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19/09/2016

Victoire de Putinus Augustus. A propos des élections législatives russes

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Le dépouillement s’étant arrêté à 99,5% des suffrages, mon analyse reposera sur ces chiffres provisoires, mais les chiffres définitifs ne devraient de toute façon différer que de manière extrêmement marginale. Le nombre d’élus de chaque parti est également connu.

russie,douma,russie unie,lpdr,kfpr,rodina,augusteAvec 54,2% des voix environ, le parti Russie Unie de Poutine et Medvedev s’impose largement, bien davantage que ce que prévoyaient les sondages, y compris ceux sortis des urnes, où le mouvement était plutôt annoncé aux alentours de 43% environ, alors qu’il est de dix points supérieurs au final. Cela alimentera toutes les spéculations, non sans raison, mais n’oublions pas qu’à l’époque d’Eltsine, les USA ne s’offusquaient pas de méthodes démocratiquement « particulières » lorsqu’il s’agissait de s’opposer aux communistes. Russie Unie obtient également 72% de la douma et 343 sièges, écrasant de tout son poids les trois formations politiques qui ont réussi à passer la barre fatidique nécessaire pour obtenir un groupe parlementaire.

Avec 13,4% et 13,2%, communistes du KPFR (Ziouganov) et nationalistes du LPDR (Jirinovski), deux formations qui existent au moins depuis 1993, les partis de l’opposition légale sont largement marginalisés. Les premiers obtiennent 42 sièges et les seconds 39 sièges. Ils auront chacun leur groupe parlementaire mais dont le poids ne sera pas déterminant pour influencer les grandes orientations décidées par Poutine. Enfin « Russie Juste », une sorte de sociale-démocratie à la russe, obtient 6,2% des voix et 23 sièges. Ces trois partis perdent en tout 108 sièges, diminuant en conséquence leurs moyens.

Les autres mouvements politiques sont très modestes. Yabloko, « La Pomme », un mouvement de centre-droit, n’obtient que 2% des voix, de même que le mouvement Parnas (0,73%), les Verts (0,76%), le Parti de la Croissance (1,29%) ou encore le Parti des Retraités pour la Justice (1,74%). L’extrême-gauche (« Communistes de Russie ») résiste mieux avec 2,3% des voix.

L’opposition modérée, patriote et/ou nationaliste, est également très affaiblie. Rodina, qui a perdu toutes ses figures marquantes, dont Rogozine et Glaziev, n’obtient qu’1,5% des voix, et encore faut-il préciser que ce mouvement est « poutinien » de fait. Patriotes de Russie obtiennent 0,59%.

Vladimir Poutine a donc largement gagné ces élections, une fois de plus, comme depuis 2000, et a même renforcé sa puissance politique, réduisant l’opposition modérée à une portion congrue, même si les communistes résistent encore, alors que certains sondages les annonçaient à 8% des voix.

La démocratie autoritaire mise en place par Poutine après l’effondrement du pays sous Eltsine ne se cache plus. Physiquement Poutine ressemble de plus en plus à Octavien, plus connu sous son nom d’Auguste. Tout comme Octavien paraissait bien timide lorsqu’il hérita de César, ce qui abusa Antoine, Poutine était un inconnu lorsqu’Eltsine le nomma premier ministre puis le choisit comme héritier politique après avoir décidé de démissionner. Il s’est révélé petit à petit à la tête du pays comme une personnalité hors norme, qui suscite à la fois crainte et respect. Son nom même peut lui paraître prédestiné.

En effet son prénom Vladimir signifie « maître du monde » ou « garant de la paix » et son nom Poutine signifie « l’homme du chemin », donc « celui qui indique le chemin ». En outre Vladimir Ier le Soleil Rouge fut le fondateur de la Rus’ de Kiev, dont la Russie est héritière au même titre que l’Ukraine, et le premier prince chrétien des Slaves de l’Est, converti en 988. Poutine dirige la Russie depuis plus de quinze ans sans discontinuité, ayant simplement laissé à son poulain Medvedev, un « homme-ours » là encore prédestiné par son nom même, un mandat présidentiel de transition.

