01/01/2016
L'idole déchue. A propos de la déchéance de nationalité

Depuis une bonne semaine, François Hollande n'est plus l'idole des médias, le chouchou de la franc-maçonnerie. Dernier exemple en date, à l'émission "c'est dans l'air" de ce vendredi 1er janvier, c'est Roland Cayrol qui s'est montré le plus critique envers le président, le traitant de prétentieux pour s'être dit "fier des français".
Que s'est-il passé? Simplement François Hollande a confirmé son projet constitutionnel, ouvrant la déchéance de nationalité à des binationaux, y compris ceux nés en France, condamnés définitivement pour des actes de terrorisme. Son premier ministre Manuel Valls a même ajouté qu'il irait jusqu'au bout. Car faire autrement eût été difficile, alors que le projet avait été solennellement présenté devant les deux chambres réunies à Versailles.
Simplement la cohorte des journalistes flatteurs n'a pas réussi à prendre le troisième virage qu'on lui imposait. Elle avait manifesté beaucoup de zèle pour expliquer une mesure qui allait contre les déclarations de son promoteur sur le sujet quand il s'opposait à Nicolas Sarkozy, louant l'habileté politique d'une manoeuvre qui allait asphyxier la droite et qui allait réunir tout le peuple derrière le président. Ensuite, lorsqu'il apparaissait que l'idée serait abandonnée, cette même cohorte avait manifesté autant de zèle pour louer la clairvoyance d'un socialiste soucieux des équilibres.
Si le troisième virage était si difficile à prendre, c'est que le virage précédent --- le virage implicite de l'abandon du projet --- ramenait la majorité dite socialiste sur son terrain idéologique coutumier.
Voyons de plus près le sens de cette déchéance. Ce n'est pas son efficacité qui est en jeu. Elle ne sera guère applicable qu'à des terroristes qui auraient manqué leur action suicidaire et après des années de procès. Autrement dit elle ne sera peut-être même jamais appliquée. C'est le symbole qui est en cause. Or quel est ce symbole?
Bien sûr, aux yeux de certains qui comme Hervé Mariton prônent le droit du sang, la nationalité française ne signifie plus grand chose. Dans ces conditions, débattre de sa déchéance présente peu d'intérêt. Cependant il a été dit un certain nombre de choses justes de la part des adversaires de cette mesure.
Elle allait diviser les français; elle portait un coup de canif au processus de naturalisation par le "sol". Il se trouve que ce n'est pas faux, même si les arguments pour arriver à cette conclusion n'ont jamais été avancés.
Quel est le profil d'un binational né en France? C'est quelqu'un qui était déjà porteur d'une nationalité héritée. On lui a conféré, de par sa naissance sur le sol français, une nationalité qu'il n'aura jamais eu à demander et pour laquelle on n'a pas cherché à savoir si elle avait sa préférence. Peut-être va-t-il jusqu'à la mépriser, la honnir. Quelles que soient les bonnes raisons - comme la réponse à des actes de guerre contre le pays lui ayant donné un passeport - de prononcer la déchéance de nationalité, ce sera une façon de reconnaître que la nationalité française a été donnée bien à la légère dans ce cas.
Celui qui ne dispose que de la nationalité française peut être un ennemi de France tout aussi résolu. Qu'il soit français depuis plusieurs générations ou qu'il ait hérité sa nationalité de quelqu'un en faisant peu de cas, c'est - dans les circonstances actuelles - à l'état français de le juger et le punir comme un traitre. Le binational déchu sera peut-être mieux traité, puisqu'il pourra être considéré comme un simple ennemi.
Autrement dit, la mesure projetée ne discrimine-t-elle pas négativement une partie de la population, au contraire. Elle lève le voile sur le caractère éminemment discutable d'un processus d'acquisition de la nationalité, que nos prétendues élites politico-médiatiques classent parmi leurs "valeurs". C'est cela qui est intolérable et qui justifie qu'on se batte jusqu'au bout contre un projet qu'un politicien cynique a concocté en croyant améliorer son image.
