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12/03/2011

Les élections d’après la crise : le cas irlandais

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Le premier ministre sortant, le corpulent Brian Cowen, était tributaire d’un bilan si calamiteux, bien qu’il en ait été autant victime que responsable, et de sondages si médiocres, qu’il a dû se résoudre à démissionner de ses fonctions, occasionnant un nouveau processus électoral, et surtout à ne pas se représenter. C’est donc sans véritable dirigeant, au creux de la vague, que le Fianna Fail, ce parti de droite libérale-conservatrice, se présentait dans les plus mauvaises conditions. Les sondages annonçaient un triomphe complet de l’autre grand parti du pays, lui aussi de droite, mais davantage centriste, le Fine Gael dirigé par Enda Kenny, annoncé comme futur premier ministre, et qui l’est devenu au moment où j’écris ces lignes.

Est-ce que les électeurs, « à la française », allaient jouer la carte de l’alternance, en récompensant l’opposition traditionnelle de ne pas avoir eu à gérer la crise et en sanctionnant le parti au pouvoir, comme ce fut le cas en Islande, ou bien, comme dans les sondages français où Marine Le Pen émerge, faire confiance à des formations plus contestées ?

Notons bien qu’à cette élection, le souverainiste et eurosceptique Declan Ganley, échaudé par son échec aux élections européennes, ne se présentait, de même qu’était absente la « Plateforme contre l’Immigration ». Si des nationalistes étaient bien présents, c’était ceux « de gauche » du Sinn Fein, « les Notres », de l’ulsterien Gerry Adams, désormais candidat dans la verte Erin et délaissant les terres sous contrôle britannique. Le Sinn Fein, qui n’est pas officiellement opposé à l’immigration, mais qui en revanche est farouchement hostile au processus d’intégration européenne, s’apparente davantage aux formes contemporaines de nationalisme breton ou de nationalisme basque, un nationalisme « para-gauchiste ». Enfin, les Travaillistes du « Labour Party », bien plus à gauche que leur équivalent anglo-saxon, se présentaient également, malgré l’existence d’une liste concurrente, l’ « Alliance de la Gauche Unie ».

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24/10/2010

Mouvement social et problème des retraites

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185544-aretraitessud-une-jpg_82357.jpgA la suite du vote de la loi de réforme du système des retraites proposée par le gouvernement Fillon, qui consiste à allonger la durée de cotisation (42 ans d’annuité) et à repousser progressivement l’âge de la retraite à 62 ans (au lieu de 60), la retraite complète étant garantie à 67 ans, un mouvement social d’une certaine ampleur, impulsé par les différents syndicats, la CGT, la CFDT et FO en tête, pour une fois unis dans un même refus, a partiellement paralysé la France ces dernières semaines et annonce de nouvelles manifestations pour les semaines à venir, notamment jeudi (28 octobre) prochain.

Ce mouvement social appelle deux réflexions principales, à savoir la question de la légitimité de son action et le sens de sa démarche. Rappelons en premier lieu que les syndicats français ne représentent qu’environ 6% des travailleurs, alors que le syndicalisme allemand, par exemple, en regroupe au moins 60%, et qu’on ne verrait jamais des mouvements de cette nature chez nos voisins immédiats. Si le droit de grève est à juste titre reconnu, sa signification en est profondément détournée, ce qui en démocratie pose de véritables problèmes.

Lorsque les travailleurs du privé se mettent en grève, ce n’est pas à la légère, mais parce qu’ils estiment que leur employeur ne les rémunère pas honnêtement, en raison du coût de la vie qui augmente, c'est-à-dire selon un argumentaire précis, et notons qu’en période de chômage, ils ne le font que contraints par la nécessité. Or ils sont eux aussi concernés par cette réforme des retraites mais pour une majorité d’entre eux ils ont fait le choix de continuer à travailler. En revanche, dans des secteurs anciennement nationaux, comme la SNCF, dans une moindre mesure la RATP, à la Poste et dans le service public en général, le mouvement a été plutôt suivi, amenant à de vrais problèmes d’approvisionnement des stations services en essence et à des limites graves à la liberté de circulation (trains supprimés, opérations « escargot » sur les autoroutes… etc).

