28.01.2010

Alain Soral et le Complexe de Satan

Stefan Heimliche, issue de l'école d'ethnologie lyonnaise, invité du Blog Thomas Ferrier, exprime pour nos lecteurs sa vision personnelle de ce qu'il estime avec ses mots être le fond doctrinal d'Alain Soral et de ses compagnons. Une charge sans concession contre les prétentions idéologiques du leader d'Egalité & Réconciliation. Stefan Heimliche fait tomber les masques de la forme moderne prise par le nationalisme français. (Adrien Holm)

Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur et en aucun cas le blog ou le mouvement qui lui est associé.


Alain Soral et le Complexe de Satan,

par Stefan Heimliche.

Dans un des articles récents publiés sur le site officiel du Think Tank "Egalité et Réconciliation", texte intitulé « A l’Ombre du Minaret En Flammes », Alain Soral, « intellectuel » autoproclamé d’une certaine mouvance europhobe nous énonce son opinion ayant trait à l’émergence d’une islamophobie qu’il juge croissante à l’échelle européenne, prenant soin d’en fustiger les attributs ethnicisants, tendance susceptible de favoriser, selon lui, l’essor d’une guerre civile sur le sol républicain en raison d’une prétendue stigmatisation de la religion musulmane.

Enfin, dans le but d’élargir son propos, messire Alain Bonnet de Soral, s’appuyant sur l’orientation universelle des enseignements coraniques, en vient à proposer l’alternative consistant à faire la promotion d’un Islam de France présentant la particularité d’être émancipé de ses colorations ethniques.

Répondons dès lors et sans ambages à ce transfuge du Parti Communiste que son vœu, en plus d’être pieux, révèle une méconnaissance angéliste du culte mahométan, ce dernier n’ayant évidemment pas vocation à changer du fait des propriétés immuables caractérisant les lois sur lesquelles il se fonde, mais entendant bien au contraire agir sur l’environnement social qui l’entoure afin de le rendre conforme à la diffusion des préceptes cimentant sa liturgie.

En d’autres termes, pour que les musulmans acceptent de se plier aux traditions de leur pays d’accueil, encore faudrait-il que ceux-ci formulent une distinction claire entre spirituel et temporel, ce qui irait naturellement à l’encontre de leur dogme dont l’un des attributs les plus notables s’avère être précisément l’absence de dissociation concernant les deux sphères évoquées précédemment, attitude ne pouvant en conséquence tolérer le moindre compromis à l'égard des normes républicaines et de leurs axiomes laïques sous-jacents.


Par un habile subterfuge tout droit étiqueté de la mention soralienne à laquelle nous sommes décidément habitués, messire en vient à nous dépeindre la volonté d’enrayer les élans prosélytes de l’Islam, car c’est bien en tout cas de cela qu’il s’agit en Suisse, comme étant un moyen instrumentalisé par les élites occidentales dans le but de détourner le ressentiment des masses à l’encontre des responsables de la crise. Ciel ! Qu’ils sont divertissants ces conspirationnistes dans leur promptitude à taxer leurs adversaires « d’idiots utiles » du système tout en se hissant, non sans prétentions, au rang de subtils non-conformistes assez lucides pour éviter de succomber aux vagues d’euphories temporelles auxquelles la plèbe inculte et « manipulée » est si périodiquement sujette, plèbe dont ils ne se privent pourtant pas d’oser parler en son nom. Point caractéristique marquant une des divergences notoires entre le courant dite alternationaliste, pour ne pas dire tiers-nationaliste, auquel s’identifie Egalité et Réconciliation, et la mouvance pan-européenne à laquelle nous appartenons, nous qui admettons l’orientation souvent « moutonnière » des masses tout en ayant l’honnêteté intellectuelle de reconnaître, à l’inverse des premiers, ses penchants légitimes lorsqu’il y en a. Aussi tout engagement politique, quand bien même contestataire, se doit d’être en mesure de dépasser l’éternelle subversion afin de pouvoir se révéler, non en tant que force simplement réactionnaire, mais également constructive et mature au regard du contexte.

Cette tradition très « undergound » de jouer les militants renégats et intransigeants à laquelle semblent tenir Soral et ses comparses revendiqués « nationalistes révolutionnaires », que nous préférons dénommer nationaux-gauchistes, ne relève de rien d'autre que de l’adolescence politique dans tout ce qu’elle a de punk et d’hystérique, car s’il peut être sage de vouloir s’écarter du troupeau, tout faire pour emprunter le chemin qu’il a choisi dans le sens inverse revient au final à être conditionné par lui au moins autant que si l’on avait opté de lui emboiter le pas dans un réflexe de suivisme. En somme, l’anticonformisme, exécuté de la sorte, relève du conformisme pure et simple, bien qu’embaumé du souci juvénile de se démarquer d’autrui afin de se donner l’impression d’exister au sein du macrocosme politique à la manière d’un mouton noir trop stérile pour endosser le rôle de bouc par peur d’avoir à porter les cornes une fois le point de non retour dépassé et l’émissaire désigné.