Pierre EISNER (PSUNE/LBTF)
19:53 Publié dans Analyses, Communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : déchéance, nationalité |
Répondre au défi identitaire par une réponse identitaire européenne

Les élections européennes en 2014 l’ont prouvé et désormais chaque élection en Europe l’illustre. L’Europe est confrontée à un double défi, faire face au mondialisme et maîtriser les réactions identitaires légitimes qu’il engendre. La montée des populismes centrifuges, qui portent une critique souvent juste des faiblesses et lacunes de l’Union Européenne actuelle mais sont en revanche incapables d’apporter une réponse crédible, autre qu’un illusoire « retour en arrière », est l’un des symptômes de la maladie, même si elle n’en constitue aucunement le remède. Que ce soit à l’extrême-gauche (Podemos, Syriza…), par démagogie socialisante, ou que ce soit à l’extrême-droite (Front National, UKIP), par démagogie nationalisante, ou un peu entre les deux (Mouvement 5 Etoiles), l’une comme l’autre rencontre des succès de plus en plus significatifs selon les pays. Mais l’exemple de Syriza en Grèce, qui a appliqué exactement le programme contre lequel il avait été élu, a montré ce qu’il fallait en penser. Et l’échec au second tour des élections régionales d’un FN auquel on promettait la tête de deux à trois régions, et qui n’en obtint finalement aucune, l’illustre également. Même confrontés à la disette économique ou au drame migratoire, de nombreux électeurs ne font pas confiance à ces partis, même s’ils sont de plus en plus nombreux à leur apporter de nouveaux suffrages. Ils voient bien que ces partis représentent une réaction logique au système en place mais pas une véritable alternative. Il ne suffit pas de se définir par opposition à ce que l’on dénonce mais aussi de proposer une voie à suivre pour y remédier et qui ne saurait être de restaurer la situation antérieure, qui a pourtant amené à la situation actuelle. La rupture avec un modèle en échec doit en effet être totale. Or cette alternative aujourd’hui n’existe pas encore.
Le défi identitaire, c’est la capacité de réussir à prendre en compte les aspirations identitaires légitimes des Européens, qui ont raison de s’insurger contre ce multiculturalisme qu’on veut contre leur gré leur imposer, tout en se plaçant dans un cadre propice à vaincre le mondialisme. Ce cadre naturel d’action, c’est l’Europe, qu’il ne faudrait toutefois pas confondre avec l’actuelle Union Européenne, qui n’en est qu’une maquette imparfaite et qui est contaminée par les mêmes maux qui assaillent chaque Etat européen pris séparément. Car c’est non seulement l’identité de chaque peuple européen qui est menacée mais l’identité même de l’Europe entière, cette profonde et commune parenté de peuplement et de culture qui est nôtre, qui est en danger de mort. Et seule l’Europe, qui pour nous va de l’Islande à la Russie et ne se limite aucunement aux 28 Etats membres de l’UE, a les moyens réels, la masse critique nécessaire, pour résister dans un premier temps et pour contre-attaquer dans un second temps. On peut contraindre un peuple à se soumettre mais on ne peut pas contraindre tout un continent. Le mondialisme sera vaincu au niveau européen ou ne le sera pas et nous emmènera alors au tombeau. Le nationalisme classique ne sera pas capable de l’en empêcher et sera même un des instruments du mondialisme pour neutraliser la véritable alternative que nous devrions lui opposer. Ce nationalisme divise inutilement ceux qu’il devrait au contraire tenter d’unir, d’autant plus qu’il n’a pas renoncé aux lubies universalistes de ses adversaires. Seul un « nationalisme européen », c'est-à-dire un « européisme identitaire », la mise en place d’un mouvement continental de rassemblement des Européens au-delà des cadres nationaux historiques, le pourra.
