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10/05/2017

L’avenir du Front National suite à l’échec de Marine Le Pen.

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Ce que sa campagne a révélé aux Français.

marine le pen,socialisme national,florian philippot,souverainisme,impasseLa campagne de Marine Le Pen a révélé au plus grand nombre beaucoup des défauts inhérents au nouveau Front National qu’elle dirige depuis 2011.

Le premier défaut est l’importance prise par la stratégie impulsée par Florian Philippot : campagne économiquement de gauche, europhobie permanente partant d’un contre-sens sur le résultat du référendum sur le TCE en 2005 (1), tabouisation de la thématique migratoire d’un point de vue ethno-civilisationnel. Son obsession contre l’euro, l’idée d’abandonner cette monnaie étant à juste titre anxiogène, relevant d’un postulat de principe, a joué en sa défaveur. Les apprentis sorciers en matière économique n’ont jamais eu une grande cote, surtout auprès de l’électorat de droite, qui tient à son épargne.

Dans le débat face à Emmanuel Macron, elle est apparue comme un amateur, sans colonne vertébrale, sans assises idéologiques, et défendant fort mal son programme. Faible sur les questions économiques, thème qu’elle aurait pu éviter en jouant la carte de l’avenir de la France et du destin du peuple français, elle a donné le bâton pour se faire battre à son adversaire qui, en ce domaine, a eu beau jeu de la pilonner sur ses insuffisances criantes en ce domaine. Le mot immigration, qui est pourtant la principale raison du vote en sa faveur, était quasiment absent, limité à quelques tirades générales sans saveur.

Le débat du 3 mai 2017 est pour Marine Le Pen ce qu’a été le « détail » pour Jean-Marie Le Pen en 1987. Ce dernier a perdu toute chance d’accéder au pouvoir suite à son dérapage, sans cesse renouvelé dès lors qu’il savait ne plus pouvoir que témoigner. Marine Le Pen perd toute chance pour l’avenir également et notamment pour 2022. Il y a des erreurs dont on ne se remet pas. Et la perte de crédit qui est désormais la sienne paraît insurmontable. Eric Zemmour n’a pas trouvé un mot pour défendre sa prestation et Robert Ménard a rappelé son désaccord avec elle sur les questions de l’euro et de l’Union Européenne.

Enfin, elle a commis au soir du second tour trois erreurs majeures de communication qui accentuent son décalage. En premier lieu, elle n’a pas su reconnaître sa défaite, préférant botter en touche au nom d’une hypothétique refondation, et sans vouloir faire le bilan de cet échec. Au contraire, tout indique qu’elle se limiterait à des changements cosmétiques ne remettant en cause ni sa domination sur le parti ni la ligne, ayant pourtant mené au désastre, impulsée par Philippot.

La seconde erreur fut d’apparaître extrêmement souriante devant les caméras quelques minutes avant son intervention télévisée faisant suite aux résultats, puis de prendre artificiellement un masque sérieux quelques instants après. Ce manque de sincérité, commun à tous les responsables politiques, s’est vu. La troisième erreur, prolongement de la seconde, fut d’être filmée en fin de soirée en train de danser. C’était fort malvenu, alors que nombreux électeurs étaient déçus ou dépités, ainsi que beaucoup de cadres, en dehors du cas des courtisans.

Une candidate refermée sur un clan souverainiste.

Les défauts de l’époque Jean-Marine Le Pen ont continué au Front National. La discipline de parti y est excessive, la soumission au dirigeant calamiteuse. Un chef de parti qui n’écoute que les courtisans serviles et marginalise les cadres critiques ne peut qu’accumuler les erreurs. Sophie Montel a expliqué qu’il fallait, je cite, « suivre la ligne de Marine Le Pen au doigt et à l’œil », adoptant ainsi la démarche d'un parti stalinien.