Pour en revenir au sujet de la crise financière et de la manière dont il fut inséré dans l’analyse de l’auteur en question, nous nous demanderons en quoi la volonté de limiter la progression de l’Islam en Europe, Islam bien entendu considérée dans sa forme agressive et antirépublicaine cela va de soi, peut-elle bien être antithétique de la démarche consistant à pointer du doigt les artisans du Nouvel Ordre Mondial quand bien même nos gouvernements l’utiliseraient comme paravent destiné à masquer leur politique d’acculturation ? On se le demande… Retenons surtout l’ambition soralienne de légitimer avant tout la position allophile à laquelle elle semble avoir prêté allégeance en dépit du fait que celle-ci s’intègre évidemment mal au souhait de préserver l’intégrité française face à l’idéologie mondialiste, parlons « d’intégrité » à défaut d’identité, ce terme échappant vraisemblablement à la logorrhée sociologique de notre ami archeomarxiste.

Qui aurait pu prédire, en observant le personnage, que celui-ci serait destiné à manifester une islamophilie aussi aveugle et bornée ? Serait-ce le fruit d’un mal-être généré par le rôle d’infréquentable qu’il s’est lui-même forgé ? A n’en pas douter… Ce « mal », véritable « complexe de Satan », frappe en effet un nombre toujours plus croissant, d’intellectuels comme de militants, engagés sur la pente du politiquement incorrect, voie susceptible de générer quantité de séquelles psychologiques à ceux n’étant pas parvenus à transcender suffisamment l’emprise de leurs affects mâtinés de bonne conscience judéo-chrétienne, et cela en dépit de la nature dite « laïque » de leurs convictions.

Enfin trêve de psychanalyse, il ne s’agit là que de simples spéculations auxquelles seul un Soral pourrait attacher une valeur suffisamment élevée en vue d’en distiller le fer de lance de ses diagnostics, méthode que nous préférerons lui céder car souhaitant privilégier des données d’ordre concret au lieu de nous empêtrer dans les méandres du raisonnement par amalgames via lequel sa mouvance semble avoir passé son expertise avec mention.

La fragilité de l’argument invoqué par Soral n’a d’égale que sa facilité à être retournée contre son énonciateur en connaissance de la vision bipolaire de la réalité caractérisant ce dernier. En effet si faire preuve « d’islamophobie », accusation également très présente dans le jargon des hautes instances antiracistes, serait « faire le jeu » des « sionistes », que dire en contre-partie de l’approche consistant à embrasser corps et âme la cause des « palestiniens », voire de l’internationale islamique, tout en s’affirmant franco-nationaliste ? L’antisionisme ne serait-il pas également une diversion exploitée par certains allogènes dans l’idée de diviser le camp européen et de détourner son regard d’une islamisation rampante pour ne pas dire galopante ? Quelle est donc la responsabilité d’Israël, sans qu’il soit pour autant question d’idolâtrer celle-ci avec le même fanatisme dont témoigne Monsieur Soral à l’égard du Hamas et du Hezbollah, dans le péril démographique menaçant actuellement le continent européen ? Le démantèlement de cet Etat qui fait couler tellement d’encre chez les adeptes du complot judéo-maçonnique nous délivrerait-il des ravages de l’immigration massive ? Certainement pas ! N’en déplaise aux disciples des Protocoles…

Outre ses inepties incalculables, la contribution d’Alain Soral au débat politique aura pour le moins eu le mérite de nous montrer une chose : celle de la voie à ne pas suivre. Pour affirmer sa crédibilité, le camp identitaire se doit d’adopter une ligne de conduite faisant preuve d’une attention toute particulière à s’adapter aux problématiques clefs de son époque, et cela en prenant soin de s’émanciper des vieux démons héréditaires de « l’extrême droite », à savoir ceux de la psychose politico-mystique antidreyfusarde occupant le plus clair de son temps à décrypter des complots imaginaires quitte à délaisser la situation formelle.

Qui dit résistance dit actualité, aussi le camp européen doit s’actualiser afin de ne pas répéter les erreurs commises par les idéologies révolutionnaires du XXème siècle, siècle des totalitarismes misocratiques, lesquels furent illustrés de manière tristement célèbre par le national-socialisme et le bolchevisme.

Nous parlons de Révolution, mais qu'y a-t-il de proprement « révolutionnaire » dans la pensée national-gauchiste si ce n’est la ferveur de ses élans caustiques ? Pas grand-chose car nous avons affaire ici à une idéologie pénétrée de faux humanitarisme, une idéologie suintant de scrupules politiquement corrects et clichés si l’on prend soin de s’arrêter sur les concepts de « lutte des peuples », « d’égalité entre les « hommes » » et « d’anti-impérialisme » auxquels celle-ci fait si souvent appel dans ses coups de gueule alarmistes.

Anti-impérialiste ? Elle ne l’est qu’à moitié, se contentant de vociférer avec vélocité à l’encontre des Mcdonald, des I-POID et du sionisme tout en faisant preuve d’une « étonnante » docilité s’agissant des impérialismes qui ne l’arrangent pas, à savoir ceux relatifs à la civilisation arabo-musulmane, laquelle demeure et demeurera toujours dans ses petits papiers pour des raisons purement affectives.

Il est bien beau de se revendiquer anti-impérialiste, autant faut-il être impartial et ne pas concéder aux musulmans, ou à tout autre communauté d’ailleurs, ce que l’on refuse, à juste titre, à l’Empire Yankee.