Nous devons incarner cet embryon de rassemblement identitaire continental, donc européen, bâtir le parti de tous les Européens, mais rien que d’eux, destiné à répondre à la crise civilisationnelle que nous vivons et capables d’y faire face. Nous aurons besoin de tous les Européens lucides pour vaincre un si grand ennemi, ce mondialisme d’autant plus redoutable qu’il est aidé par de nombreux idiots utiles, naïfs sans cervelle ou nostalgiques incapables de notre propre peuple, et surtout soutenu par toute « notre » classe politique ou presque, sans compter le « peuplement de substitution » destiné à nous faire disparaître de l’histoire.
Ce parti d’union de tous les Européens aura comme mission de bâtir l’Etat Européen Unitaire (EEU), seul outil capable de nous permettre de guérir notre civilisation, et de remettre en cause toutes les politiques suicidaires mises en place depuis au moins 70 ans par « nos » gouvernements, notamment en matière d’identité et/ou de nationalité.
C’est à l’échelle européenne et à cette échelle uniquement que le mot « souveraineté » a encore un sens. Au niveau des (anciennes) nations, c’est devenu un mot-fétiche, une idole de papier. Car il n’y a pas de souveraineté sans puissance, et pas de puissance sans Europe Puissance.
Le PSUNE (notre parti) a toujours eu cette vocation et c’est pourquoi il doit réaliser d’urgence une indispensable mutation. Nous y sommes résolus. Un changement de nom d'usage d’abord qui passera par l’abandon de termes trop idéologisés, comme celui de « socialiste », qui est désormais inaudible. Un changement graphique ensuite. Un emblème/logo suffisamment simple tout en étant symboliquement fort pour représenter cette Europe régénérée à laquelle nous aspirons, tout en conservant cette stratégie de renversement de l’Union Européenne de l’intérieur, de « réorientation identitaire » de l’UE afin qu’elle devienne l’antichambre de la grande nation qu’est et a toujours été au fond d’elle-même l’Europe. Notre Europe n’est pas l’UE actuelle, mais l’UE telle qu’elle aurait dû être et telle qu’elle devrait être. Elle se reconnaît dans ses symboles (drapeau, monnaie, hymne) mais pas dans ceux qui prétendent les incarner. En réalité nous jugeons les « européistes » de Bruxelles illégitimes dans ce rôle. Ce sont des faussaires de l’idée européenne. Nous seuls devons assumer et incarner l’idée européenne dans son authenticité, c'est-à-dire au service de l’Europe et des Européens d’abord, de l’Europe et des Européens ensuite et de l’Europe et des Européens enfin !
Nous invitons en conséquence tous ceux qui sont attachés à l’identité charnelle de l’Europe et à l’identité charnelle de chacune des plus petites patries qui la composent, à nous rejoindre afin qu’ensemble nous puissions représenter un môle de résistance puis de reconquête de l’Europe par les Européens eux-mêmes, contre tout ce et tous ceux qui nous nient en tant que peuple, que civilisation ayant droit à sa pérennité identitaire. L’unité de l’Europe est destinée à notre salut et ne saurait être une fin en soi, mais le moyen de notre renaissance. Nous voulons être à nouveau des Européens maîtres chez nous, maîtres à nouveau de notre destin, avec des dirigeants qui agissent pour notre bien au lieu de nous trahir. Cela passe par notre unité, unité combattante d’abord, unité politique ensuite. Avant de forger la Nation Europe, forgeons le peuple européen par la lutte commune contre tous ceux qui veulent notre commune disparition.
L’Europe unie et identitaire sera notre plus belle conquête et le chemin pour y parvenir notre plus belle aventure. Partageons la.
Thomas FERRIER (PSUNE)
Remarque importante : nouveau nom d'usage et nouveau logo vous seront révélés prochainement dans le cadre de notre « plan de communication » 2016. Ceux qui partagent déjà notre combat en sont naturellement membres de droit. Cette mutation est de forme et non de fond. Un nouveau programme modernisé sera également lancé.
19:27 Publié dans Editoriaux, Institutions européennes, Programme du Parti des Européens | Lien permanent | Commentaires (3) |
2015 : année du drame identitaire et de l’autisme gouvernemental.

