dans un contexte où les électeurs ont voulu donner leur chance à Syriza, le résultat n’est pas calamiteux. Les Grecs Indépendants, souverainistes de droite, perdent en revanche beaucoup de voix, passant de 7.5% à 4.7% des voix et 13 députés (contre 20 en 2012). Le LAOS reste aussi insignifiant qu’en 2012 avec 1% environ des voix. Sa disparition à brève échéance paraît inévitable.

Les communistes du KKE progressent légèrement avec 5.5% des voix (contre 4.5% en 2012) et obtiennent ainsi 15 députés, tout comme les centristes et modérés de « To Potami », nouveau venu, qui réalisé avec 6% des voix et 17 sièges un score honnête pour une première élection. Socialistes dissidents (2.4%) ou centristes alternatifs de l’Union des Centres (1.8%) échouent à atteindre la barre fatidique des 4% donnant droit à une représentation nationale.

Syriza est donc en mesure de gouverner le pays, malgré un programme économique parfaitement démagogique, et inapplicable, malgré le fait de ménager l’Eglise et les riches armateurs, qui n’ont pas subi la crise, malgré un programme en matière d’immigration parfaitement délirant par son laxisme débridé. Le parti devra néanmoins s’associer pour gouverner, probablement avec le KKE si celui-ci joue le jeu, mais certainement pas avec le PASOK, durement fragilisé.

Le résultat de Syriza est dû essentiellement à la logique gauche/droite. Avec l’élimination du PASOK, Syriza incarne la gauche face aux conservateurs de Nouvelle Démocratie. Ceux-ci sont au pouvoir depuis 2012 et ont dû appliquer des mesures de restriction budgétaire particulièrement draconiennes, engendrant bien sûr une forte impopularité en retour. Le sérieux de leur gouvernance a déplu à beaucoup d’électeurs. Ceux-ci se sont imaginé que la victoire de Syriza permettrait au moins de desserrer l’anneau. Je crains qu’ils ne se soient trompés.

Il n’y a pas de solution nationale à cette crise que connaît la Grèce, mais que connaît à des degrés divers toute l’Europe, même la Russie. Seul un pouvoir européen fort et légitime pourrait obliger les mondialistes à plier le genou devant elle. La Grèce serait ainsi sauvée et l’Europe avec elle.

Les promesses déraisonnables de Syriza rappellent les promesses du candidat socialiste en France en 2012. Ils ne feront pas le dixième de ce qu’ils ont annoncé, surtout s’ils veulent maintenir la Grèce dans la zone euro. Entre l’euro et leurs prétendues idées, ils devront choisir.

L’échec programmé de Syriza montrera définitivement aux Européens l’utopie d’un salut « national », qu’il soit promu par l’extrême-gauche ou par l’extrême-droite. Le soutien implicite du FN et de DLR à Syriza, soutien contre nature, uniquement motivé par une UE-phobie de principe, risque d’avoir un effet boomerang. Si rien ne change, et rien ne changera, leurs propres « solutions » perdront beaucoup en crédibilité.

Thomas FERRIER (PSUNE)

15/03/2014

300. Naissance d’une nation

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300 rise of an empire,thémistocle,grèce,europe,nationLa suite attendue du film « 300 » de Zach Snyder, intitulée « l’Avènement d’un Empire » (Rise of an empire), est récemment sortie sur nos écrans. A la musique, Tyler Bates a cédé la place à Junkie XL, qui nous propose une bande originale brillante, finissant en apothéose en mêlant  son dernier morceau à une mélodie de Black Sabbath.

Comme dans le premier film, c’est un récit qui nous est proposé, jusqu’à l’extrême fin. La reine spartiate Gorgo raconte ainsi la vie de Thémistocle, le héros athénien du film, jusqu’à ce que ses troupes interviennent d’une manière décisive à Salamine. Les nombreuses invraisemblances et les libertés prises avec l’histoire sont ainsi justifiées. Il faut les admettre pour profiter pleinement du message optimiste du film.