Tout comme Octavien/Auguste, il œuvre sans relâche à la renaissance de la Russie et à son retour sur la scène internationale, à tout prix, même s’il subit des sanctions économiques de l’Occident en raison de son action supposée en Ukraine et notamment de l’annexion de la Crimée. Poutine a neutralisé les véléités séparatistes des Tchétchènes au prix d’une alliance avec Ramzan Kadyrov, qui tient cette région d’une main de fer et d’une bien insupportable main verte, qui plus est. Il a neutralisé le rapprochement de la Géorgie, de l’Ukraine et de la Moldavie en faveur de l’OTAN, et aussi en conséquence vis-à-vis de l’Union Européenne. C’est aussi pour cela que Poutine reste si populaire dans une Russie gardant la tête haute.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

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Retour sur une élection pas comme les autres à Berlin

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Les résultats définitifs de l’élection pour le parlement du Land de Berlin accentuent les tendances constatées au moment du sondage sorti des urnes. Avec 21.6%, la SPD perd 6.7 points alors qu’elle était au pouvoir en coalition au niveau de la capitale. Elle paie là son alliance au niveau national avec la CDU dans le cadre de la « grande coalition ». La CDU paie la politique migratoire suicidaire d’Angela Merkel, les électeurs de son camp lui répondant « wir schaffen nicht das » (« nous n’y arriverons pas »). Avec 17.6% des voix et 5.7 points de perte, elle connaît un résultat désastreux, à peine remise de son effondrement dans le Mecklembourg-Poméranie. A eux deux réunis, la grande coalition SPD/CDU n’atteint pas 40% des voix. Cette contre-performance va certainement accentuer la crise entre la CDU et son alliée bavaroise la CSU.

Die Linke (« La gauche ») avec 15.6% des voix progresse de 3.9 points aux dépens de la SPD et en partie de la liste Piraten. Les Verts (Die Grüne) en revanche avec seulement 15.2%, bien que n’étant pas associés au gouvernement, régressent de 2.4 points. Leur laxisme migratoire légendaire a pu les pénaliser légèrement dans cette élection.

C’est l’AFD de Frauke Petry qui avec 14.2% des voix réussit une progression spectaculaire. Annoncée seulement aux alentours de 11.5% en début de soirée, elle atteint au final presque 15%, soit la tendance haute annoncée par les sondages. Berlin-Est notamment a donné à l’AFD des scores plus que significatifs alors que Berlin-Ouest reste davantage « conformiste ». L’AFD sèche tout ce qui est à sa droite, que ce soit la scission ALFA (de Bernd Lucke) qui n’obtient que 0.4% des voix ou l’extrême-droite historique, la NPD obtenant péniblement 0.6%, ayant souffert d’un fort vote utile en faveur de l’AFD, tout comme Pro Deutschland qui tombe à 0,4% des voix (-0,8).

La formation de protection du monde animal Die Partei (« Le Parti ») obtient enfin 2% et les Pirates 1.7% soit une perte sèche de 7.2 points. Après un exploit à l’élection précédente, la formation pirate retourne à son noyau d’origine. Elle a été largement marginalisée par les enjeux locaux et par la montée de l’AFD contre laquelle la gauche radicale semble s’être davantage mobilisée.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

22:08 Publié dans Analyses, Elections en Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlin, élections, 2016, afd | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/09/2016

Elections régionales de Berlin : la chute de la maison CDU.

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CDU.JPGSelon les données de 19h46 (en France), les élections régionales de Berlin confirment les craintes de la chancelière Angela Merkel même si l’AFD n’a pas obtenu le résultat espéré.

Avec 23,2% des voix, la SPD recule de près de cinq points et paie ainsi le prix de sa grande coalition nationale avec la CDU. Même si elle reste le premier parti du Land, elle est sévèrement remise à sa place. La CDU avec 17,9% des voix perd aussi plus de cinq points (-5.4) et n’est pas en meilleure situation. Les deux partis fondamentaux du système allemand à Berlin sont donc seulement aux alentours de 40%. La sanction est dure.

Avec 16,7% des voix, les Verts (Grünen) sont troisième avec 16,7% des voix. Ils ne perdent qu’un point environ. Ce n’est pas un grand succès pour eux, même s’ils évitent de perdre des voix, dans un contexte migratoire où leur laxisme légendaire aurait pu leur jouer des tours. Die Linke avec 16,2% progresse de 4,5 points ce qui est considérable. Les voix perdues par la SPD se sont massivement reportés en faveur du mouvement issu de l’ancien SED d’Allemagne de l’Est.

Les libéraux (FDP) avec 6,5% des voix auront également des élus, progressant de 4,7 points au détriment de la CDU. Ils remontent péniblement la pente.

L’AFD de Frauke Petry, avec 11,8% des voix, réussit une belle performance et s’impose au moins comme la 5ème force de la capitale. Quand on compare le vote AFD à Berlin avec le vote FN à Paris intra muros, on peut considérer le résultat de l’AFD, qui avait été victime ces dernières semaines d’une campagne diabolisatrice très dure, comme un succès majeur. Les autres formations politiques sont réduites aux Pirates (1,7% , -7,2) qui s’effondrent littéralement, notamment en faveur de l’AFD, et aux autres listes autour de 6% des voix.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

PS: à 20:57, les résultats provisoires sont un peu différents. 21,5% pour la SPD, 17,6% pour la CDU, 15,7% pour Die Linke, 15,2% pour les Verts, 14,1% pour l'AFD (ce qui est un bien meilleur score), 6,7% pour le FDP et sans doute 0,8% pour la NPD (non confirmé).

