05/01/2013
A propos de la plainte du CFCM contre Jean-François Copé

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a porté plainte contre le président nouvellement élu de l’UMP, Jean-François Copé, suite à sa désormais célèbre déclaration dite du « pain au chocolat ». Encore une fois, une organisation défendant les intérêts d’une communauté demande à la justice de sanctionner un représentant politique pour avoir exprimé une opinion publique qui ne va pas dans son sens.Le CFCM ne fait que jouer des armes qui sont à sa disposition par la faute du législateur. Il n’y a donc pas lieu de lui en reprocher l’usage. Ce qui est choquant n’est pas cette plainte mais que le parquet de Draguignan ait accepté de s’en saisir et de diligenter une enquête préliminaire.
A cette occasion, nous réitérons nos exigences d’une réforme de base de la justice française, en attendant la mise en place au niveau européen de l’équivalent du premier amendement américain afin de protéger la liberté d’expression des citoyens, fondement de la démocratie.
La première mesure de bon sens est de ne pas autoriser des associations à se porter partie civile. Si cette mesure avait été prise, le CFCM n’aurait pas pu porter plainte contre Jean-François Copé, et de la même façon, le FN n’aurait pas pu porter plainte contre un propos provocateur de l’humoriste Mathieu Madenian concernant ses électeurs.
La seconde mesure de bon sens, et qui devrait être la base dans une démocratie, c’est l’élection par les citoyens des procureurs et des juges, comme cela se passe notamment aux Etats-Unis, ce qui permet un véritable contrôle démocratique de ceux-ci, sans que le pouvoir politique ne puisse les influencer. En France, la séparation des pouvoirs n’est pas pleinement réalisée et il y a donc lieu de procéder à une réforme institutionnelle en ce sens.
Secrétaire Général du PSUNE
18:01 Publié dans Communiqués | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cfcm, jean-françois copé, pain au chocolat, élection des magistrats, premier amendement, liberté d'expression, thomas ferrier, psune |
Quand Mélenchon défendait l'Europe...
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(...) Tout se tient dans la tradition française entre la démocratie et la nation. Si le pouvoir réel de maîtriser notre destin ne peut prendre toute sa réalité économique et sociale qu’à l’échelle de l’Europe, alors, les vrais démocrates ne peuvent que vouloir l’avènement de la nation européenne et, avec elle, de la citoyenneté européenne. (...) Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle. Jean-Luc MELENCHON, 9 juin 1992, "Déclaration au sénat". |
Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de Gauche sur une ligne plutôt eurosceptique, dévoilait en 1992 une vision bien différente de l'Europe. Même si sa "nation européenne" n'est pas exactement la nôtre, car il lui manque ce supplément d'identité commune qu'on appelle "européanité", ce propos qu'il a tenu il y a deux décennies allait dans le sens d'une Europe unie et était ainsi fidèle au combat du premier socialiste français, Henri de Saint-Simon, en faveur de la nation européenne ("De la réorganisation de la société européenne", par Henri de Saint-Simon et Augustin Thierry, 1814).
Jean-Luc Mélenchon n'est désormais plus européiste mais il n'est plus socialiste non plus. Voilà ce qu'un autre socialiste européen aurait pu lui répondre.
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Que l'on soit amené à évoquer, pour imaginer ce que pourrait être un européisme militant, le socialisme révolutionnaire de l'époque héroïque, montre assez que le mouvement qui voudrait faire une Europe capable de rendre à ses fils la puissance et la fierté, ne sortirait pas d'un lit étroit. (...) L'action doit tendre aujourd'hui à imposer une volonté impériale européenne contre des conservateurs mesquins et les serviteurs des empires étrangers, ainsi qu'à dresser les fondations et les premières super-structures d'un Etat fédéral. François GAUCHER, "Originalité d'un possible européisme", octobre 1957 |
Alors, Jean-Luc, encore un (gros) effort pour redevenir européiste !
16:53 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-luc mélenchon, françois gaucher, nation européenne |
Christophe Barbier et l'Europe Nation
Les prochains mois seront cruciaux pour l'avenir de l'Europe, pour la nation européenne. (Christophe BARBIER, 14 décembre 2012)
Source:
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/video-le-bras-...
14:40 Publié dans Analyses, Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christophe barbier, l'express, nation européenne |
L'Europe, notre patrie !
Le grand homme de demain, attendu de tous, ne se bornera pas à parler de la patrie européenne ; il mettra l'Europe, peuple et chefs, sur le pied de croisade, pour la création immédiate de cette patrie européenne.
(...)
Fort de l'opinion publique, il obligera les chefs à s'unir tout de suite en assemblée constituante. Il les contraindra à ne point se séparer avant d'avoir posé les bases de l'internation d'Occident.
Et non pas un sur-Etat de papier, mais un sur-Etat armé financièrement, juridiquement, diplomatiquement, militairement. Non pas une Société des Nations d'Europe, mais un Reich d'Europe, mais des Etats-Unis d'Europe. Un véritable Etat, avec unité douanière, monétaire, juridique, diplomatique, militaire et navale.
(...)
C'est une chose certaine: ou les partis de gouvernement vont faire la patrie européenne, ou ils seront balayés.
Gaston RIOU, "Europe, ma patrie", 1928
14:37 Publié dans Analyses, Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe unie, patrie européenne, gaston riou, européisme |