L’ouverture avec un Xerxès décapitant Léonidas mort correspond au récit traditionnel. Quant à la « naissance » du dieu-roi, concept contraire à la tradition zoroastrienne, grande oubliée du film, la jeunesse de Xerxès, assistant impuissant au parcours d’une flèche de Thémistocle perforant l’armure de Darius, son père, est narrée, ainsi que la manipulation dont il est la victime par Artémise, jouée par Eva Green, mégère inapprivoisée avide de sang vengeur.

A l’incendie de Sardes par les Athéniens, qui sera le véritable déclencheur de la guerre avec les Perses, le scénariste a préféré « accuser » Thémistocle, personnage tragique, à la fois responsable des malheurs de son peuple et vainqueur ultime de ses ennemis.

A la grandeur sobre et un peu égoïste de Léonidas dans le premier film, Thémistocle est un idéaliste, rêvant d’une Grèce rassemblée et même d’une nation grecque. Le voici émule avant l’heure d’Isocrate. Son discours sur la nécessaire unité de la Grèce au-delà des querelles de cités rappelle celui des véritables européistes, partisans d’une Europe-Nation. Gorgo est davantage souverainiste, estimant que Sparte a « assez donné », mais elle saura faire son devoir et venir en renfort. C’est ainsi que Spartiates et Athéniens unis écrasent la marine perse, tandis qu’Artémise meure dans les bras de son ennemi.

Et même le traître du premier film, le bossu Ephialtès, sert à sa manière la Grèce en invitant Xerxès à attaquer Thémistocle, alors qu’il sait que ce dernier a prévu un piège dans lequel les Perses vont s’engouffrer. Les Spartiates, à l’instar des Rohirrim menés par Gandalf dans « Les deux tours », arrivent à la rescousse, avec à leur tête une nouvelle Valkyrie, une Gorgo marchant l’épée dressée. Même si la Sparte historique traitait ses femmes avec une quasi égalité, on ne verrait pourtant jamais une femme au combat.

Si le message du premier film était celui opposant 300 Européens au monde entier, la dimension cosmopolite de l’armée perse a été adoucie. A l’exception d’un émissaire perse, vu dans le premier film, les généraux et soldats perses pourraient passer pour des Iraniens. En revanche, le message du second est offensif. Après la résistance, la reconquête. Certes, au bord de l’abîme, tout comme l’Europe ne s’unira qu’à proximité du tombeau, selon Nietzsche. La reconquête et l’unité. Tous les Grecs combattent désormais ensemble. Historiquement, c’est bien sûr faux. Thessaliens et Grecs d’Asie mineure étaient dans l’armée perse, et Thèbes jouait double jeu. La mort héroïque de Léonidas, habilement exploitée par Thémistocle, sert de mythe mobilisateur. La Grèce a eu ses martyrs. L'Europe n'a pas encore eu les siens.

Le message politique de Thémistocle, appliqué à la Grèce mais qui pourrait tout aussi bien l’être à l’Europe, est fort. La ruine d’Athènes, incendiée par Xerxès, est également un moment décisif du film. Bien que nous sachions que Salamine fut une victoire grecque, la dimension tragique de leur combat apparaît nettement. Monté sur un cheval de guerre qui saute de bâteau en bâteau comme s’il était Pégase, Thémistocle pourfend les ennemis de son épée, jusqu’à combattre et vaincre Artémise, tandis que Xerxès s’éloigne, sentant l’ombre de la défaite.

Le film est un hymne à l’unité de l’Europe, ce qui est bien surprenant pour une production américaine, au cœur même de l’assemblée d’Athènes. En pleine crise, la Grèce se retrouve à nouveau comme préfiguration de l’Europe de demain, qui reste à bâtir. Une Grèce qui lutte pour la démocratie autour d’Athènes, aidée d’une Sparte qui pourtant n’y croit guère. L’alliance d’Athènes et de Sparte, c’est l’alliance de l’Union Européenne et de la Russie face à un empire qui menace ses libertés, un empire qui a reçu l’aide de renégats (Artémise, Ephialtès) qui agissent contre leur propre peuple.