19:56 Publié dans Analyses, Elections en Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlin, élections régionales | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Pourquoi Marine Le Pen va-t-elle perdre les élections présidentielles

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1. L’état du parti.

Il ne suffit pas de s’auto-désigner « parti de gouvernement » pour en posséder les caractéristiques principales. Une tête sans corps n’est pas en mesure de devenir crédible aux yeux du plus grand nombre. Le FN n’aurait qu’environ 42.000 adhérents et très peu d’intellectuels en son sein. La direction du parti se résume à une poignée de personnalités, dont la nièce et le compagnon de la présidente en exercice. Seule autre figure du parti, l’énarque Florian Philippot, qui est très loin de faire le consensus. Difficile dans ces conditions de pouvoir envisager de gouverner. Quant aux candidats aux législatives, malgré la volonté de Jean-Lin Lacapelle d’organiser leur casting, les notables se font rares. Difficile également d’espérer gagner les élections législatives par le biais de candidats sans aucune implantation locale, et même d’obtenir 60 députés.

Envisager une victoire aux élections présidentielles, qui serait alors nécessairement suivie d’une absence totale de majorité à l’assemblée, présente un intérêt politique limité. La France est un régime mixte, semi-présidentiel et semi-parlementaire. Le choix du FN, sous Jean-Marie Le Pen et sous Marine Le Pen, de tout envisager sous le seul angle de cette élection, « mère des batailles », en négligeant les législatives, perdure donc.

2. Les choix stratégiques du nouveau FN.

L’objectif de Marine Le Pen est de dépasser les 50,1% aux élections présidentielles à l’issue du second tour. Prenant pour argent comptant les sondages favorables qui l’y placent dans tous les cas, avec entre 25% et 32% des voix au premier tour, mais à huit mois de l’élection, elle se positionne dès maintenant en candidate du second tour. Elle agit ainsi comme Lionel Jospin en 2002 qui s’imaginait en duel face à Jacques Chirac bien avant que l’élection n’ait lieu. On se souvient de la sévère déconvenue qui suivit et de cette humiliation qui l’amena à la retraite politique. Ce faisant, elle ne cherche pas à rassembler son camp, qu’elle estime acquis.

Sa démarche est donc d’augmenter son capital sympathie dans tous les milieux politiques, en faisant concession sur concession sur le fond du discours, et notamment en engageant une stratégie de communication ciblant les banlieues et les immigrés. Elle imagine ainsi regrouper sous son nom partisans d’une inversion des flux migratoires et partisans d’une vision multiculturaliste de la France. C’est négliger le fait que les électeurs issus des banlieues votent massivement pour le PS, qui tient le discours qu’ils veulent entendre, et qui verse depuis des années de précieuses subventions.

En prenant le risque de s’adresser à des nouveaux électorats aux thématiques incompatibles avec celles des électeurs traditionnels du FN, elle lâche la proie pour l’ombre. Elle n’y gagnera aucun nouvel électeur mais perdra une partie du vote identitaire dont elle bénéficie, ce dernier se tournant alors vers Sarkozy, malgré la déception post-2007, ou vers le vote blanc ou l’abstention.

Sa démarche « Banlieues Patriotes » rappelle la stratégie d’Alain Soral auprès de Jean-Marie Le Pen en 2007 et ce n’est pas un hasard si elle a choisi l’ancien soralien David Rachline comme directeur de campagne pour les élections présidentielles. On se souviendra que c’est en 2007 que Jean-Marie Le Pen fit le plus mauvais score de sa carrière.

3. Marine Le Pen n’est pas un Bruno Mégret au féminin.

Beaucoup d’analystes considèrent que la stratégie de Marine Le Pen est proche de celle engagée par Bruno Mégret au sein du FN avant son départ en 1998. C’est une erreur pour deux raisons.

La première est que Marine Le Pen choisit, sous l’influence de Florian Philippot, une ligne « ni droite ni gauche », qui s’inspire peut-être aussi du slogan que Samuel Maréchal, son ancien beau-frère, dont elle disait en 1998 admirer la ligne politique, avait introduit, alors que Bruno Mégret a toujours choisi l’ouverture à droite. Pour lui, il s’agissait pour le FN de représenter 30% des voix et de rallier ensuite autour de lui les autres droites. C’est une stratégie à la Weimar dans laquelle l’élection législative jouait un rôle essentiel.