Marine Le Pen depuis 2011 n’a cessé de prôner l’ouverture, alors qu’elle n’a cessé de pratiquer l’épuration au sein de ses rangs. Après la mise à mort politique de son propre père, ce qui pouvait se comprendre néanmoins d’un point de vue stratégique, elle a marginalisé ses alliés, comme le SIEL de Karim Ouchikh poussé à la rupture, ou comme Robert Ménard, rabroué par Marine Le Pen lors d’un séminaire, et jusqu’à sa propre nièce, Marion Maréchal - Le Pen, qui a fini par renoncer ce mercredi à toute action politique pour quelques années, démissionnant de son mandat régional et se retirant des élections législatives, pour raisons familiales et aussi pour raisons politiques, sa ligne plus à droite étant rejetée durement par sa tante.

Si Nicolas Dupont-Aignan a soutenu Marine Le Pen au second tour, il conserve en revanche une farouche indépendance politique. Il sera sans doute confronté à ce qu’ont vécu les autres organisations. Le FN de Marine Le Pen n’accepte que des vassaux, pas des égaux.

Entourée de courtisans qui comme Loki auprès d’Odin lui suggèrent de bien mauvaises idées, étant victime d’un tropisme à gauche depuis de nombreuses années, elle n’écoute pas ceux qui auraient pourtant pu lui éviter bien des déconvenues. Aucun intellectuel n’a pu rester dans ou à côté du parti bien longtemps. L’indépendance d’esprit et une certaine insoumission caractérisent celui qui pense par rapport à celui qui agit.

Marion Maréchal Le Pen proposait d’adopter une ligne plus conservatrice sur le plan des mœurs, ce qui déplaît à la présidente 68-arde, une ligne plus chrétienne, alors que Marine Le Pen semble mépriser les religions, tant le catholicisme traditionnaliste que le paganisme, une ligne plus libérale et plus identitaire, donc moins anti-européenne, la présidente du Front National a préféré s’arc-bouter sur sa ligne de gauche. Il n’est toutefois pas absurde néanmoins de vouloir envoyer des signaux favorables à l’électorat populaire et aux ouvriers mais elle s'y est fort mal prise.

Un socialisme national « plus socialiste que le socialisme ».

Dans la forme de synthèse sociale-nationale qu’a proposé Marine Le Pen, la dimension identitaire est presque inexistante, ce qui fait que la principale différence entre le FN et le Front de Gauche s’est estompée. Or un « socialisme identitaire » ne signifie pas un alignement sur la démagogie marxiste. L’ouvrier français vote FN contre l’immigration et pas par « socialisme », même si une forme d’ethno-socialisme ne lui déplaît pas. Un socialisme d’exclusivité aurait pu de même lui plaire, s'il avait été bien expliqué. Or, comme le disait Dominique Venner, « il ne faut pas être plus socialiste que les socialistes ». Dans le couple social / national, c’est le national, au sens ethno-civilisationnel du terme, qui prime.

Pour réussir à récupérer l’électorat populaire de gauche et l’électorat plus bourgeois de droite, le ciment est le nationalisme identitaire, celui là même que Marine Le Pen a refusé au nom d’une conception civique de la nation, à la Habermas, que l’ex-chevènementiste Philippot a apporté dans son panier, ouverte aux « branches de l’arbre France » comme disait l’ancien mentor de David Rachline, ceux-là même contre lesquels ses électeurs traditionnels, y compris ouvriers, manifestent leur opposition.

Avec l’adhésion de la France à l’Union Européenne et les interdépendances économiques créées avec l’introduction de l’euro, ce nationalisme identitaire amènerait naturellement à se définir comme européen. Ce que Robert Ménard a parfaitement compris, mais ce que Marine Le Pen refuse de tout son cœur, au risque de dégoûter de nombreux électeurs de droite sans gagner d’électeurs de gauche pour autant.

Son socialisme fait fuir la droite, et son renoncement au nationalisme ne lui rallie pas la gauche, bien au contraire. Elle perd sur les deux tableaux. On ne peut récupérer droite et gauche qu’en les attirant par ce qu’ils ont en commun.

La ligne de Marion Maréchal Le Pen n’est pas meilleure que celle de Marine Le Pen en réalité. Le juste milieu aurait été sans doute plus habile, à la condition de rester ferme sur les questions migratoires et identitaires, en renonçant à l'europhobie, en choisissant la dédramatisation plutôt qu'une illusoire dédiabolisation.