Thomas FERRIER (LBTF/PSUNE)

01/11/2011

Démocratie « nationale » et crise de la zone euro

Grèce,referendum,Papandreou,PASOK,nucléaire,zone euro,FESF,Thomas Ferrier,PSUNELe premier ministre grec Georgios Papandreou a annoncé à la stupéfaction du président français et de la chancelière allemande, alors qu’un accord sur la dette grecque avait été obtenu de justesse entre les membres de la zone euro, que l’ex-premier ministre slovaque avait dû sacrifier son gouvernement, qu’il allait organiser un référendum pour obtenir l’accord des citoyens grecs, référendum qui aurait lieu dans plusieurs mois. Conséquence, la bourse de Paris perd près de 6%, celle d’Athènes près de 7%, et l’ensemble des bourses européennes chute. Outre l’irresponsabilité du premier ministre, pour des raisons de basse politique, sur une question urgente, cette crise confirme l’impossibilité de maintenir la démocratie dans le cadre national historique. Les problèmes européens ne peuvent se résoudre qu’au niveau européen. Or l’absence d’un gouvernement européen, d’un état européen, se fait douloureusement sentir dans ces temps difficiles.

Le premier ministre a toutefois été désavoué par une partie du PASOK, le parti socialiste grec dont il est membre, par toute la droite et même par les nationalistes du LAOS, étrangement devenus europhiles. Sur son blog, Jean Quatremer annonce la démission de Papandreou pour dans les prochains jours, ce qui mettra probablement fin à cette proposition. Des élections législatives anticipées, que la droite devrait gagner selon les sondages, mais qui devraient aussi, probablement, se traduire par une progression des communistes et des nationalistes, paraissent inévitables.

Un référendum sur des questions économiques qui nous dépassent, et dépassent les Grecs, n’a aucun sens. En particulier lors d’une période de grave tension déchaînant les passions. Le résultat serait incompréhensible. D’abord, le non est prévisible, déstabilisant alors toute l’Union Européenne. Ensuite, il est sans signification. Une partie importante du non témoignera d’un rejet du gouvernement actuel. La participation en outre sera probablement très faible. Enfin, des gens désespérés ne sont pas en mesure d’apporter une réponse sensée à une question qui ne se prête simplement pas à un référendum.

On constate donc que les initiatives « souveraines » de certains états sont inconsidérées et désastreuses. La démocratie n’a jamais signifié cela. Quand Papandreou, au mépris de ses partenaires européens, de son propre chef, annonce un référendum qui n’a simplement aucun sens, déstabilisant davantage encore une économie européenne inquiète qui n’en avait pas besoin, il défend la « souveraineté nationale », au risque de ruiner le pays. Quand Merkel, pour céder au lobby pseudo-écologiste et à une opinion allemande à qui on ment sur ces questions, décide d’abandonner l’énergie nucléaire, elle défend la « souveraineté nationale ».

Sur cette question, les gens honnêtes savent qu’il n’y a pas d’énergies alternatives, que les prétendues énergies renouvelables sont inefficaces et coûteuses, en particulier les éoliennes et le solaire individuel. Prétendre le contraire, c’est mentir aux citoyens. En outre, les pseudo-écologistes attirent notre attention sur le réchauffement planétaire, pour une fois à juste titre. Mais reconstruire des centrales à charbon ou à lignite comme le veut le gouvernement Merkel, suite à l’abandon du nucléaire, c’est bon pour lutter contre le réchauffement climatique ? Le CO2 dans l’atmosphère, c’est bon pour l’environnement ? Il faudrait savoir. Soit le réchauffement climatique est une vraie menace, et alors il faut fermer toutes les centrales à charbon, abandonner le pétrole, et faire le tout électrique en construisant davantage de centrales nucléaires et surtout celles de quatrième génération. Soit le réchauffement climatique n’est pas un danger, mais bien sûr que c’est un danger !, et puis l’énergie à bon marché permettant l’indépendance énergétique de l’Europe, ce n’est pas important, mais bien sûr que c’est important ! Mensonge des « Verts », faux écologistes, mais vrais gauchistes sectaires et irrationnels, mensonge du gouvernement Merkel, mensonge des partis de coordination belges qui proposent la même chose, mensonge encore de la « gauche » suisse. Le drame de Fukushima, alors que nous ne connaissons pas vraiment la situation là bas, sert de justification pavlovienne à une folie.