Si les propos d’Ahmadinejad peuvent effectivement avoir été stigmatisés par le monde occidental, est-ce néanmoins une raison pour se ranger bec et ongle derrière un homme prophétisant sans vergogne la suprématie de l’Islam à l’échelle mondiale ? Un homme influencé par la secte chiite « madhiste », laquelle enseigne à ses disciples de précipiter le monde dans l’apocalypse afin d’accélérer la venue du dit Madhi ? Un homme s’étant élevé au rang d’acolyte de Fidel Castro et d’Hugo Chavez, altermondialistes, donc mondialistes, mais de gauche, revendiqués ? Le mondialisme serait-il potable une fois enrobé sous un vernis rouge/vert aux yeux d’Alain Soral ? La question reste ouverte.

Ce double langage, Soral en fait tout le temps usage sans savoir pour autant le maitriser. A titre d’exemple celui-ci acuse le philosophe Alain Finkielkraut d’avoir retourné sa veste par rapport à la politique migratoire exercée en France après avoir constaté l’antisémitisme palpable et surreprésenté au sein des immigrants d’origine afro-maghrebine, constat pour le moins contestable et sur lequel je ne pourrai de toute façon pas m’étendre du fait que je ne connaissais pas Finkielkraut à l’époque où il tenait une position immigrationniste comme le suggère Alain Soral. Je pourrais en revanche opposer à ce dernier le passif de Dieudonné M’Bala M’Bala, lequel fut historiquement le complice idéologique des lobbies antiracistes tels SOS RACISME et le MRAP pour ne citer qu’eux, et dont l’avis sur le monde se révèle encore de nos jours l’avocat viscéral d’un nouvel ordre mondial fondé sur les ruines des identités locales et nationales, tel que nous l’explique l’humoriste polémique dans plusieurs entretiens au cours desquels il fait l’éloge d’un avenir métissé tout en dépeignant les nations comme des reliques du passé, voire des héritages tribaux. Quelle subversion ! Dommage que Jacques Attali soit juif, sinon il en faudrait d’un cheveu pour que Dieudonné se pacse avec ! En tout cas tout cela pour dire que si Finkielkraut n’est pas une valeur sure car n’ayant « jamais rien fait pour le camp national » comme le prétend Egalité et Réconciliation, que dire d’Alain Soral, ex-membre du Parti Communiste, et de son ami Dieudonné le mixocrate fanatique, lequel souhaite assister à la disparition de tous les Etats du monde tout en appelant de ses vœux l’avènement d’un Etat Palestinien « multiconfessionnel »… Sans commentaires…

Pendant que nous y sommes il est intéressant de noter avec quelle véhémence monsieur Soral, pétri de l’intégrité avec laquelle il se targue d’avoir fait sa marque de fabrique en jouant le Robin des Banlieues, s’évertue à mettre en relief la double allégeance de certains people juifs possédant la double nationalité franco-israélienne, phénomène par ailleurs condamné par les ultra-sionistes de la Ligue de Défense Juive, alors que lui-même est détenteur de la double-citoyenneté franco-suisse de même que son comparse Dieudonné affiche son appartenance franco-camerounaise ? Messire Alain Bonnet de Soral échapperait-il à la règle ? Aurait-il le droit de s’approprier ce qu’il condamne chez les autres en vertu des propriétés hors-normes de sa personne ? Qui est-il donc pour jouer les objecteurs de conscience avec de telles contradictions? Qui est-il pour se dire nationaliste voir même « français » tout court ?

Voilà donc le vrai visage de cette forme de national-bolchevisme franco-centré, critiquant le libéralisme mais se revendiquant marxiste, fustigeant l’Europe mais jouant les avocats de l’Eurabie, crachant sur l’impérialisme anglo-saxon mais adulant celui des perses, s’affichant révolutionnaire, laïque et républicain, mais craignant de vexer les communautés allogènes les plus importantes quantitativement par crainte d’une hypothétique guerre ethno-civile.

En tout cas il est certain qu’avec une clique pareille à la tête de la France nous n’aurions pas de guerre civile, car l’islamisme aurait déjà triomphé.

Pour sûr, après une telle reformulation de son identité, la France ne serait ni américaine, ni sioniste, en vérité il n’y aurait plus de France du tout, quelle victoire ! Mais peut-être est-ce ce qu’il souhaite ? Il est encore trop prématuré de s’avancer à l’affirmer, quoi qu’il en soit en tant que pan-européens nous savons déjà une chose : qui achève son article par « Inch’Allah » n’est non seulement pas des nôtres, mais s’avère en plus être contre nous.

Stefan Heimliche, invité de LBTF.

La vidéo de Stefan Heimliche est disponible ici.

Commentaires

Je crois que ce texte a fait une bonne synthèse sur ce qu'il fallait penser de Soral, et sa "Cour des Miracles" E&R, "Entubage et Résignation", heu pardon, Egalité et Réconciliation (slogan et concept directement copiés sur ceux de Nelson Mandela, soit-dit en passant pour l'anecdote historique...)

Écrit par : Bruno | 31.01.2010

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"Voilà donc le vrai visage de cette forme de national-bolchevisme franco-centré, critiquant le libéralisme mais se revendiquant marxiste, fustigeant l’Europe mais jouant les avocats de l’Eurabie, crachant sur l’impérialisme anglo-saxon mais adulant celui des perses, s’affichant révolutionnaire, laïque et républicain, mais craignant de vexer les communautés allogènes les plus importantes quantitativement par crainte d’une hypothétique guerre ethno-civile."