Et l’avenir ?

Avec le départ de sa nièce, Marine Le Pen va s’orienter encore plus à gauche, avec Florian Philippot à ses côtés en situation de monopole idéologique, d’où son surnom en interne de « Raspoutine », donc persévérer dans  l’erreur. Il est probable que les législatives de juin 2017 ne seront pas aussi bonnes qu’elle l’espère. Avec 21,3% aux présidentielles, élection qui lui est généralement plus favorable, un score de 17% aux législatives ne serait pas surprenant. Elle n’aurait donc guère d’élus à part en Picardie. Il est difficile en outre de savoir quel sera l’effet démobilisateur sur son électorat du souvenir du débat du 3 mai, du résultat décevant du 7 mai, et du départ de Marion Maréchal Le Pen.

Quand on persévère dans l’erreur, on finit par y sombrer. Pourra-t-elle rompre avec ce cercle vicieux ? Qui sera le Pourichkevitch (symbolique) qui la libérera de son Raspoutine si celui-ci existe ? Un ripolinage de façade avec un nouveau nom mais la même dirigeante, les mêmes conseillers et la même ligne suicidaire ne servirait à rien.

Thomas FERRIER (Le Parti des Européens)

Note:

(1) Le vote contre le traité "constitutionnel européen" de 2005, rejeté à près de 56%, coalisait des électeurs aux motivations très variées, dans un contexte spécifique, avec un président Chirac usé au bout de dix ans de pouvoir. Imaginer reproduire cette synthèse circonstancielle en la comprenant de travers comme le rejet de l'idée européenne ne peut réussir. Le même contresens a lieu concernant le "brexit" qui démontre plutôt le rejet des élites britanniques et de l'immigration qu'un véritable rejet de l'Europe, et même de l'Union Européenne.

Commentaires

Macron non plus, ce type c'est le vide sidéral, il n'a que des slogans creux et mensongers, en réalité le Pen très médiatisée à servi d'épouvantail pour racoler les voix qui manquaient à Macron, c'est très probablement le dernier sursaut europeiste, Asselineau sera le prochain présidant de la République, vous verrez.

Écrit par : Benoît | 16/05/2017

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Asselineau ? Encore un énarque. A fait 0,9% des voix en 2017. Sa ligne est calamiteuse, ses chances sont (objectivement) nulles.

Vous êtes sur ce blog chez de vrais européistes, ceux qui veulent vraiment unir les Européens (Islande => Russie). Macron n'a rien d'un européiste.

Pour un vrai européiste, l'Europe est une finalité. Pour un mondialiste, c'est une étape. Rien à voir.

Bien cordialement.

Écrit par : Thomas FERRIER | 17/05/2017

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Je vous ai encore bien énervé :-D ))) Pour le moment l'Europe et Macron mènent à l'invasion migratoire de pseudos-réfugiés http://www.dreuz.info/2017/05/18/lhorreur-une-video-parrainee-ue-montre-une-bonne-fee-amenant-des-migrants-sur-un-tapis-volant/?utm_content=buffer92c77&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer
Concernant Asselineau et qu'on voit le parcours de Farage qui était également à 1% je pense que ça peut rapidement changer de donne, d'autant plus que les membres de l'UPR montent exponentiellement.

Écrit par : Benoît | 18/05/2017

Justement, parlons de Farage. L'arnaque politique par excellence.

Écrit par : Thomas FERRIER | 19/05/2017

Il est énarque donc "tout est dit".

Écrit par : Thomas FERRIER | 19/05/2017

@ Benoit

Macron est néanmoins d'une habilité remarquable, qui réussit pour l'instant à composer une force politique centrale, d'une grande cohérence idéologique interne, en attirant vers lui, après les avoir excisés méthodiquement des formations de moins en moins cohérentes auxquelles ils appartenaient, les anciens jupéistes et les anciens rocardiens, auxquels s'ajoutent aussi d'ailleurs les anciens centristes.