Ainsi, la démocratie « nationale » désormais, que ce soit en Allemagne, en France ou en Grèce, n’a plus aucun sens. Les citoyens sont désinformés, manipulés par les faiseurs d’opinion, et les gouvernements nationaux ne sont simplement plus capables de dire la vérité aux citoyens, de mettre en avant les vrais enjeux, et de reconnaître qu’ils n’ont plus qu’un pouvoir de nuisance. Nuisance envers l’Europe entière, mais aussi nuisance envers leurs propres citoyens.

Seule une démocratie européenne, où les enjeux seront évoqués à l’échelle du continent, a désormais du sens. Mais pour qu’il y ait une démocratie européenne, il faut un état européen, il faut des enjeux électoraux réels, il faut un gouvernement européen élu et démocratiquement légitime. On ne sauvera pas l’€, on ne sauvera pas l’économie européenne, on ne s’opposera pas aux flux migratoires de masse, on ne résorbera pas le chômage, en raisonnant à l’échelle des anciennes nations. Face au mondialisme, l’Europe doit se présenter unie, elle doit même être une. Les diviseurs de l’Europe n’aiment simplement pas les européens et se moquent de leur avenir, de notre avenir.

On ne sauvera pas la zone euro en demandant leur avis aux Grecs mais en demandant leur avis à tous les européens. On ne sauvera pas l’indépendance énergétique de l’Europe en demandent leur avis aux Allemands mais en demandant leur avis à tous les européens. Au niveau européen, les mensonges des gouvernements et des lobbies s’effondreront.

Il convient donc pour sauver l’Europe et les Européens de bâtir vraiment l’état-nation Europe mais sur la mise à bas, la table rase juridique complète, des traités et des constitutions des états. De l’intérieur, rebâtissons l’Union Européenne en la fondant sur des principes solides et sur une vraie légitimité populaire. Le problème de l’Europe, ce sont les états nationaux. La solution pour l’Europe, c’est l’état national-européen.

Thomas Ferrier
Secrétaire général du PSUNE

29/08/2011

Petrobey, un héros européen !

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(Article d'octobre 2008)

petrobey,mavromichalis,thomas ferrier,psune,grèce,1830,missologghiLa Laconie. Province du sud-est du Péloponnèse, elle abrite en son sein la célèbre cité de Lacédémone, là où Ménélas et Hélène ont été inhumés, plus connue sous son nom de Sparte. A côté des ruines de Sparte se trouvent les ruines de la cité des philosophes byzantins, Mistra, dont ne subsistent plus que quelques monastères. Alors qu’Athènes nous a laissé des ruines imposantes, il ne reste plus grand chose de l’ancienne Sparte, si ce n’est la poésie de Tyrtée.

Le peuple laconien a su résister et vaincre les troupes perses de Darius, côté à côte avec le peuple attique, et du temps d’Alexandre est resté le seul peuple indépendant d’Hellade. Lorsque les Romains prirent des siècles après la Grèce aux Macédoniens, Sparte, jugée comme une sorte de Rome plus ancienne, fut protégée par le pouvoir impérial. Ses traditions furent préservées et il n’est pas étonnant que de toutes les provinces de l’empire romain, ce soit elle qui ait le plus longtemps résisté à la christianisation. En effet il faudra attendre la fin du Xème siècle pour que Nikôn l’Arménien, accompagné de troupes byzantines, convertisse de force la Laconie à la nouvelle religion, non sans mal puisqu’il lui faudra plus de trente ans pour y parvenir, de 950 à 988 après J.C.