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10/10/2010

Défendre l’idée européenne.

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On ne s’attend évidemment pas à voir défendre l’idée européenne chez les eurosceptiques assumés, chez les souverainistes de tout bord notamment, comme Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen, même si cette dernière, par exemple, tient un discours moins brutal que le passé de son mouvement le laisserait supposer, si elle admet l’existence de cercles concentriques dont une Europe incluant la Russie ferait partie. On ne s’attend pas non plus à la voir défendre par des mondialistes comme Olivier Besancenot, pour lesquels l’Europe n’existe tout simplement pas.

Aujourd’hui la vision caricaturale donnée des instances européennes par Viviane Reding, Manuel Barroso et quelques autres technocrates conforte singulièrement tous les eurosceptiques affirmés. D’autant plus qu’il ne s’agit pas de quelques faux-pas ; la position qu’ils affichent correspond très précisément à la vocation de l’Union européenne telle qu’elle a été définie par les membres signataires. On ne peut donc pas s’étonner de voir les eurosceptiques défendre une stratégie de retour en arrière. La seule erreur d’analyse que l’on puisse leur reprocher est de s’attaquer à une Europe qui n’existe pas, derrière la juste condamnation du modèle actuel. Ils ont, en effet, tendance à doter l’Europe de pouvoirs qu’elle n’a pas et lui faire endosser des responsabilités qui sont celles des Etats membres.

Il y a d’autres eurosceptiques, sans doute plus opposés à l’Union européenne que ceux dont on a parlé, mais qui parlent peu et dont on ne perçoit pas immédiatement le jeu. Ce sont tous ceux qui se félicitent de l’Union européenne telle qu’elle est.

C’est, par exemple, un certain Michel Rocard qui avoue très honnêtement ne plus croire à l’idée européenne et qui, en conséquence, voit sans inconvénient l’entrée de la Turquie dans l’union. Ce sont tous ceux qui, principalement au PS, ont accueilli favorablement le rappel à l’ordre de la Commission à propos du démantèlement des camps de Roms. Ce sont tous les mondialistes qui, à gauche et aussi à droite, se félicitent de l’ouverture de l’Europe à toutes les influences extérieures.

C’est du côté des partisans proclamés de l’Union européenne que nous allons chercher à mesurer l’impact d’événements plus ou moins récents sur leur engagement. Pour cela, nous allons examiner leur attitude en la passant au crible de quelques critères simples.

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20/06/2010

Elections belges : victoire conjointe du NVA et du PS

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be%7Dvvbf.gifVictoire incontestée du N-VA en Flandre.

Ce dimanche 13 juin 2010 se déroulaient les élections législatives et sénatoriales belges, dans un contexte de forte poussée nationaliste flamande, avec l’émergence du N-VA de Bart De Wever, qui en 2007 était un allié modeste du parti d’Yves Leterme, le CD&V, les deux mouvements ayant alors obtenu 29.6% des voix en Flandre et 30 sièges. Cette fois seul, le N-VA obtient 27.8% des voix et 27 sièges, ce qui en fait le premier parti flamand, loin devant son ancien partenaire, dont il égale presque le score de 2007.

Cette mise en avant du N-VA apparaît aux législatives mais encore davantage aux sénatoriales (31.69% des voix et 9 sièges), faisant de Bart De Wever le vainqueur par K.O de ses élections et de loin. Le CD&V, parti du premier ministre démissionnaire Leterme, est lourdement vaincu, avec 17.3% des voix et 17 sièges aux législatives et 16.15% et 4 sièges aux sénatoriales, ce qui est un recul de 12 à 15%. Il est évident que le N-VA a véritablement phagocyté le CD&V, de la même façon qu’il a fortement affaibli les listes du Vlaams Belang. Ce dernier n’obtient en effet que 12.3% et 12 sièges en Flandre (contre 19% et 17 en 2007) soit une baisse de près de sept points, et 12.28% et 3 sièges au sénat. Cette chute d’un mouvement hostile à l’immigration extra-européenne est la conséquence de la promotion du nationalisme linguistique au détriment du nationalisme ethnique. Le N-VA, davantage laxiste en matière migratoire, a fait en effet de la langue flamande le cœur de l’identité du pays, et ce dans le cadre d’une politique favorable à l’Union Européenne telle qu’elle est. Autre perdant de ce scrutin, la liste De Dedecker. Ce dernier n’obtient que 3.7% et 1 siège aux législatives, contre 6.5% et 5 sièges il y a trois ans. Au Sénat, avec 3.27% des voix, il perd son seul mandat de sénateur. Enfin, la liste libérale Open Vld, avec 13.6% des voix et 13 sièges, perd 5% environ des voix et 5 sièges, alors qu’il recule au Sénat d’un seul siège.