Cette nouvelle force centrale sociale-démocrate-libérale-mondialiste, qui se dépeint aussi sous les couleurs du progressisme sociétal et de l'européisme, pourrait rejeter vers les périphéries du paysage politique tous les populismes rétrogrades, irrationnels et par trop désaccordés aux réalités de notre monde complexifié au possible (souverainisme infinitésimal, nationalismes europhobes, gauchisme socio-économique, etc.).

Cette recomposition pourrait aussi laisser un espace politique et idéologique très large à une nouvelle expression politique symétriquement opposée et non moins cohérente : une offre authentiquement conservatrice et populaire propre à traduire et à incarner les aspirations, les sentiments ainsi que les intérêts profonds des sociétés (enracinement, conservation, transmission, etc.)

La balle est donc dans le camp du LPE !

Écrit par : anton cusa | 17/05/2017

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@ Benoît,

Votre énarque souverainiste desséché est pourtant un bien petit joueur lorsqu'on le compare à cet ectoplasme de l'ère glaciaire puant des kilomètres à la ronde le fiel de l'homme du ressentiment :

https://www.youtube.com/watch?v=00cYBUfZ8xo

Pierre Yves Rougeyron Curée de campagne 8.

Le système doit bien jubiler en voyant de tels opposants !

Écrit par : anton cusa | 19/05/2017

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Comme je l'avais prédis et expliqué il y a un peu plus d'un an que l'Europe centrale se rebifferait contre l'autorité de Bruxelles https://visegradpost.com/fr/2017/05/21/leurope-centrale-et-orientale-reunie-a-varsovie/ et que les pays qui composent cette partie de l'Europe n'accepteraient jamais une seconde Union Soviétique qui leur dicte leur politique, eh bien voilà c'est fait, si Macron et toute sa clique de despotes éclairés continuent d'attaquer les polonais, les hongrois et les tchèques ils verront ces pays quitter l'UE d'une manière plus abrupte que la Grande-Bretagne, ça pourrait même tourner en conflit militaire entre les deux Europe, je connais les polonais, et concernant les tchèques ils n'accepteront jamais le retour d'une dictature impériale qui occupe leur pays, c'est un peuple d'un très haut niveau d'intelligence, voyez le récent interview de Vaclav Klaus concernant l'UE et l'immigration imposée https://www.youtube.com/watch?v=lWCr2w3V31g&t=41s

Écrit par : Benoît | 21/05/2017

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Benoît,

Les Européens du Centre et de l'Est critiquent l'UE pour de tout autres raisons que celles invoquées par les tenants Ouest-européens de votre souverainisme nostalgique et désincarné. Un Orban sera toujours infiniment plus sensible à l'idée d'une profonde parenté anthropologique et civilisationnelle pan-européenne que ne le seront jamais Asselineau, MLP, Philippot, May et autres Mélanchon. Vos fossiles dégénérés sont de bien piètres politiques, tout uniment incapables de prendre la juste mesure des choses pour anticiper les menaces existentielles communes qui pèsent sur les Européens : islam politique renaissant et ses vecteurs ethno-démographiques en Europe de l'Ouest, montée inexorable du colosse chinois, explosivité migratoire volcanique des profondeurs de l'Afrique, etc.

Écrit par : anton cusa | 22/05/2017

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Orban n'a aucune intention de quitter l'Union Européenne. Il lui désobéi ouvertement sur la question migratoire mais les menaces de sanction contre lui sont théoriques. C'est comme face à la Turquie ou face aux USA. La commission européenne est un cabot édenté qui grogne.

Poutine, Orban et les autres défendent à leur façon, pas toujours bonne, l'Europe authentique, pendant que Juncker et Tusk se couchent devant le mondialisme, l'atlantisme (idem Kaczynski cependant) et le dogme multiculturaliste.

