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10/05/2015

9 mai 2015 : une réconciliation européenne avortée

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pax.jpgLe 9 mai est désormais « fête de l’Europe », en souvenir de la déclaration de Robert Schuman en 1950, mais c’est aussi chez nos frères en européanité, les Russes, la fête de la victoire sur l’Allemagne hitlérienne. Il eut été possible d’organiser une cérémonie en l’honneur de la réconciliation de tous les Européens, et notamment entre l’UE et la Russie, en profitant de cette occasion, de cette convergence entre ces deux évènements. Je ne doute pas que le président Poutine aurait préféré une cérémonie commune en présence des chefs d’état et de gouvernement de l’Europe occidentale qu’une cérémonie certes grandiose mais où ils témoignaient de leur absence, au nom des intérêts supérieurs… des Etats-Unis d’Amérique.

Or non seulement les Européens n’ont pas profité de cette date pour souligner la nécessaire amitié avec la Russie voisine, mais ils ont de la même façon boudé leur propre 9 mai. Rien de significatif n’y a été organisé. En revanche, François Hollande a choisi d’honorer le 8 mai, qui est certes la victoire des alliés, mais qui constitue en même temps une défaite pour l’Europe, car si celle-ci a certes réussi à surmonter la barbarie hitlérienne, elle l’a fait à un prix exorbitant, abandonnant toute sa partie orientale à un autre totalitarisme, jugé moins dangereux. Elle l’a fait aussi avec l’aide américaine qui a fini à la longue par devenir un diktat, assujettissant l’Europe occidentale, malgré les tentatives de De Gaulle d’en sortir la France, à leur géopolitique, et ce jusqu’à nos jours.

Le président Giscard d’Estaing avait fait scandale jadis en renonçant au 8 mai mais dans sa logique cette date incarnait une division révolue alors que justement la construction européenne avait pour but de surmonter les conflits et les rancœurs passés et de bâtir autour d’un axe franco-allemand une relation pacifiée entre les Européens. C’était donc bien sûr le 9 mai que la France et l’Allemagne devaient à nouveau renouveler le pacte de l’amitié et quoi de mieux que de l’élargir à la Russie, alors que la crise ukrainienne est loin d’être surmontée, par la faute notamment d’un camp belliciste dominant Kiev.

Au lieu de cela, François Hollande a préféré passer son week-end politique dans les Antilles où il a pu dénoncer le crime de l’esclavage occidental, passant sous silence les autres formes de traite, et notamment la traite orientale menée par les Arabes ou bien la traite « blanche » entre le VIIIème et le XIXème siècles. Cet esprit d’excessive « repentance », toujours à sens unique, mène le pays droit dans le mur. Car comment peut-on demander au peuple d’aimer son pays si on ne cesse de le rabaisser par une histoire à la lecture biaisée et à sens unique ?

Ainsi, alors que la construction européenne est en crise, le résultat des élections britanniques montrant une lassitude face à une « UE »  que les britanniques ne comprennent plus, l’Europe est une fois de plus la grande absente. Même à Strasbourg, aucune manifestation d’envergure n’a été organisée. L’europhobie ne règne pas seulement à Londres, comme on pourrait hâtivement le croire. Elle domine aussi à la tête de la France et de l’Allemagne. La question grecque n’y est pour rien, pas plus que la question ukrainienne. La vérité est que nos dirigeants sont des crypto-souverainistes, attachés uniquement à leurs prébendes nationales, en mode subverti je précise, et qu’ils n’ont jamais eu l’intention, pas plus que leurs prédécesseurs, de bâtir cette Europe politique qui nous est si nécessaire. Ils parlent comme des Européens mais pensent comme des Américains. Ce sont des usurpateurs de l’idée européenne, qu’ils ont subvertie dans un sens mondialiste, la rendant odieuse au plus grand nombre. Et nous avons comme représentant de cette construction « européenne » un Juncker qui prône une répartition par quota des migrants clandestins dans les différents pays de l’UE. Quoi de mieux pour faire encore davantage le jeu des souverainistes officiels ? L’UE veut redevenir populaire ? Qu’elle ose braver ses propres tabous et organiser l’éloignement systématique de ceux qui bravent nos lois et veulent s’imposer à nous, sous prétexte de souffrir dans leur pays natal des politiques de leurs dirigeants ou de leur irresponsabilité démographique !

Si l’UE osait enfin affronter le péril migratoire, au lieu de laisser ce thème aux europhobes, qui sont eux sur cette question en phase avec l’opinion publique, ce thème ayant dominé la campagne britannique et brisé les ambitions du Labour, elle serait crédible. Mais il faudrait qu’elle soit dirigée par des hommes d’une autre trempe, de vrais européens, capables de convaincre le peuple de les suivre, et que les dirigeants des Etats soient alors contraints de faire silence devant eux. Il faudrait simplement bâtir l’Europe, alors qu’elle n’est qu’un vaste cimetière moral, et la bâtir sur son identité la plus authentique, loin de principes éthérés suicidaires, sur les principes chers aux anciens Grecs et Romains mais aussi à « nos ancêtres les Celtes », à « nos ancêtres les Germains » et enfin à « nos ancêtres les Slaves ». Bâtir l’Europe mais contre les Etats, contre les gouvernements, contre les oligarchies parasitaires qui emmènent le continent à sa ruine, et bien sûr contre l’Union « Européenne » actuelle, caricature impuissante de la véritable Union Européenne dont rêvent les Européens, même s’ils n’osent plus y croire.