Les mots-clé de 2015 en France, c’est « Charlie », « Bataclan », « Front National » et « Corse ». Le mot-clé de 2015 en Europe, c’est la crise migratoire. Tous ces mots illustrent à eux seuls l’effondrement du système politique en place depuis 1945, et depuis 1990 pour ce qui concerne l’Europe centrale et orientale. A l’affrontement entre un bloc atlantiste et un bloc soviétique a suivi la domination sans partage du mondialisme né de la victoire finale du premier camp sur le second. Ce mondialisme d’essence totalitaire, reposant sur un certain nombre de mythes et de (non-)valeurs, et notamment sur le caractère positif des phénomènes migratoires contemporains, a engendré en conséquence des réactions identitaires, certaines légitimes et d’autres qui le sont moins.
Les dirigeants d’Europe occidentale l’ont tous à un moment ou à un autre reconnu. Le modèle multiculturaliste (« multikulti ») a échoué sur toute la ligne. Il ne pouvait en être autrement. Promu uniquement par une classe politique sans cervelle, ou corrompue moralement, il n’a jamais reçu l’assentiment des peuples, bien au contraire. Cette idéologie de l’hyper-classe est même totalement déconnectée du réel.
Jusqu’à présent, le système en place taisait ses méfaits ou les présentait même contre tout bon sens comme des vertus. Malgré les émeutes de 2005 en France et celles de 2010 au Royaume-Uni, et malgré les évènements tragiques de l’année 2015, il maintient ses postulats de principe. Il ne veut pas reconnaître son impact en matière de criminalité, préférant cacher le nom des coupables alors qu’il n’a pas d’état d’âme à afficher le visage des victimes. Tout l’appareil étatique et tous les media, dont la veulerie quotidienne montre qu’ils sont à sa botte, ce qui est indigne dans une prétendue démocratie, assènent les « vérités » d’une caste protégée dans ses tours d’ivoire ou du moins qui se croit protégée. Quant aux victimes de cette barbarie d’importation, qu’on ose nous présenter comme endogène, elles ne comptent pas, une fois qu’a eu lieu l’instrumentalisation de leur mort par un pouvoir en berne dans les sondages mais sans scrupule.
Il suffit de songer à la façon dont les migrations clandestines massives que l’Europe subit, et de manière démultipliée en 2015, sont traitées par le pouvoir politico-médiatique. Au lieu de se prémunir contre des flux migratoires non désirées, de mettre en place des dispositifs dissuasifs, nos gouvernants ne font rien. Ils déplorent parfois le phénomène, tout en prônant un fatalisme démoralisateur, mais préfèrent culpabiliser les Européens, leur faisant porter le poids d’une responsabilité qui n’est pas la leur. Angela Merkel (CDU) a même tenu un discours suicidaire en évoquant un devoir moral justifiant d’accueillir concrètement n’importe qui sur le sol allemand pour peu qu’il se présente comme un « réfugié ». Alors qu’une extrême minorité parmi les personnes concernées, et notamment les chrétiens de Syrie et d’Irak, pourrait concrètement être considérée comme menacée au point de devoir tout abandonner, et ce sont ceux d’ailleurs qui n’ont reçu aucune aide, les autres profitent du laxisme de nos dirigeants pour s’engouffrer dans la brêche. Leur motif est purement économique et d’ailleurs l’appel du patronat allemand en leur faveur ne doit pas tromper.
En outre, au nom de quoi il serait le devoir de l’Europe de payer le prix des égarements coupables du Moyen-Orient. Pourquoi les richissimes pétro-monarchies du Golfe Persique ont-elles le droit de les refuser, et d’ailleurs ceux-ci ne cherchent même pas à se présenter à leur porte, mais que les Européens n’auraient pas le droit en revanche de leur indiquer la leur ? Mais ce droit, on leur refuse, on nous le refuse. Nous devons subir et avec le sourire ce que nous sommes en droit et que nous devrions même être en devoir de refuser. Et pour nous contraindre à accepter cette injustice, des images extraites de la propagande turque sont exploitées pour nous culpabiliser davantage. Voilà Hollande et Merkel contraints par leur lâcheté de « négocier » en position de soumission avec le tyranneau d’Ankara pour que celui-ci veuille bien garder sur son territoire plusieurs millions de migrants. Pourtant ce n’est pas Poutine, qu’on sanctionne économiquement, qui encourage bien au contraire les fous d’Allah de l’Etat Islamique, mais bien Erdogan. Mais c’est avec ce dernier qu’on pactise à coups de milliards d’euros pourtant durement gagnés par les travailleurs européens. Et on ose même relancer le processus d’adhésion de ce pays asiatique et musulman à une construction européenne en panne.
Les conséquences de cette folie collective qui atteint nos dirigeants ne se sont pas faits attendre. Elles se sont manifestées en premier lieu dans les urnes. Le Front National a été le premier bénéficiaire de cette crise identitaire. A tort ou à raison, il est présenté par les partis du système en place comme son adversaire principal, voire même unique, et donc comme sa seule alternative sérieuse. Avec près de 28% des voix aux élections régionales de décembre 2015, le FN a fait retentir un véritable coup de tonnerre dans un ciel calme. Au premier tour il était même en mesure sur le papier d’emporter plusieurs régions.
A coups d’amalgames fallacieux, de manipulations médiatiques attisant des peurs irrationnelles et d’un matraquage quotidien pendant une semaine, le pouvoir en place a empêché le FN de gagner la moindre région. Alors que la menace qu’il représente est fictive, et qu’il est bien loin lui-même de remettre en cause tous les paradigmes qui ont amené la France et l’Europe à la situation actuelle que nous connaissons, et notamment ces principes universalistes qu’on ose mensongèrement présenter comme « républicains », nous avons eu droit à « Hitler ad portas ». Si le programme du FN sur l’Europe est mauvais et repose sur une mythologie souverainiste, ce n’est pas sur ça que la critique a porté. Le FN a été présenté comme le « parti de la remigration », ce qu’il n’est plus depuis les années 1990, à supposer qu’il l’ait jamais été, et c’est aussi l’une des raisons de son succès. On lui prête donc un crypto-programme qui n’est pas le sien mais qui correspond en revanche à celui de ses partisans.
Les évènements récents de Corse illustrent également ce décalage entre la théorie multiculturaliste et la réalité identitaire. Alors que les régionalistes corses ont connu un beau succès électoral, des citoyens de Corse ont décidé de mettre fin à la zone de non-droit d’Ajaccio, suite à l’agression dont des pompiers furent victimes par des bandes organisées « issues de la diversité ». Ce sont bien sûr eux qui sont mis en accusation par les pouvoirs publics, alors que les coupables de la lâche attaque initiale courent toujours. Et les figures régionalistes corses font profil bas, admettant les poncifs universalistes d’un régime qu’ils prétendent combattre. Difficile en effet d’émanciper la Corse de la tutelle « jacobine » en reprenant tous les dogmes de cette dernière. Encore une fois, les « élites » politiques donnent tort au peuple dont ils président aux destinées alors que c’est lui qui, en démocratie, est normalement le seul souverain.
Elites mondialisées contre peuples identitaires. Voilà la vraie opposition en Europe. Et à un moment donné, le peuple finit toujours par se faire entendre et à se doter des chefs que le système en place lui refuse. Si les réactions identitaires actuelles sont légitimes mais débouchent sur des impasses politiques, électorales ou non d’ailleurs, cela ne durera qu’un temps.
Les leçons tragiques de 2015 n’ont pas été retenues ni même apprises par les dirigeants de la France et de l’Union Européenne. En conséquence elles sont amenées à se répéter en s’aggravant et ce seront là encore les Européens qui en seront les premières victimes. Mais nous ne pouvons pas attendre de salut de la part de ceux-là même qui nous ont mis dans cette situation. Les maux du système en place disparaîtront avec ceux qui l’ont installé.
Thomas FERRIER (PSUNE/LBTF)
18:26 Publié dans Analyses, Elections en Europe, Mes coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 2015, bilan, crise identitaire, réaction |