Écrit par : Thomas FERRIER | 22/05/2017

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Si, si, les pays de l'est préparent leur sortie éventuelle de l'UE, le Viségrad est justement renforcé pour préparer ce plan B, si on leur impose encore des immigrés et des mesures d'austérité ils sortiront de l'UE, ils s'y préparent , il y a les eurosceptiques de type Orban mais d'autres partis anti-européens sont aux portes du pouvoir dont les médias taisent leur montée, les gouvernements corrompus pro-européens d'Europe de l'est sont sous pression, ils savent que ça ne se passera pas comme en France avec sa population formatée depuis trois générations à l'européisme funeste et autodestructeur dés l'école, en Pologne, en Roumanie, en Hongrie un soulèvement violent contre le pouvoir reste possible.
Côté occidental on entretient de faux sondages, même en Belgique où est implanté le siège de la dictature européenne le vent tourne, voici http://plus.lesoir.be/87228/article/2017-03-24/60-ans-apres-le-traite-de-rome-69-des-belges-decus-par-le-projet-europeen
Et l'autre europhile Macron ne sait plus quoi faire pour faire croire qu'il est soutenu par les français http://www.arretsurimages.net/breves/2017-05-24/Investiture-foule-la-com-de-Macron-preferait-les-plans-serres-id20649 c'est le retour des méthodes soviétiques et nord-coréennes pour faire croire que les populations veulent s'unir dans "le grand rêve" européen, en réalité un cauchemar impérial suicidaire occupé à ruiner l'économie et détruire les peuples et nations.

Écrit par : Benoît | 26/05/2017

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Aucun risque de sortie de l'UE pour ces pays. Ce sont des menaces en l'air et des effets d'annonce. Suite au brexit, tout cela ne tiendra pas une seule seconde.

La comparaison avec l'URSS est ceci dit infondée et ne témoigne pas d'une connaissance rigoureuse de l'histoire.

Écrit par : Thomas FERRIER | 26/05/2017

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On verra ;-) rendez-vous dans 10 ans, je pense que d'ici là beaucoup de choses dans l'esprit des gens seront définitivement transformées et classées, de nos jours qui pense encore à l'URSS? Déjà aux abois lorsque je l'ai visitée en 1979 et ne tenant qu'à la propagande et à une structure qui semblait immuable, 19 après contre toute attente s'en était quand-même fini, l'UE est un concept obsolète et utopique comme le fut l'URSS, les impératifs économiques, sociaux et identitaires finiront par avoir sa peau.

Écrit par : Benoît | 26/05/2017

Voici le parti http://spd.cz/ qui sortira la Tchéquie de l'UE, il est l'équivalent de l'Ukip anglais, du PVV néerlandais et de l'UPR d'Asselineau, et chez nous nous avons le PP belge bientôt
4 ème parti de la région francophone http://partipopulaire.be/ qui est lié au niveau européen à l'Ukip, vous remarquez d'ailleurs les couleurs sont les mêmes, vous sous-estimez les forces anti-européennes, certaines sont plus radicales comme l'UPR et le PVV, d'autres avancent à pas de velours pour ne pas effrayer les citoyens endoctrinés à l'Européisme.
Concernant Macron il ne représente que 20% des français, l'abstention était importante, il a eu les votes et le soutien des cartels bancaires et industriels de type multinationales (mais pas des PME), les votes des musulmans et le vote des parasites de la sécu afro-français, ainsi que les votes de l’extrême-gauche immigrationniste tombée dans le piège tendu par l’establishment, c'est à dire mettre MLP en avant dans les médias pour associer le frexit à l’extrémisme et faire de l'ombre aux partis authentiquement anti-européens qui eux sont sous-médiatisés, or les extrémistes et les nationalistes ce sont les europhiles, étant belge je passe de temps à autre devant les bâtiments européens, avec leur architecture exsangue flanquée de drapeaux européens omniprésents on croirait passer devant une bâtisse dictatoriale de l'ère soviétique.
Les gens sont malades de l'endoctrinement européen, comme en ex URSS ça relève d'une névrose collective organisée par le pouvoir médiatique pro-européen, on a mis dans le crâne des gens une imagerie et des réflexes psychologiques qui associe l'indépendance et le souverainisme au nationalisme, être indépendant et patriote fait de vous un raciste, un égoïste et un fauteur de guerre, c'est le message que les communicants professionnels de l'UE mettent dans la tête des citoyens, aussi ridicule que ce soit malheureusement ça fonctionne, j'ai sondé assez de personnes pour me rendre compte du côté névrotique de l'europhilie, l'UE est devenu une véritable secte, une nouvelle religion, tout pas en dehors est devenu tabou, l'UE et la scientologie relèvent du même mécanisme, en somme des marchands de bonheur construit sur des pseudo-analyses et des pseudo-révélations, destruction de la personnalité et de l'identité, chez les soviétiques outre l'identité ils avaient en plus tentés de détruire l'instinct de propriété.
Et ce qui est dingue c'est que les pro-européens provoquent l'exact contraire du résultat escompté, pour dire le fanatisme de cette nouvelle idéologie.