Thomas FERRIER (PSUNE/LBTF)

08/05/2011

Le patriotisme européen contre l’europhobie !

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2408923518.jpg9 mai, fête de l’Europe ! Oui, mais elle n’est un jour férié dans aucun état membre, à la différence d’un 8 mai par exemple, qui symbolise certes la victoire sur une idéologie criminogène mais aussi la division en deux et pour un demi-siècle du continent européen. Comment les européens pourraient-ils s’identifier véritablement à leur continent, à cette union politique si malmenée en ce moment, à ses symboles ? Comment peuvent-ils exprimer concrètement leur européanité, que les mondialistes leur nient par ailleurs au nom d’une « citoyenneté » du monde totalement imaginaire ?

Pour s’opposer à cette vague d’europhobie qui s’abat sur l’Union Européenne, en raison notamment, on l’a vu dans un article précédent, de l’impuissance de ses institutions et de la médiocrité de ses dirigeants et de ses parlementaires, il faut lui opposer un véritable patriotisme européen, au nom de cette Europe qui est notre terre, qui est aussi notre civilisation, de cette Europe née d’un même sang, unie par une même âme.

Le PSUNE demande aux chefs d’état et de gouvernement de l’ensemble des états membres de l’Union Européenne de décider de faire du 9 mai un jour férié pour tous les européens. Mais cela ne suffit pas. Il faut faire du 9 mai une fête de la réconciliation européenne et plus encore de la puissance européenne. Pourquoi refuser à l’Union Européenne ce que l’on trouve légitime pour les états membres ? Le 9 mai doit donc être plus que la fête de l’Europe, il doit devenir la fête nationale de l’Union Européenne et en ce sens doit disposer d’un défilé militaire européen spécifique.

Chaque année, dans une capitale européenne différente (a priori sur le continent, pour des raisons pratiques), chaque pays européen enverra des représentants de ses forces armées, unités terrestres et aériennes, pour un défilé patriotique européen qui devra démontrer la puissance de l’Europe et susciter le respect des autres puissances. Sachant qu’en Russie, le 9 mai fête la victoire de la Russie, sous le masque de l’Union Soviétique, en 1945, victoire qu’elle se devait d’obtenir sous peine de disparition, il me paraît nécessaire d’associer pleinement la Russie à cette festivité et de demander à cette dernière de défiler systématiquement avec les autres armées européennes en présence de ses dirigeants (russes et de l’UE). Le lien entre l’Union Européenne et la Russie sera ainsi considérablement renforcé.

Bien évidemment, faire du 9 mai une fête patriotique implique qu’on renonce complètement aux cérémonies du 8 mai, au nom de la réconciliation européenne, ce qui était il y a plus de trente ans une proposition de Giscard d’Estaing. L’effort de guerre russe, décisif, sera ainsi remercié, et on se retrouvera à nouveau entre européens. Les Etats-Unis ne seront pas associés à cette fête, de la même façon que la France ne participe pas à la fête nationale d’indépendance de ces derniers. Dans le cas français, cela signifie que le 8 mai cessera d’être un jour férié, au profit du 9 mai, et que l’Etat renoncera au défilé du 14 juillet, cette date demeurant toutefois fête nationale et jour férié.
 
Thomas Ferrier
Secrétaire général du PSUNE

09/05/2010

9 mai 2010 : fête d'une Europe en danger de mort ?

bandeaubillets2ferrier2.png

tom2.pngLa crise économique a fait éclater ce vestige de prospérité économique qu'est devenue l'Union Européenne, obligeant les Etats à faire preuve d'une solidarité, qui aurait dû être naturelle, à l'égard d'un état membre et pas n'importe lequel, le berceau de la démocratie et de l'identité européenne, la Grèce. Depuis plusieurs semaines et ces derniers jours, la monnaie unique européenne, l'euro (€), est menacée économiquement et de plus en plus contestée par une opinion publique désinformée et chauffée à blanc par les discours radicaux, de droite et de gauche, annonçant son implosion. 38% des français sont désormais partisans du rétablissement d'une monnaie nationale.

Depuis la mise en place de la CECA en 1950, la construction européenne a permis la réalisation d'un marché commun, a contribué à la paix en Europe occidentale, mais n'a accouché que de seulement deux réalisations significatives, un parlement européen croupion, malheureusement dénué de la plupart des pouvoirs qu'on attend d'une assemblée, réceptacle de politiciens nationaux sur le déclin, et la monnaie unique, l'euro, introduite en 2002, et qui a fait plus pour le renforcement de l'idée européenne dans les esprits que des dizaines de milliers de discours. Or aujourd'hui, le parlement européen est maintenu sur la touche, la gouvernance économique européenne prônée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, dénuée de tout volet politique sur laquelle l'asseoir, se faisant sans lui, et l'euro est en danger de mort.

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