Par la suite, sept ans après la chute de Constantinople, en 1460, le despote de Morée, autre nom du Péloponnèse, Dimitrios Paleoloyos, doit baisser les bras devant les troupes turco-musulmanes de Mehmed II. Mistra, cité qui a abrité le grand philosophe néo-païen Gémiste Pléthon, celui-là même qui voulait revenir à la conception spartiate de la société pour vaincre l’ennemi ottoman menaçant, tombe. La Grèce est soumise. Elle demeurera aux mains de la Sublime Porte pendant près de trois siècles.

petrobey,mavromichalis,thomas ferrier,psune,grèce,1830,missologghiIl n’est dès lors pas étonnant que le cri de la liberté provienne de cette contrée réputée pour le courage de ses combattants. C’est le 17 mars 1821, ce mois consacré au dieu romain de la guerre, que le « bey » du Péloponnèse, le grec Petros Mavromichalis (1765-1848), décide de lever bien haut le drapeau de la révolte. Il le fait au cœur de sa petite ville de Laconie, Areopoli, un nom prédestiné puisque cette « cité d’Arès » honore par son nom le dieu grec de la guerre, Aris. Et le drapeau qu’il lève n’est pas innocent. Il est blanc avec une croix bleue en son sein, ce qui nous rappelle le drapeau de la Grèce contemporaine. Et sur ce drapeau, deux inscriptions en caractère hellénique rayonnent. La première est niki i thanatos, « la victoire ou la mort », et la seconde est tan i epi tas, « reviens avec ton bouclier ou sur lui », célèbre devise de l’antique Sparte. C’est ainsi que la Grèce courageuse leva l’épée face à l’empire ottoman. Le courage des combattants hellènes à Missolonghi, galvanisés par Lord Byron, et le sort tragique qui fut le leur, amena l’Europe occidentale à intervenir et à forcer les Ottomans à accorder à la Grèce son indépendance. Il faudra neuf ans de combat, neuf ans de souffrance, pour qu’Athènes et Sparte soient à nouveau libres.

Petros Mavromichalis était un véritable héros européen qui jamais ne renonça à la liberté de sa patrie. Il mourut le 6 août 1848 à Athènes, après avoir connu une brillante carrière politique. Il avait choisi de ne jamais se coucher devant l’ennemi, fut-il en surnombre, et avait cru à l’impossible. Et l’impossible se réalisa. Ceux qui jettent leur bouclier à terre, ceux qui renoncent au combat, ceux qui « prennent acte » c'est-à-dire subissent le réel au lieu de le dominer, ceux-là sont indignes de se dire européens. Mavromichalis, tout comme Mazzini, Garibaldi ou Blanqui, nous montre la voie. Il n’y a aucune récompense au renoncement. Nous ne renoncerons donc jamais.

Thomas Ferrier

Mise à jour: alors que la Grèce subit un diktat économique terrible du fait de la mondialisation économique et de l'incapacité de l'Europe à s'unir et à opposer un front commun aux spéculateurs, l'exemple de Petros Mavromichalis face à un empire oppresseur, celui des Ottomans, rappelle à quel point il ne faut rien céder face à l'ennemi mais bien au contraire lui prendre tout. Le combat grec pour l'indépendance fut d'ailleurs aussi un combat européen, l'engagement à Missologghi de Lord Byron notamment, qui a été au bout de ses idées, et qui est mort au nom de la Grèce authentique, nous le rappelant. Le combat des travailleurs grecs et de la jeunesse courroucée est aussi le nôtre. Mais il ne pourra s'exprimer que dans le cadre d'une action européiste résolue, intransigeante tant vis à vis des gouvernants en place que des institutions "internationales" et lucide sur ce qui ronge l'Europe de l'intérieur. 

09/05/2010

9 mai 2010 : fête d'une Europe en danger de mort ?