Écrit par : Benoît | 27/05/2017

Toute la fachosphère le dit: Marine ne doit plus incarner l'espoir patriote, pas plus que le FN.

Écrit par : yoananda | 26/05/2017

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Oui, c'est terminé aux yeux de beaucoup. Elle doit arrêter et se consacrer à sa famille.

Écrit par : Thomas FERRIER | 26/05/2017

Excusez-moi mais les fachos ce sont les pro-européens.

Écrit par : Benoît | 27/05/2017

Voici pourquoi il faut mettre fin à l'Union Européenne, ce désastre est rendu possible par les fonctionnaires corrompus de Bruxelles —> https://vimeo.com/141903495 qui favorisent les lobbys,
mais ces mafieux n'ont pas encore réussis à imposer cette monstruosité dans les super-marchés polonais, ce seul exemple résume à lui seul à quoi mène l'Europe unie politiquement.

Écrit par : Benoît | 27/05/2017

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Désolé mais la comparaison entre l'UE et l'URSS est franchement sans fondement. On est dans la mythologie, pas dans l'analyse sérieuse.

Et l’État français est encore épargné comme à chaque fois de ses véritables responsabilités quand on accuse l'UE de tous les maux.

Sinon, en URSS, le nationalisme grand-russe dominait totalement la société, qui était très conservatrice par ailleurs.

Le frexit est je le maintiens une mauvaise réponse et un faux problème. L'UE actuelle est impotente or un impotent ne dirige personne, et ne commande personne. Derrière la commission et les deux conseils, ce sont les États et les gouvernements. Voilà les vrais responsables et coupables.

Écrit par : Thomas FERRIER | 27/05/2017

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"démosthénisme" j'ai même pas trouvé votre définition sur internet, lorsque je cherche je tombe soit sur vous soit sur de vieux ouvrages qui m'en disent pas davantage, c'est assez comique lol...

Bon, j'aurai encore agrémenté votre blog d'une voix dissonante, rien de tel pour le rendre encore plus intéressant.

Écrit par : Benoît | 28/05/2017

@Benoît

A vous lire - sans vouloir vous manquer de respect - je suis d'abord rassuré. Je me dis qu'avec de telles élucubrations face à eux, les défenseurs (dont je suis) d'une Europe unie, enracinée et forte ont peu de soucis à se faire. Un argumentaire serein, pragmatique et convaincu devrait aisément avoir raison de vos diatribes et incantations (et de celles de ces individus auxquels vous vouez votre admiration).

Puis, très vite, une angoisse me prend en me rappelant que, vous avez raison, une majorité de nos concitoyens pensent comme vous. Quand je dis "pensent", j'entends "croient", et non "raisonnent". Car de raisonnement il n'y a point. Les tenants du lavage de cerveau sont bien de votre côté. Vous nous montrez à quel point un discours simpliste est efficace. Vous confondez identité et esprit de clocher. Votre vision est digne de celle du journal de 13H de TF1 (j'ignore quel est l'équivalent belge). Votre argumentaire est digne d'une conversation de comptoir. Et c'est grâce à des électeurs comme vous que le projet d'une Europe politique avec de vrais pouvoirs n'arrive pas à voir le jour. Puisque, contrairement à ce que vous prétendez, l'Union européenne a fort peu de pouvoirs.