La seconde était que sa démarche consistait à conserver un fond radical, sans aucun renoncement majeur, mais de travailler sur la forme, en rejetant les thématiques diabolisantes et les comportements destinés à effrayer les électeurs. Sa rupture avec Jean-Marie Le Pen était de méthode. Or Marine Le Pen choisit au contraire, au nom d’une forme adoucie, d’amener son parti à un fond adouci, perdant alors son côté protestataire qui fit le succès de son parti.

4. Pourtant Marine Le Pen ne s’effondrera pas.

Il est probable qu’elle ne réalisera pas le score que lui annoncent les instituts de sondage pour toutes les raisons évoquées plus haut. Mais elle ne s’effondrera pas non plus. Car ils sont nombreux ceux qui ont intérêt à ce que le FN continue d’exister à un haut niveau. En effet, le vote protestataire doit bien pouvoir s’exprimer dans les urnes, car sinon il s’exprimera d’une autre manière, non contrôlée, et le FN bénéficie depuis longtemps de ses faveurs, grâce notamment aux fameux dérapages de Jean-Marie Le Pen.

A chaque fois d’ailleurs que Marine Le Pen veut s’en distancer, au point d’avoir exclu le président-fondateur il y a un an, elle y est ramenée par les media. Et le moindre dérapage léger est mis en exergue, comme pour se rassurer d’avoir toujours le « diable de la république » en face de soi. Ceux-ci lui prêtent donc un programme caché (crypto-programme) apparenté à une forme d’épuration ethnique dont seraient les victimes les populations issues des flux migratoires extra-européens.

En conséquence, les électeurs animés par un souci identitaire, et qui ne sont pas séduits par ses diatribes contre l’euro et contre l’UE, continueront pour une bonne part de voter pour elle par défaut. Il est difficile d’imaginer qu’elle puisse tomber en-dessous de 20% des voix.

Quant au second tour, il sera dévastateur, même si par le plus grand des miracles elle était opposée à François Hollande. Et en supposant qu’elle puisse gagner malgré tout, car la politologie n’est pas une science exacte, elle n’aura jamais une majorité à l’assemblée et ne pourra donc pas gouverner. Bien plus qu’avec Sarkozy après son élection de 2007, elle décevra et son parti ne paraît pas armé pour être en capacité de résister à cette déception qui suivra.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

12/09/2016

Elections législatives croates 2016 : une gauche annoncée triomphante mais finalement battue.

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élections parlementaires croates 2016,HDZ,SDP,HSPAvec un peu moins de 35% des voix (34.97) et 61 sièges, la droite croate (HDZ), séparée de ses alliés les plus à droite, comme le HSP-AS qui lui était auparavant associé, remporte les élections parlementaires croates à la surprise générale. Le parti d’Andrej Jandrokovic, fondé à l’origine par Tudjman, malgré des scandales, se maintient.

Le SDP (sociaux-démocrates) de Zoran Milanovic, qui espérait emporter ces élections anticipées, connait en conséquence une sévère déconvenue. Avec 34,6% des voix et 51 sièges, il progresse certes mais est loin d’être en mesure de gouverner, surtout sans alliés en mesure de le renforcer.

En effet, la liste libérale MOST, sous réserve d’une libéralisation accrue de l’économie, est prête à s’associer au HDZ fort de ses 9,5% des voix et de ses 13 sièges, lui offrant alors une majorité au parlement de Zagreb. De même la liste Ziva Zid (« Mur vivant »), populiste et modérément eurosceptique, connait une nette progression, passant de 4,3% en novembre 2015 à 6,4% en septembre 2016 et obtenant 8 sièges.

La coalition « Bandic Milan 365 » sociale-démocrate obtient quant à elle 4,3% des voix environ et 2 sièges. C’est bien insuffisant pour pouvoir amener le SDP au pouvoir.

Le grand perdant de ces élections est le nationalisme croate, divisé en quatre chapelles  se revendiquant toutes de l’héritage du HSP. Le HSP stricto sensu, associé à son ancien concurrent HCSP, obtient seulement 0,71% des voix, tandis que le HSP tendance Ante Starcevic n’obtient que 0,56% des voix. Le HSP « autochtone » (A-HSP) doit se contenter de 0,32% des voix et le HSP 1861 de Paraga de 0,4% dans le district X uniquement. Le HSP est désormais devenu une force marginale, le HDZ évitant comme jadis la CDU allemande d’avoir une concurrence à droite.

Enfin la coalition réformiste Pametno Za Grad obtient 2,15% des voix mais aucun siège, alors que la liste régionale HDSSB, de sensibilité nationaliste, parvient à obtenir un siège unique.  L’opposition gauche/droite a surtout créé un fort vote utile en faveur du HDZ afin de garantir son maintien au pouvoir. Dans un contexte européen de forte pression migratoire, beaucoup de Croates semblent avoir eu peur de fragiliser le HDZ, malgré les scandales financiers.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)