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tom2.pngLa crise économique a fait éclater ce vestige de prospérité économique qu'est devenue l'Union Européenne, obligeant les Etats à faire preuve d'une solidarité, qui aurait dû être naturelle, à l'égard d'un état membre et pas n'importe lequel, le berceau de la démocratie et de l'identité européenne, la Grèce. Depuis plusieurs semaines et ces derniers jours, la monnaie unique européenne, l'euro (€), est menacée économiquement et de plus en plus contestée par une opinion publique désinformée et chauffée à blanc par les discours radicaux, de droite et de gauche, annonçant son implosion. 38% des français sont désormais partisans du rétablissement d'une monnaie nationale.

Depuis la mise en place de la CECA en 1950, la construction européenne a permis la réalisation d'un marché commun, a contribué à la paix en Europe occidentale, mais n'a accouché que de seulement deux réalisations significatives, un parlement européen croupion, malheureusement dénué de la plupart des pouvoirs qu'on attend d'une assemblée, réceptacle de politiciens nationaux sur le déclin, et la monnaie unique, l'euro, introduite en 2002, et qui a fait plus pour le renforcement de l'idée européenne dans les esprits que des dizaines de milliers de discours. Or aujourd'hui, le parlement européen est maintenu sur la touche, la gouvernance économique européenne prônée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, dénuée de tout volet politique sur laquelle l'asseoir, se faisant sans lui, et l'euro est en danger de mort.

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08/05/2010

La zone Euro et la Grèce

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tiok551t.gifLes événements récents liés à la crise grecque ont soulevé des interrogations sur la pérennité de l’Euro. Ce n’est pas un hasard si dimanche 2 mai, deux interventions brillantes, l’une de Marine Le Pen sur ITV et l’autre de Jean-Luc Mélenchon sur BFM, se sont succédé sur la télévision numérique pour aborder le sujet. Le lendemain l’émission d’Yves Calvi sur Arte revenait utilement sur le sujet. Elle y revenait encore vendredi 7, succédant à une interview de Nicolas Dupont-Aignan. Essayons d’y voir un peu clair, sans a priori, en dépassant le cadre du problème grec et en commençant même par considérer le cas de la France.

En préambule nous devons insister sur deux points.

D’abord il n’y a pas en Europe de gouvernance économique, même partielle. Au moment de l’adoption de l’Euro et de la définition de la zone monétaire concernée, on a bien imposé des critères de convergence. Déjà, cependant, l’admission de la Grèce a été prononcée en pleine connaissance du fait que les indicateurs qu’elle présentait étaient faussés. Surtout, depuis lors, les divers pays concernés ont pu faire librement usage de la monnaie commune, mauvais usage plutôt que bon pour certains.

Ensuite, à la question de savoir si l’Euro est bénéfique ou non pour tel pays, il ne peut pas être répondu dans l’absolu. Il convient en effet de savoir quelle politique ce pays entend mener pour se prononcer.

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05/03/2010

Europhobe et "socialismophobe"

"La crise financière que vient de connaître la Grèce n’est vraisemblablement que le signe annonciateur d’une crise bien plus grave. D’autres pays d’Europe ont des déficits abyssaux qui pourraient les rendre insolvables et les placer au bord du dépôt de bilan : l’Espagne, le Portugal, l’Italie. Si ces pays se retrouvent dans la situation de la Grèce, la liste pourrait s’allonger et la France ne serait pas épargnée. C’est la raison pour laquelle j’étais extrêmement sceptique lors du lancement de l’euro : créer une monnaie unique pour des pays ayant des économies très différentes, des histoires et des parcours politiques très différents, des cultures très différentes, des règles sociales et fiscales très différentes créerait une situation où le cours de la monnaie et le taux de l’intérêt constitueraient toujours une cote mal taillée. Certains parlent, du coup, d’une politique économique unique pour les pays de la zone euro. Ils ne voient pas que ce serait accentuer l’absolutisme technocratique et la dimension constructiviste de l’édifice, sans permettre une quelconque amélioration durable. Ceci pour une raison très simple : c’est tout l’édifice qui a été conçu de manière viciée. En construisant l’Europe, on a parlé de marché, d’ouverture des frontières, de libre-échange. Mais on a aussi parlé de planification, de subventions, de quotas, d’aides à la production et à l’exportation, de protections, de fonds compensatoires. Et tout cela est venu imprimer la marque de corsets asphyxiants, de distorsions, de tentatives de sauver tel ou tel malade pour qu’il meure guéri.