J'ai cependant une question à vous poser: de quoi tentez-vous de nous convaincre? Il ne vous aura pas échappé que ce blog rassemble des européistes. Alors, à moins de trouver intéressant de venir parler poker dans un club d'échecs, je suppose que vous avez quelque chose à défendre. Ou alors vous êtes comme les politiciens que vous chérissez, tel ces fantastiques Nigel Farage et Boris Johnson, qui, une fois avoir réussi, à leur grande surprise, à "foutre la merde" (pardonnez-moi cette familiarité), se sont empressés de décamper de peur d'avoir à proposer une voie à suivre.

Quelle est donc la voie que vous proposez?

Écrit par : vinayaka | 28/05/2017

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Vous dites " Ou alors vous êtes comme les politiciens que vous chérissez, tel ces fantastiques Nigel Farage et Boris Johnson, qui, une fois avoir réussi, à leur grande surprise, à "foutre la merde" (pardonnez-moi cette familiarité), se sont empressés de décamper de peur d'avoir à proposer une voie à suivre."

Non monsieur, vous êtes tombé dans le piège du bashing anti-Farage de journalistes gauchistes mal informés, si vous étiez bien renseigné sur les mœurs politiques d'outre-manche vous auriez pu prendre connaissance qu'il est de tradition britannique qu'après accomplissement de la mission politique vous quittiez vous fonctions par signe de respect pour les électeurs, dans ce pays on n'aime pas les politiciens parasites (comme au parlement européen) qui font carrière, au parlement de Bruxelles certains députes sont en poste depuis près de vingt ans, un scandale, insupportable pour un esprit britannique.

Écrit par : Benoît | 28/05/2017

La voie que je propose est une Europe des états indépendants dotés de leurs monnaies nationales et de leurs cultures socio-économiques propres, le parlement européen doit perdre tout pouvoir et être remplacé par un sommet de type ligue arabe, certaines choses pourront être mises en commun, par-exemple défendre des valeurs culturelles et civilisationnelles propre aux européens, ce sera aussi le lieu où seront débattus la coopération économique et le degré de facilité de déplacement transfrontalier, en tant que belge je suis par-exemple pour un retour au groupe Benelux qui fut une nécessite historique et économique, malheureusement il a été phagocyté par les européistes pour lui ôter l'origine de son rôle initial, ils ont instrumentalisé cet ensemble à des fins de propagande européenne, en réalité les hollandais, les belges et les luxembourgeois ont une histoire commune qui remonte au 14ème siècle et un tissus économique commun tout aussi ancien (malheureusement les français nous ont piqués le nord Pas de Calais et Lille, très anti-français à l'époque, qui appartenait à cet ensemble belgeois, nom initial des habitants des Pays-Bas du 16ème siècle correspondant au Benelux).
Certains pays auront des facilités transfrontalières naturelles, par-exemple France, Italie et Espagne, ces trois pays aux échanges économiques traditionnels de type latin et méditerranéen peuvent avoir des frontières plus au moins ouvertes.
L'ouverture des frontières et des échanges entre certains pays devront correspondre à une réalité économique, historique, ethnique ou linguistique.
Cette disposition d'une Europe des peuples est beaucoup plus profitable et créative, chaque pays devient un laboratoire de la cité et de la vie en société, les hollandais par-exemple savent développer un art de vivre et de tolérance qu'un français serait incapable de comprendre ni de donner naissance, mettre ces deux pays dans le même ensemble politique dirigé par des fonctionnaires idiots et profiteurs est un gâchis, l'agriculture française et l'art de manger est actuellement assassiné par les despotes de Bruxelles, un hollandais ne pourra jamais apprendre d'un français l'art de la table, l'Unification politique européenne est pour moi un suicide, un nivellement par le bas, une uniformisation austère à la soviétique, encore de nos jours malgré la disparition de l'URSS on bouffe les mêmes truc en Arménie, en Lituanie et au Kazakhstan, c'est lentement que ces peuples ex-soviétiques retrouvent leurs richesses culturelles après plus de 70 d'unification politique artificielle.

Écrit par : Benoît | 28/05/2017

@ Benoît

Votre vision est celle de la division impuissante fétichisée. Nous ne sommes plus au XIXème siècle où 25% de la population mondiale était européenne. Vous voulez retourner dans un cadre qui vous interdit le pouvoir, alors que le parlement européen peut offrir des points d'entrée utiles.