C'est supposé être une liste de contradictions ?

Critiquer le libéralisme "mais" être marxiste, c'est contradictoire ? Il faut lire Marx.

Fustiger l'Europe mais vouloir réconcilier les diverses origines en présence sur notre sol, c'est contradictoire ?

Etre laïc et ne pas être islamophobe, c'est contradictoire ?

Ce seul passage, qui se pose en conclusion, suffit à comprendre que l'auteur de cet article manque sérieusement de subtilité.

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Sem
Au lieu de vouloir donner leçons, vous nous expliquerez en quoi Entubage & Résignation est "laïc" quand on voit dans ses rangs lors de ses deux dernières universités d'été et ses réunions, des salafistes, des tabligh, des femmes voilées... Quand on voit soral s'afficher publiquement avec Tarek Obrou, qui réclame nouvelle mosquée à Bordeaux, ou encore Tarik Ramadan, ou encore le Hamas.

Ou encore quand celui bien qu'antilibéral autoproclamé prend dans son dernier bouquin "abecedaires" p429 pour modèle idéal l'élite noire américaine des années 60, pour justifier la création d'une "élite arabomusulmane" de France compètement fantasmée et idéalisée.
Critiquer le modèle sociétal américain, pour ensuite prendre exemple sur lui, si ce n'est pas de la contradiction et de l'incohérence, vous nous manquerez pas j'en suis sur de nous fournir explications, les soraliens étant spécialistes dans l'affichage d'une certaine arrogance non dissumulée.

Enfin son modèle assimilationniste, ce patriotisme d'opérette (tous unis d'où qu'on vienne, autour d'un drapeau, et pourvu qu'on soit bien sages), qu'on retrouve de Ségolène Royal à Marine Le Pen, voilà qui ressemble beaucoup au modèle américain ("Les Etats-Unis sont une grande et belle idée", dixit G.W Bush...).

Écrit par : Bruno | 11.02.2010

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Bruno, il faut reconnaître qu'au moins vous semblez avoir lu un bouquin de Soral, quand tant d'autres se permettent d'en parler sans vraiment l'avoir écouté/lu d'abord.

Soral est laïc parce qu'il n'a pas l'intention de faire entrer les curés (ou imam ou rabin) dans les écoles, ni au parlement, ni ailleurs que dans les églises. Et ceci même si on a pu le voir en public avec Tarek Oubrou. Ca me paraît pourtant simple.

Soral ne prend pas exemple sur le modèle social américain. Il veut faire avec la situation que l'on a, car on a jamais d'autre choix, on ne peut pas en faire apparaître une autre. Il faut partir d'où on est pour aller où on veut aller. La situation actuelle, c'est que la France comporte des français d'origine étrangère. Mais ils sont français, et Soral n'a certainement pas l'intention de les foutre dehors. Ce n'est pas américain que de penser ainsi. Il ne s'agit pas de créer les Etats-Unis d'Eurafrique, pas du tout. Ca me parait simple également.

Son "modèle assimilationniste" ne vise qu'à éviter les problèmes de la situation actuelle. Ce n'est pas normal qu'on ait "parké" les immigrés en banlieue comme s'il fallait les mettre à part. On les a fait venir alors qu'on avait pas de logements pour eux, d'où la construction à la va-vite de tours en béton en périphérie des villes. Quel accueil. A part ces français qui sont déjà entrés en France et déjà devenus français, Soral ne veut assimiler personne.

Si vous croyez que Bush ou Royal sont sur la même longueur d'onde que Soral, comment ne pas penser que vous n'avez rien compris ? Soral est absolument à l'opposé de Bush, de l'american way of life, de Ségolène Royal. Ce qui est une évidence.

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Vous nous ressortez là la mantra habituelle des soraliens sur "le réalisme"...
Le sacro-saint “principe de réalisme” si cher aux soraliens, c’est par exemple que chaque homme qui naît, grandit, vieilit, et fini par mourir. Oui, et alors ?
Selon ce principe sacralisé donc, rien ne sert de vivre puisque l’on sait qu’on va mourir, rien ne sert de créer, tout est donc vain… Ce principe de réalisme c’est : “je regarde le sol en permanence mais je m’interdis de voir devant moi, parce que la réalité me déplaît, ce qui me gêne dans le petit confort de mes certitudes”.

Résultat: je me prends un gros mur dans la gueule. Et comme j’ai une doxa qui m’interdit toute autocritique, toute réflexion analytique, en m’anesthésiant le cerveau, je ne me rends pas compte que ça fait mal, et donc je recommence, persuadé que le mur va céder…

Le “principe de réalisme” c’est Sarkozy cédant systématiquement et renonçant un par un aux principes qu’il a prétendu défendre lors de la campagne de 2007.
Le “principe de réalisme”, c’est Sarkozy encore, qui sur les plateaux télé comme celui d’Arlette Chabaud en 2007, nous dit “que voulez-vous que je fasse Madame Chabaud ? Que je les renvoie à la mer” ? Différences là avec Soral qui d'ailleurs aime bien ressortir cette phrase ? Différence avec votre présent propos ? Aucune.
Le “principe de réalisme”, c’est le politicien hypocrite et lâche qui se couche systématiquement devant les desiderata du patronat.
Le “principe de réalisme”, c’est tout ceux qui disaient à Alexandre de ne pas trancher le noeud Gordien.
Le “principe de réalisme”, c’est encore les mêmes crétins et autres “culs de plomb”, qui disaient à Blanche de Castille et Ferdinand d’Aragon de ne pas financer l’expédition d’un certain Christophe Colomb, et de le laisser à quai, sous prétexte que c’était “irréaliste de rallier les Indes par la mer”…
Le “principe de réalisme”, c’est écouter les Cassandre comme le physicien Ampère au XVIIIème Siècle, qui prétendait qu’il serait impossible à l’Homme de faire voler un plus lourd que l’air.

Le principe de réalisme c’est ceux qui au XIXème nous affirmaient qu’ils serait impossible à l’Homme de se déplacer en chemin de fer, ou encore ceux qui se foutaient de la gueule de Jules Verne, parce que pour eux, envoyer des hommes sur la lune ou faire le tour de la terre en 80 jours c’était “irréaliste”.
Le “principe de réalisme”, c’est ceux qui disaient à Lénine revenant de Suisse, “restez dans votre wagon plombé, et ne faites rien, soyez réaliste car vous n’avez de toute façon aucune chance, vous n'êtes rien”..
En résumé, le “principe de réalisme”, c’est l’esclave dans la caverne platonicienne qui se contente de voir les ombres que le soleil renvoie au fond de la dite caverne mais qui n’a pas accès à la lumière du soleil (c’est-à-dire à la vérité).

Le “principe de réalisme” c’est le principe même du “Système”, la courte vue, la résignation, et donc la complicité. Si les visionnaires sont qualifiés péjorativement d’”utopistes”, c’est pour maintenir le “Système” tel qu’il est, pour s’interdire de la réformer, et encore moins de le révolutionner ou de le mettre à bas (une résignation personnelle le plus souvent motivée par des considérations personnels, les nombreux amis extra-européens qui gravitent dans l'entourage de Soral sont là pour le prouver).

Une telle mentalité est indigne d’un “Homme Libre” au sens fort et témoigne d’une inaptitude profonde à la “Grande Politique”. C’est la morale du médiocre cherchant à rester dans sa médiocrité, et à entraîner les autres dans cette même médiocrité.

Soral et compagnie n’ont qu’à adhérer au PS ou à l’UMP (”réalisme”, on y adore aussi employer ce mot), ils y seront chez eux, au lieu de jouer les pseudo-révolutionnaires, les pseudos insoumis, et autres pseudos “dissidents” autoproclamés, et d’aboyer stérilement contre un “Système” dont ils partagent au fond parfaitement les postulats mensongers et anesthésiants (notamment la victimisation systématique des Musulmans, à des fins de racolage).
Au points qu’ils brocardent comme “droitards”, “racialistes” et autres épithètes infâmants, utilisant le Reducto ad hitlerum, exactement comme le ferait un Besancenot ou un Dominique Sopo…

Leur “modèle français” c’est 10 millions de "français de papier", c’est une citoyenneté bradée, avec une carte de nationalité en plastique façon carte d'adhérient à un club ou à un terrain de camping, et un modèle assimilationniste arrogant, jacobin, égalitariste et universaliste grotesque, tant par ses leçons de morale, que par le maintien de ses DOM.
Et cela ce n’est pas “irréaliste”, mais c’est la réalité. Toute crue.
Un vrai révolutionnaire ne se soumet pas au réalisme, et soumet la réalité à sa volonté.

Ensuite vous nous dites "on les a fait venir". Certes, oui, et ?
On = le Patronat. Depuis quand les intérets individuels d'un Patronat somme toute très peu représentatif, priment sur celui de l'immense majorité de nos concitoyens, concitoyens européens présents sur leur sol depuis des milliers de générrations et qui eux n'ont jamais été consultés sur cette question ? Citez moi, un seul réferendum qui aurait eu lieu sur la question. Résultat des gens certes dont la présence est légale, mais illégitime, indue, sont là. Or la différence légalité/légitimité vous connaissez ? Vous ne savez donc pas que la première est temporaire, révocable, alors que la seconde est permanente ?
Voilà là encore une vision qui démontre le conservatisme et la résignation de Soral et Cie.
Totalement inacceptable pour un socialiste attaché à l'intéret général du Peuple auquel il appartient, et ses travailleurs.

Cordialement.

Écrit par : Bruno | 11.02.2010

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Le principe de réalisme ou de réalité, c'est que le banquier qui te prête de l'argent et qui se prétend utile à la société (donc te demande un intérêt plutôt élevé), et bien ce mec il mange, il conduit une bagnole et fait caca. Ce qui signifie que derrière ce mec si... "Utile", il y a un agriculteur qui produit sa bouffe, des ouvriers et des ingénieurs qui conçoivent sa voiture et pour le caca... là il se débrouille tout seul puisque répendre la merdi il sait faire.

Bref, c'est ça le principe de réalité que tu ne sembles pas avoir compris. Le fait que l'homme est fait de chaire et de sang et qu'une portion de l'humanité est déconnecté avec le réel.

Écrit par : samuel | 22.05.2011

Quant à l'islamotropie (de "tropos" se tourner vers) de Soral, et de son entourage non officiellement musulman, elle est plus qu'évidente. Jusqu'à ce "David L'épée", membre suisse de Unité populaire, l'équivalent de Entubage & Résignation, qui en appelait carrément à une conversion des Européens, conversion jugée salvatrice... Sans même parler des liens avec le centre Zarha, pseudopode chi'ite pro-iranien...

Écrit par : Bruno | 11.02.2010

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Réponse à "Samuel" :
Un pauvre commentaire digne d'un pilier de bar essayant de faire "desespérer Billancourt" (une autre manie des soraliens).

Sans intéret, et en plus HS.

Écrit par : Bruno | 23.05.2011

"sem", je n'ais en rien affirmé que critiquer le libéralisme rentrait en contradiction avec le marxisme, évidemment, mais que le second ne valait tout simplement pas mieux que le premier, surtout dans le cadre d'une opposition au mondialisme, nuance.

Bien à vous.

Écrit par : Stefan Heimliche | 11.02.2010

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Stefan Heimliche, merci de cette précision, j'avais cru que vous opposiez critique du libéralisme et marxisme à cause de votre "mais" dans la phrase concernée. Quant à savoir ce que valent la critique du libéralisme et le marxisme, c'est une autre histoire.

Vous dites "En tout cas il est certain qu’avec une clique pareille à la tête de la France nous n’aurions pas de guerre civile, car l’islamisme aurait déjà triomphé."

Là, ce n'est sans doute plus Soral qu'il faut lire, mais Debord au sujet de la question des immigrés : http://luette.free.fr/spip/spip.php?article214

L'islamisme ne peut triompher en France puisqu'il y est détesté. Mais comme le dit Debord, ce n'est même pas la question.

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Bruno,

Dans le livre de Soral dont vous parliez, Soral dit qu'il ne faut pas confondre la dialectique avec l'art de se cacher derrière.

Conceptualiser le "principe de réalisme" de manière théâtrale avec moult exemples totalement déconnectés du cas considéré, ce n'est pas se cacher derrière la dialectique ? Vous êtes très fort si vous déterminez que les considérations de Soral sur la société sont bonnes ou mauvaises en fonction des pensées de Blanche de Castille et de Ferdinand d’Aragon. C'est une bonne analogie, à un million de paramètres près. C'est surtout un argumentaire caricaturalement "spectaculaire".

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Ou comment une fois de plus on démontre l'incapacité des soraliens à apporter un argumentaire étoffé et crédible, autrement qu'en critiquant sur la forme.
J'ai pris des exemples HISTORIQUES, ne vous en déplaise. Aussi pour des gens qui prétendent se réclamer du matérialisme historique si cher à Marx, il est amusant de constater que vous n'êtes pas en mesure d'apprécier la portée de ceux-ci, par un manque flagrant de culture politique et idéologique, trait commun à tout les membres de ER...
Alors on va être plus clair, et dire les choses simplement.
Vos chers "néo-français" que vous adulez, et que voulez nous faire aduler ce qui est encore pire, ne sont pas légitimes sur le sol européen. Ce point n’est pas négociable, ce que les nationalistes français sont incapables de comprendre. Il n’y a donc en aucune manière à favoriser un quelconque effort vis-à-vis d’eux. L’islam en Europe ? Il a sa place en Albanie ou en Tchétchénie. Il n’a pas sa place en Europe occidentale. Il n’y a pas à avoir d’islam de France, ni au Royaume Uni, ni en Allemagne, ni en Hollande, ni en Espagne, ni au Portugal, ni en Italie, ni en Wallonie, ni en Flandre, ni en Autriche, etc... il n’y a pas à avoir de mosquées sur le sol de l’Europe occidentale et centrale. On peut les tolérer dans le Caucase ou dans les Balkans ou dans quelques républiques autonomes de Russie. Pas ailleurs.

Tout ce qui peut contribuer à leur retour doit être encouragé. Tout ce qui favorise de fait la pérennisation de leur présence ici, sous quelque prétexte que ce soit, y compris celui que motive l'attachement idéologique à un fétichisme nationalitaire douteux de type paternaliste et néocolonial digne de l'Expo Universelle de 1930, aux relans europhobiques, doit être combattu.

Principe simple. Quelle que soit sa religion, quel que soit le prétendu “amour” pour notre pays, le fait de chanter la Marseillaise ou de ne pas la chanter, de travailler ou pas, de respecter la loi ou pas. Sa présence, indue car non sollicitée par le peuple, tout comme ne sont pas plus spécialement appréciées que ça ses croyances, notamment sous leur forme la plus ostentatoire et prosélyte, comme vous le faites d'aillleurs remarquer ne sont pas légitimes.
Debord dans son texte formule en conclusion le constat suivant : "Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement."
Seulement Debord, ne fait que la moitié du chemin.
Il convient de lutter contre ce qui a généré cet état de fait. Or là Debord, comme Soral : zéro.

Pour cela : une politique remigrationniste. Et pour cela il faut VOLONTE POLITIQUE, au lieu de faire dans l'incantation perpétuelle, la résignation, voire le reniement.

Point barre.

Écrit par : Bruno | 11.02.2010

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C'est bien le fond que je critiquais. Ces exemples sont historiques, et alors ? Aussi historiques qu'ils soient, ils ne permettent en rien d'arriver à la conclusion que Soral se trompe.

Je n'adule aucun néo-français. Si on est néo-français, c'est déjà que l'on est plus français, comme le dit Debord dans son texte. Sinon il serait inutile de préciser "néo".

Vous dites "Ce point n’est pas négociable", eh bien je voudrais bien que ce ne soit pas négociable. Pourtant on se dirige de plus en plus vers une société mondialisée, et malheureusement, c'est ça qui semble ne pas être négociable, qui semble être inéluctable.

Debord ne fait pas que la moitié du chemin, mais vous oui, et je vais essayer de le montrer. Vous dites (juste après cette affirmation sur la moitié du chemin) que "Pour cela : remigration intelligente". Soit, admettons qu'on ait réussi cette remigration à 100%. Il reste quoi ? Il reste le problème initial dans son intégralité : les français ont disparu (ce que dit Debord). Alors ça nous fera une belle jambe d'avoir réussi cette remigration. Ce qu'il faut, c'est que la société fabrique à nouveau des français. Actuellement elle fabrique plutôt des américains qui s'habillent en jeans, écoutent U2 sur leur IPod, regardent Avatar, mangent Mac Do, tchattent sur MSN, lisent Dan Brown, se meublent chez IKEA, etc.

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Vous dites "Ce point n’est pas négociable", eh bien je voudrais bien que ce ne soit pas négociable. Pourtant on se dirige de plus en plus vers une société mondialisée, et malheureusement, c'est ça qui semble ne pas être négociable, qui semble être inéluctable.


Et après, ça se dit "intellectuel dissident", "anti-systeme"...
Merci d'avoir démontré là, MAGISTRALEMENT L'IMPOSTURE SORALIENNE, comme eau donnée à notre moulin on aurait pas mieux rêvé.
Vous n'êtes que des "insoumis" en peau de lapin.
Pour le reste nous avons le droit à présent à l'antiaméricanisme caricatural et monomaniaque habituel digne d'un besanceniste.
Il suffit de comparer le cinéma américain et le cinéma français, et ce même s'il y a beaucoup à critiquer chez le premier, pour savoir qui utilise les grands mythes européens et qui les rejettent. Il y a bien sûr de plaisantes exceptions, mais il ne me semble pas que dans l'Europe occidentale contemporaine les mythes européens soient très exploités. Lang, Cocteau... eux les utilisaient...

Le western aussi c'est américain et qui peut dire, à part des obtus, que l'héroïsme à la John Wayne serait insupportable à des yeux Européens ? Certains détestent l'Amérique parce qu'elle leur renvoie l'image d'une société en décomposition, en putréfaction, mais à base européenne. Elle leur renvoie leur propre image...
Le cinéma américain exploite, comme un filon, les héros européens. Mais le cinéma européen leur a laissés sans se battre, puisqu'aujourd'hui on valorise l'anti-héros, le gars moche mentalement et physiquement, le parasite, le oisif, le raté, le névrosé. Avant de dénoncer chez l'Euro-américain un inculte trahissant la culture européenne, on regarde d'abord qui en Europe la trahit !
Les Américains font Gladiator, la France fait Astérix aux Jeux Olympiques, avec Zinédine Zidane, Djamel Debouzze, Tony Parker, et les copains subventionnés.
Les Américains font "Dr House". La France fait "Joséphine, ange Gardien", "Julie Lescaut", ou encore "Plus belle la vie"...Tout est dit.
Pour l'exemple je ne vous autorise pas à critiquer l'excellent film Avatar dont le message identitaire d'enracinement et authentiquement écologique est évident, et dont j'ai consacré article sur ce blog.

vous voyez les EU tels qu'ils se montrent eux-mêmes, omnipotents et omniprésents, sûrs d'eux et dominateurs, quasi-invinsibles or ça n'est pas du tout le cas.
Il faut bien voir qu'on a là, une image de propagande, on ment, et on ment encore en espérant que les effets du mensonge permettrons au mensonge lui-même de devenir vrai, tactique bien connue des propagandistes... Et vous ne marchez pas dedans, vous courez !
en réalité, les EU sont bien mal en point eu aussi, reconnaissez-le au lieu de les qualifier souvent dans vos colonnes d' "Empire du Mal" et autres termes manichéens ridicules pour pré-adolescents. Pas sérieux, comme analyse politique.

Les éléments de la culture américaine viennent au départ de la culture européenne elle-même, dont les USA ne sont qu'un surgeon, une excroissance maladive et qui s'est retourné contre la tige principale, parce que cette dernière est faible, voire vidée de toute représentation politique réelle et de toute volonté.
En guérissant l'Europe, les EU seront eux-mêmes guéris ou nous les briserons définitivement en les vidant de toute européanité.
Si l'Europe redevient vraiment Europe, en faisant renaître sa natalité, en inversant totalement les flux migratoires, n'en déplaise aux tièdes que leur Dieu hait pourtant, en rompant totalement avec le capitalisme au nom d'un authentique socialisme européen, un socialisme de prospérité et non de paupérisation, un socialisme héroïque et non pleurnichard, alors les EU devront se soumettre ou se démettre, ils n'auront pas d'autre choix.