Tout cela s’est accompagné aussi d’une adhésion d’ensemble à une vision dirigiste et socialiste des sociétés. Vladimir Boukovsky, qui a trop bien connu l’Union soviétique, a publié voici quelques années un ouvrage où il expliquait que l’Europe allait suivre la voie de l’Union soviétique, avec des variantes, puisque dans l’Union européenne, il reste des simulacres de démocratie et de liberté. Par ailleurs, plutôt que de miser sur la force militaire, l’Europe a misé sur la faiblesse et la soumission préventive. Mais, pour le reste, nous y sommes. [...]

Le dirigisme est essentiellement nuisible à la créativité entrepreneuriale. Le socialisme commence toujours avec la promesse frelatée et illusoire de la multiplication des pains et s’achève toujours par la réalité de la multiplication des pauvres. Ce n’est pas seulement la monnaie unique qui est en cause. Ce n’est pas seulement le dirigisme, le socialisme, l’absolutisme technocratique. Ce sont aussi les effets secondaires : vieillissement des populations résultant de la dénatalité, fuite du capital intellectuel, flux migratoires faisant venir des gens qui ont essentiellement leurs bras à offrir, alors qu’on a besoin de cerveaux, montée de l’islam parce que les populations qui immigrent sont essentiellement musulmanes et le restent d’autant plus qu’on ne leur propose pas de système de valeurs auquel elles pourraient s’intégrer. Je ne puis savoir à quoi ressemblera l’Europe dans cinquante ans, mais elle sera certainement plus pauvre, islamisée, lacérée de violences diverses, en état de décomposition avancée."

Source (Forum)

Il faudra m'expliquer en quoi les flux migratoires sont dûs au socialisme alors que de l'aveu même d'un Pompidou, "l'immigration c'est le problème des patrons". Par ailleurs, la dénatalité n'est-elle pas la conséquence d'un embourgeoisement de la société au nom de l'individu sacralisé, principe même du libéralisme politique et économique ? Quel intérêt ensuite de citer un Boukovski, anti-soviétique par nature, et rallié ouvertement au modèle libéral/atlantiste ?

L'UE ne meure pas du socialisme ou du dirigisme mais du fait qu'il n'y a personne de réellement énergique à sa tête (et ayant du pouvoir) et que c'est le libéralisme économique le plus outrancier qui y domine.

Ce sont libéralisme et souverainisme qui sont responsables de la ruine programmée de l'Europe. Qu'on ne se trompe pas d'ennemi.

Thomas Ferrier (PSUNE/LBTF)

22/02/2010

Mythe n°6 : « Europê » est d’origine phénicienne - par Thomas Ferrier

Europa_on_bull_2.jpgDe manière récurrente, dans la plupart des ouvrages consacrés à l'histoire de l'Europe, revient tout à fait naturellement le mythe de la princesse Europê, à laquelle on associe systématiquement une origine phénicienne, alors que d'autres variantes lui en donnent une crétoise. A ce mythe on en ajoute généralement un autre, par le biais d'une étymologie fantaisiste rattachant le nom de la grecque Europê à un vocable d'origine sémitique.