Par ailleurs, UKIP et le FN n'ont jamais réussi à peser ailleurs qu'au parlement européen. Au parlement national, ils n'ont jamais eu que quelques élus tout au plus. C'est très significatif. Ils vivent grâce à une UE qu'ils fustigent. C'est hypocrite et malhonnête intellectuellement.

Vous nous proposez une nouvelle version du congrès de Vienne de 1815. Cela n'a pas marché à l'époque et ça ne marchera pas. La gangrène est au niveau de chaque état, l'UE n'étant qu'un club dans lequel tous les membres nationaux pensaient pareil au départ.

Vous ne voyez que des différences là où il n'y a que des convergences. Vous prêtez une logique holiste à des pays européens qui ont les mêmes problèmes et sont confrontés aux mêmes maux.

L'Europe doit être totalement ouverte vis à vis de l'intérieur et totalement fermée vis à vis de l'extérieur. Tout simplement. Les convergences économiques viendront naturellement s'il y a un pilote dans l'avion, en clair s'il y a un Etat européen. Pas besoin d'abandonner l'euro au prix d'un coût exorbitant et stérile, on le conserve.

Le démosthénisme mène irrémédiablement au macédonisme. La division de l'Europe sert ses ennemis.

Désolé mais ce que vous proposez n'a pas fonctionné. Et ne peut pas fonctionner. De la division naîtra nécessairement l'échec. C'est le nihilisme européen dénoncé par Nietzsche, l'incapacité à penser l'Europe unie alors qu'il y a urgence.

Bien cordialement.

Écrit par : Thomas FERRIER | 28/05/2017

Benoit
Combien il a fait au dernier scrutin votre énarque étatiste, europhobe paranoïaque grotesque, régulièrement invité de Radio-Beur, afrotrope niant la realité du Grand Remplacement?


0,9%.

Écrit par : Bruno | 28/05/2017

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Asselineau a été écarté des médias pendant 10 ans, mais le mur de l’establishment médiatique europhile qui tente de le faire taire vient d'être brisé, vous verrez aux prochaines élections. Ils ont tenté de faire taire Farage, lui aussi était à 1%, en fin de compte il a quand-même remporté la victoire et réussi à rendre à son pays sa démocratie.

Écrit par : Benoît | 28/05/2017

Je reprochais à Asselineau sa négation du grand remplacement, cependant le reste de son programme est tellement profitable que je lui accorde un joker, cela dit j'ai bien écouté ses déclarations, je pense qu'il n'est pas idiot, il a sensiblement rectifié le tir en laissant entendre que le flux migratoire doit être soumis à une régulation selon les besoins, cela dit toujours est-il que le grand remplacement est actuellement organisé par l'Union Européenne, beaucoup de pays ont en matière migratoire les pieds et poings liés à cause des traités de Maastricht.

Écrit par : Benoît | 28/05/2017

Asselineau est un énarque dont le frère est un grand ponte d'une loge. Il est donc un pur produit du système. Qu'il n'ait pas eu d'accès médiatique, et alors ? Moi non plus, et j'y travaille pour que cela change.

Farage était sur une ligne politique sur laquelle il était seul. Pour un gain politique misérable au final après le brexit. Tout ça pour ça... Le brexit étant une arnaque intégrale, il n'a rien remporté et n'a certainement pas rétabli la démocratie au Royaume-Uni. Bien au contraire.

Et non, le "grand remplacement" est promu par les États depuis 1946, bien avant toute CEE ou toute UE. L'Etat britannique en tête d'ailleurs.

Il faudra quand même une fois pour toutes le comprendre, l'immigration est un prérogative nationale, pas communautaire. Schengen gère les flux à l'intérieur de l'Europe et est quasi impuissant à l'extérieur, puisque cette gestion est laissée aux états membres frontaliers, dont l'Italie, où le Vatican joue un rôle délétère en ce domaine.

Écrit par : Thomas FERRIER | 28/05/2017

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