A gauche, le SP.A (parti socialiste section flamande) recule de 16.3% à 14.6% et de 14 à 13 sièges, limitant fortement la casse. Sa base électorale demeure relativement stable. Il s’agit pour l’essentiel du vote des « belgistes » attachés à l’unité du pays, des fonctionnaires et des populations allogènes. En revanche, les verts flamands, Groen!, progressent légèrement, passant de 6.3 à 6.9% et de 4 à 5 sièges, et conservant leur siège de sénateur. Enfin, les autres listes progressent également, de 1.8% à 3.8%, en raison de la multitude des candidats.

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09/05/2010

9 mai 2010 : fête d'une Europe en danger de mort ?

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tom2.pngLa crise économique a fait éclater ce vestige de prospérité économique qu'est devenue l'Union Européenne, obligeant les Etats à faire preuve d'une solidarité, qui aurait dû être naturelle, à l'égard d'un état membre et pas n'importe lequel, le berceau de la démocratie et de l'identité européenne, la Grèce. Depuis plusieurs semaines et ces derniers jours, la monnaie unique européenne, l'euro (€), est menacée économiquement et de plus en plus contestée par une opinion publique désinformée et chauffée à blanc par les discours radicaux, de droite et de gauche, annonçant son implosion. 38% des français sont désormais partisans du rétablissement d'une monnaie nationale.

Depuis la mise en place de la CECA en 1950, la construction européenne a permis la réalisation d'un marché commun, a contribué à la paix en Europe occidentale, mais n'a accouché que de seulement deux réalisations significatives, un parlement européen croupion, malheureusement dénué de la plupart des pouvoirs qu'on attend d'une assemblée, réceptacle de politiciens nationaux sur le déclin, et la monnaie unique, l'euro, introduite en 2002, et qui a fait plus pour le renforcement de l'idée européenne dans les esprits que des dizaines de milliers de discours. Or aujourd'hui, le parlement européen est maintenu sur la touche, la gouvernance économique européenne prônée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, dénuée de tout volet politique sur laquelle l'asseoir, se faisant sans lui, et l'euro est en danger de mort.

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06/04/2010

Vers un nouveau monde ?

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A y regarder de près, nous vivons l'époque la plus étrange qui soit. Nous vivons dans le monde de la mondialisation. Non pas simplement la mondialisation des marchandises, mais celle de la libre circulation des capitaux, et surtout des hommes. C'est la première fois en effet que les élites pensent à mettre en place un gouvernement mondial, mettant au pilori de la honte toutes les formes de nationalisme, de régionalisme, et de défense des identités. Mais reste un problème : la réaction des peuples.

En effet, à y regarder de plus près, peu de monde est enthousiaste à l'idée de devenir un citoyen du monde. Malgré la propagande incessante, de nombreux partis nationalistes et identitaires voient le jour en Europe. En France, le Front National est revenu d'entre les morts pour venir hanter les urnes et effrayer les bobos bien pensants. Que dire de l'Italie, ou la Ligue du Nord fait un tabac, et vient de s'emparer de deux régions parmi les plus riches de la péninsule. Aux Pays-Bas, les islamophiles attendent avec frayeur de voir si le PVV de Geert Wilders remportera ou non les élections prévues en juin. Au Royaume-Uni enfin, le BNP est en train d'émerger bruyamment. Bref, tous les pays européens connaissent peu ou prou une montée des nationalismes et des fièvres identitaires.

Que dire de la Constitution européenne de 2005, rejetée très largement par les peuples français et hollandais, qui a montré que les gens ne voulaient pas d'un projet mondialiste pourtant activement soutenu par les technocrates de Bruxelles.

Ainsi, la mondialisation des capitaux et des hommes profitent à une oligarchie mais pas au plus grand nombre. Les milliardaires européens et américains, qui y voient un moyen d'investir dans des pays de bas coût de la main-d'œuvre. Les dirigeants chinois et indiens, qui profitent de leurs concitoyens dans le besoin, corvéables à merci pour des salaires de misère dans les usines, afin d'attirer les investisseurs étrangers. Les africains, à qui l'on fait miroiter le prétendu « el dorado » européen, et qui envoient des sous à la famille restée au pays.

Mais le dindon de la farce dans l'histoire, pour parler clairement, est le peuple européen. Victime de la désindustrialisation, du dumping social provoqué par les menaces de délocalisations et par la substitution de population, par la perte de l'identité, la montée de l'insécurité et l'émergence de radicalités religieuses.

En clair, nous avons un terrain de mécontentement, largement atténué par la propagande délétère du « politiquement correct ». Reste à analyser si c'est la bonne solution de faire confiance à ces partis de droite nationale, qui prétendent contester cet état de fait.

Dans un monde où la démographie est devenue une arme, il paraît présomptueux pour les petits pays européens vieillissants, de prétendre peser dans le jeu mondial. La Chine et l'Inde, avec leurs milliards d'habitants, ne peuvent que rire d'une France qui se veut le « phare du monde », avec ses 65 millions d'habitants.

Et le programme ensuite... Les partis de droite nationale proposent en majorité une politique de « national-libéralisme » ; ce qui n'est pas de bonne augure, la majorité des gens étant attachés aux acquis sociaux, notamment à la retraite par répartition et au système d'indemnisation du chômage, ou encore au système de sécurité sociale.

Reste à tirer la conclusion de ces deux faits : les pays d'Europe sont trop petits pour prétendre faire la loi au sein d'un espace mondialisé, et les gens restent en outre, et à raison, très attachés aux systèmes sociaux. Nous pouvons donc en conclure que seul l'euro-socialisme peut proposer un projet cohérent susceptible de rassembler les voix des mécontents et de ceux qui rêvent d'un autre monde, et surtout d'une autre Europe. L'Europe pour ses 800 millions d'habitants, et son territoire immense riche en ressources naturelles. Le socialisme pour une idéologie par essence européaniste, qui permet à chaque citoyen d'avoir sa place, et de manière digne, dans la société.

Face aux défis que nous impose ce nouveau monde, face à l'avenir, qui ne tolérera pas la moindre faiblesse de notre part, le PSUNE se doit d'être présent, et de proposer une nouvelle Europe. Une grande Europe, qui assurera à ses citoyens, à ses citoyennes, un avenir radieux.

Que ceux qui veulent d'une vraie Europe, européenne, d'une vraie gauche, socialiste au sens noble de ce terme, nous rejoignent. Vive l'Europe, vive le PSUNE !

"Tomichi" (PSUNE)

00:28 Publié dans Billets, Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psune, europe, élections, avenir | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/01/2010

Mes meilleurs vœux pour 2010 !

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En ce 1er janvier de la nouvelle année, je vous propose d'évoquer les origines antiques de cette date clé de notre calendrier moderne. Après avoir honoré les dieux une semaine auparavant lors d'une de ces fêtes solaires propres à la païennie romaine, le 1er janvier ferme l'année précédente et ouvre la nouvelle année.

A l'origine, l'année ne commençait pas le 1er janvier mais le 1er mars, date d'anniversaire du dieu de la guerre, fondateur de Rome et père des Romains par l'intermédiaire de leur premier roi, né des amours du dieu et de la vestale Silvia. C'est lorsque le calendrier est passé sous César de dix à douze mois que deux nouveaux mois en début d'année furent introduits, et naturellement le premier mois fut attribué à Janus, dieu qui ouvre l'année.