Cette idée d'attribuer au nom qui désigne notre continent une origine étrangère, non-européenne et non-hellénique, n'est pas innocente, car elle est le reflet de l'idéologie dominante dans les media cherchant selon le mythe chrétien de la lux ex oriente, « la lumière venant de l'orient », à nier le génie propre à notre civilisation, qui serait nécessairement tributaire des autres. Il est ainsi exact que les écritures européennes modernes sont  issues de l'alphabet phénicien, ce qui ne signifie pas que d'autres signes spécifiquement européens n'aient pas été ajoutés, pour représenter les voyelles par exemple, et que l'Europe ait été sans écriture auparavant, puisqu'elle en a été vraisemblablement la créatrice, et que la Grèce possédait déjà l'écriture linéaire (le linéaire B) à l'époque mycénienne, écriture qui ne doit rien à l'orient.

Il est donc convenu de considérer le nom d'Europê comme venant du phénicien ereb, désignant le couchant. Voilà qui témoigne d'une méconnaissance profonde des bases mêmes de la linguistique. Il suffit de songer que le terme grec Erêbos, qui ressemble bien davantage à ce terme phénicien, vient par exemple de l'indo-européen *regwos, désignant le ciel intermédiaire (auroral et crépusculaire). De manière récurrente, et à quelques exceptions notables près, on a donc choisi de négliger l'étymologie authentique du nom d'Europê, qui signifie en réalité « au large regard ». Le terme est composé du grec εύρυς, « large », et όπη, « vue » (indo-européen *werus + *okw-).

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00:06 Publié dans Anti-mythes, Billets, Culture, Histoire, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, grèce, zeus, taureau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/01/2010

Grèce: danger sur la nationalité

Et voilà, une fois de plus les FAUX "socialistes" trahissent leur peuple et l'Europe !

20070721Turquie.jpgLe courrier des Balkans | Presse : 23/12/09 | Mise en ligne : 07/01/10 | Extraits | Le Premier ministre Yorgos Papandréou (PASOK) a présenté le 23 décembre un projet de loi intitulé « Participation civique des citoyens d’origine grecque et des ressortissants étrangers qui résident de façon permanente en Grèce ». Lui-même a qualifié ce projet de loi de « pas important » en direction de l’intégration sociale des immigrés et de la protection de leurs droits. Il pense aussi que ce projet peut permettre de mettre en place de meilleures conditions de sécurité et de cohésion sociale. Ce projet a été discuté en Conseil des ministres et doit encore faire l’objet d’une concertation publique et d’un vote à l’assemblée parlementaire.

Pourront acquérir la nationalité grecque, s’ils en font la demande, les enfants d’immigrés qui sont nés en Grèce et dont les parents résident de façon permanente en Grèce depuis cinq ans ainsi que les enfants d’immigrés qui ont suivi six années d’enseignement dans une école grecque. De même, tous les enfants d’immigrés qui ont suivi trois années d’enseignement dans une école grecque pourront demander la nationalité grecque à leur majorité. Des dispositions particulières sont également prévues pour faciliter les possibilités d’octroi de la nationalité grecque aux enfants d’immigrés qui sont nés en Grèce et sont déjà adultes.

Le leader d’extrême droite Yorgos Karatzaféris demande, lui, qu’un référendum soit organisé sur la question. Ce projet de loi constitue selon lui un mauvais tour joué aux électeurs par le Premier ministre dans la mesure où, toujours selon lui, il n’avait pas annoncé sa politique envers les immigrés dans sa campagne électorale.

Avec l’archiépiscope Hiéronyme à ses côtés, Yorgos Papandréou a voulu, lors de ce Conseil des ministres, assurer ses arrières en annonçant ces mesures. Il semble que de nombreux ministres aient formulé en off leur inquiétude sur les répercussions de ce projet de loi sur l’opinion publique.

SOURCE (Le Courrier des Balkans)

En clair, en Grèce, le gouvernement veut briser la règle de Périclès (Periklis) sur le droit du sang et introduire le droit du sol dans la loi... Ce que voulait faire le gouvernement Prodi en Italie avant sa chute.

Non au droit oligarchique du sol, oui au droit démocratique du sang !

TF | Forum du PSUNE

18:04 Publié dans Dépêches | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grèce, nationalité, europe, turquie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook