Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/01/2010

Iran: ne pas être dupe sur la prétendue opposition

LE MONDE | 01/01/2010 | Extraits | En Iran, Mir Hossein Moussavi propose un plan de sortie de crise en cinq points. (...) Dans la soirée, un communiqué de M. Moussavi publié sur le site Norouz (celui du principal parti réformateur, le Mocharekat) allait dans le même sens. Expliquant que si les manifestations de l'Achoura avaient atteint une telle ampleur, ce n'était pas parce qu'il avait, lui-même ou d'autres chefs de l'opposition, convoqué les gens dans la rue, M. Moussavi explique : "La population décide elle-même, nous ne faisons que l'accompagner. Les manifestants ne sont pas violents, c'est la répression qui fait tout pour les rendre violents." Et il ajoute : "Nous arrêter ou nous tuer ne changera rien, c'est une crise de confiance (...). Nous sommes des nationalistes, religieux et fidèles à la Constitution, on ne veut pas renverser le système, mais le réformer. Des solutions politiques sont encore possibles."(...)

SOURCE (LE MONDE)

On notera donc que M. Moussavi, prétendu opposant au régime en place, avoue ouvertement qu'en définitive il ne cherche pas à remettre en cause la république islamique, sa constitution théocratique, le système en vigueur. Cela ne doit pas nous étonner d'ailleurs, puisque Mir Hossein Moussavi avait été autorisé à concourir aux élections présidentielles iraniennes. S'il avait été un véritable adversaire, il n'aurait pas eu l'autorisation.

Souhaitons donc que les citoyens iraniens courageux qui manifestent dans la rue ne soient pas dupes des prétendus leaders de "l'opposition démocratique" et ne meurent ni pour Moussavi ni pour Karoubi.

14:25 Publié dans Dépêches | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iran, moussavi, shah |

Mes meilleurs vœux pour 2010 !

bandeauedito3.png

En ce 1er janvier de la nouvelle année, je vous propose d'évoquer les origines antiques de cette date clé de notre calendrier moderne. Après avoir honoré les dieux une semaine auparavant lors d'une de ces fêtes solaires propres à la païennie romaine, le 1er janvier ferme l'année précédente et ouvre la nouvelle année.

A l'origine, l'année ne commençait pas le 1er janvier mais le 1er mars, date d'anniversaire du dieu de la guerre, fondateur de Rome et père des Romains par l'intermédiaire de leur premier roi, né des amours du dieu et de la vestale Silvia. C'est lorsque le calendrier est passé sous César de dix à douze mois que deux nouveaux mois en début d'année furent introduits, et naturellement le premier mois fut attribué à Janus, dieu qui ouvre l'année.

Janus était le dieu des portes du ciel, permettant d'accéder au royaume des dieux, et des portes en général, un dieu particulièrement lié aux clés. Janus était à la fois le dieu des commencements et le dieu des fins, le premier dieu de la création. Dieu à deux visages, bifrons, il incarnait le passé et l'avenir, la guerre et la paix. Avant que la mythologie grecque ne s'implante à Rome, faisant de Caelus et de Saturnus les grand-père et père de Jupiter, il est plus que vraisemblable que Janus exerçait le rôle de géniteur du dieu suprême, alors que Saturne n'était qu'un dieu solaire mineur.

A Rome, les portes du temple de Janus étaient ouvertes pendant les périodes de guerre et fermées dès que la paix était signée. A l'époque d'Auguste, ce dernier décida de fermer définitivement les portes du temple afin que Rome ne connaisse plus la guerre. Symboliquement, cette paix romaine symbolisait l'arrêt des conquêtes et l'extension maximale souhaitée de l'empire.

Avec la christianisation de l'empire romain impulsée par l'empereur Constantin, dans son souhait de donner une coloration païenne et solaire à la nouvelle religion aux origines orientales, le rôle du dieu Janus passa à un autre être passeur, chargé de garder les portes du paradis, sorte de mélange étrange de Janus et de Charon, le nocher grec d'Orcus. Selon la phrase célèbre attribuée à Jésus, « tu es Pierre et sur cette pierre tu bâtiras ton église », Saint Pierre fut implanté à Rome et récupéra des fonctions anciennes. En tant que saint des clés, représenté tel, il hérite des fonctions du dieu Janus. La paire Pierre et Paul, supposés martyrs de Rome sous le règne de Néron, se substitue également aux deux jumeaux fondateurs, Romulus et Remus, fêtés le 21 avril.

Ce rôle fut attribué chez les Baltes à Saint Jean, se substituant comme à Rome à l'homologue du dieu Janus, le lituanien Jaanis, de même origine indo-européenne, P.I.E *yanos. Enfin, chez les Germains, c'est à Thor que Saint Pierre reprend ce rôle de dieu protecteur du paradis, comme Thor l'était d'Asgard.

Fêtons donc en ce 1er janvier outre la date d'anniversaire de la naissance du dieu, comme le 1er mars est celle de Mars, le 25 décembre celle d'Apollon/Sol et le 1er avril celle de Venus, le commencement d'une nouvelle année.

Au nom du PSUNE et de ce blog, je souhaite à tous nos lecteurs, et à tous nos sympathisants et compagnons de combat, une très bonne année 2010, le succès dans tout ce que vous entreprendrez. Que fleurisse à nouveau l'Europe !

Thomas FERRIER
Secrétaire général du PSUNE

11:54 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rome, histoire, tradition |