Janus était le dieu des portes du ciel, permettant d'accéder au royaume des dieux, et des portes en général, un dieu particulièrement lié aux clés. Janus était à la fois le dieu des commencements et le dieu des fins, le premier dieu de la création. Dieu à deux visages, bifrons, il incarnait le passé et l'avenir, la guerre et la paix. Avant que la mythologie grecque ne s'implante à Rome, faisant de Caelus et de Saturnus les grand-père et père de Jupiter, il est plus que vraisemblable que Janus exerçait le rôle de géniteur du dieu suprême, alors que Saturne n'était qu'un dieu solaire mineur.

A Rome, les portes du temple de Janus étaient ouvertes pendant les périodes de guerre et fermées dès que la paix était signée. A l'époque d'Auguste, ce dernier décida de fermer définitivement les portes du temple afin que Rome ne connaisse plus la guerre. Symboliquement, cette paix romaine symbolisait l'arrêt des conquêtes et l'extension maximale souhaitée de l'empire.

Avec la christianisation de l'empire romain impulsée par l'empereur Constantin, dans son souhait de donner une coloration païenne et solaire à la nouvelle religion aux origines orientales, le rôle du dieu Janus passa à un autre être passeur, chargé de garder les portes du paradis, sorte de mélange étrange de Janus et de Charon, le nocher grec d'Orcus. Selon la phrase célèbre attribuée à Jésus, « tu es Pierre et sur cette pierre tu bâtiras ton église », Saint Pierre fut implanté à Rome et récupéra des fonctions anciennes. En tant que saint des clés, représenté tel, il hérite des fonctions du dieu Janus. La paire Pierre et Paul, supposés martyrs de Rome sous le règne de Néron, se substitue également aux deux jumeaux fondateurs, Romulus et Remus, fêtés le 21 avril.

Ce rôle fut attribué chez les Baltes à Saint Jean, se substituant comme à Rome à l'homologue du dieu Janus, le lituanien Jaanis, de même origine indo-européenne, P.I.E *yanos. Enfin, chez les Germains, c'est à Thor que Saint Pierre reprend ce rôle de dieu protecteur du paradis, comme Thor l'était d'Asgard.

Fêtons donc en ce 1er janvier outre la date d'anniversaire de la naissance du dieu, comme le 1er mars est celle de Mars, le 25 décembre celle d'Apollon/Sol et le 1er avril celle de Venus, le commencement d'une nouvelle année.

Au nom du PSUNE et de ce blog, je souhaite à tous nos lecteurs, et à tous nos sympathisants et compagnons de combat, une très bonne année 2010, le succès dans tout ce que vous entreprendrez. Que fleurisse à nouveau l'Europe !

Thomas FERRIER
Secrétaire général du PSUNE

11:54 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rome, histoire, tradition | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/12/2009

De la démocratie en Europe

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D'une votation suisse...

Le dimanche 29 novembre 2009, lors d’une votation sur l’interdiction de la construction des minarets en Suisse, l’électorat a plébiscité à 57.5% cette proposition de l’Union Démocratique du Centre (appelé Parti du Peuple Suisse dans la partie alémanique), premier parti du pays aux dernières législatives avec 29% des voix. Ce parti conservateur, à la limite du populisme, a pendant longtemps été dirigé par Christoph Blocher, désormais second du mouvement.

Ce résultat a été une surprise totale, démentant tous les sondages d’opinion, et surprenant même les promoteurs de cette votation. S’en est suivie une condamnation sans ambiguïté par toute l’ « opinion » officielle européenne, c'est-à-dire la classe politique et les media, de ce vote. Daniel Cohn-Bendit, leader des Verts européens, a même exigé que le peuple suisse revote et ce au mépris des principes élémentaires de la démocratie. L’équivalent écologique de son parti en Suisse s’est même engagé à faire un recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, estimant que cette mesure était contraire à la fameuse convention qui lui est liée.

Analysons en premier lieu le fond de la mesure, qui est avant tout symbolique. Les quatre minarets déjà construits dans le pays helvète ne seront pas rasés, selon le principe de non-rétroactivité. Mais par leur vote, les électeurs suisses ont voulu envoyer un autre message à la classe politique nationale et européenne, à savoir l’incompatibilité entre la défense de son identité et la promotion de l’islam. Le minaret, même sans muezzin, représente ainsi le symbole de la présence de l’islam en Suisse...

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