"Soit, admettons qu'on ait réussi cette remigration à 100%. Il reste quoi ? Il reste le problème initial dans son intégralité : les français ont disparu (ce que dit Debord). Alors ça nous fera une belle jambe d'avoir réussi cette remigration."

Ce que vous ne voulez pas comprendre c'est qu'une fois ce prérequis fait, l'homogénéité telle qu'elle a été pendant des millénaires, enfin restaurée, l'intéret général prévaut, et la mise en place de mesures socialistes devient enfin réalisable, comme l'avait compris un vrai socialiste comme Jack London.
C'est d'ailleurs ce qu'avaient compris les socialistes américains de la fin du XIXème siècle quand ils s'opposaient à l'immigration naissante, notamment asiatique.
Raison pour laquelle aussi les mesures sociales préconisées par Barack Hussein Obama rencontrent un avis mitigé de la part des travailleurs blancs. Parce qu'ils savent qu'elles profiteront en priorité aux Noirs et aux gens issus des "minorités visibles".

Écrit par : Bruno | 11.02.2010

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- Et après, ça se dit "intellectuel dissident", "anti-systeme"...

Soral dit ça. Moi c'est Sem et je n'ai jamais prétendu être un intellectuel dissident (ni même un intellectuel tout court). Mes propos sont les miens et Soral peut tout à fait n'être d'accord ni avec moi ni avec vous. Rien ne ce que je dis n'engage Soral, et le fait que Soral soit ou non un anti-système est indépendant de mes dires à 100%.

J'ai du mal à croire que vous aimiez Avatar, qui n'est qu'un pur produit du système regardé par la population du système. Enfin de toute façon je trouve que tous les films nous lobotomisent, sans exception (et non, ça ne me vient pas de Soral mais plutôt de Debord et consors). Je suis beaucoup plus antisystème que j'en ai l'air, et beaucoup plus que Soral.

Si Avatar est "authentiquement écologique", alors il évitera sans doute de sortir sur des DVDs en pétrole emballés avec du pétrole et transportés avec du pétrole, avant d'être lus sur des lecteurs de DVD en pétrole fabriqués en chine et importés avec du pétrole, lesquels seront changés tous les 3 ans parce qu'un nouveau modèle est sorti.

- "en réalité, les EU sont bien mal en point eu aussi, reconnaissez-le au lieu de les qualifier souvent dans vos colonnes d' "Empire du Mal" et autres termes manichéens ridicules pour pré-adolescents."

Ah, j'ai cru pourtant vouloir dire ça. Le mal ce n'est pas les Etats-Unis, selon moi. Selon moi, et toujours selon les mêmes sources d'inspiration (Boorstin, Umberto Eco, Mac Luchan, Debord, Baudrillard), notre plus grand problème c'est la médiatisation. Que l'on soit formaté selon le modèle américain ou selon le modèle japonais, peu m'importe, du moment qu'on est formaté c'est que quelque chose ne va pas. Et si on en croit les spécialistes, si on ose s'en remettre à eux plutôt que de penser qu'on est le spécialiste au-dessus des spécialistes, la médiatisation a fait disparaitre la réalité. Sacré lobotomisation. Alors Avatar, non merci.

Écrit par : Sem | 11.02.2010

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Je ne m'adressais pas à vous en particulier mais à un certain discours qu'on retrouve justement chez les gens de Entubage & Résignation. Là on a un bel exemple de formatage idéologique, formatage de très médiocre facture qui plus est destiné à des jeunes paumés pour la plupart, dépourvus de la moindre culture politique, historique, ou idéologique, mais en recherche de "rebelle-attitude", et séduit par les provocations et le bagout de Soral. Certes ils essaient de meubler par un semblant de discours faussement transgressif avec des références marxistes, ou situationnistes comme vous le faites (alors qu'aujourd'hui c'est abscons, inaudible, et donc sans aucune portée sur le réel... C'est donc là se faire plaisir. Et la politique ne consiste pas à se faire plaisir, elle consiste à se faire entendre.)
Gageons que demain 90% d'entre eux feront comme ces bobos anciens soixante-huitards...
Vos considérations écologiques sont caricaturales, dignes de ces bobos écolos qui prechent la culpabilisation contre le réchauffement climatique, mais qui sont les premiers à prendre l'avion pour des destinations lointaines à l'instar de Cécile Duflos.
A ce moment là autant revenir à l'époque des chars à boeufs. Toujours selon ce principe Soral et Cie qui utilisent fortement internet pour faire passer leur message n'ont qu'à cesser de le faire alors ?

Vous savez quoi, la médiatisation a commencé avec l'apparition de l'écriture... Vous voulez aussi qu'on remette ça en cause ? Bon courage.
La médiatisation terme aux contours flous au demeurant, n'est ni une bonne ou une mauvaise chose en soi, c'est ce qu'on y voit qui compte. Et ce qu'on y voit est bien souvent determiné par ce qu'on veut y voir.

Écrit par : Bruno | 12.02.2010

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"sem", l'Islamisme est peut-être détesté en France pour le moment, il n'empêche qu'au rythme ou va l'allogénisation un remplacement progressif de population induirait sa victoire indubitable, simple logique mathématiques.

Au moins je suis content que mon article vous ais donné l'envie de réagir.

Cordialement.

Écrit par : Stefan Heimliche | 12.02.2010

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C'est vrai, Stefan, mais sa victoire indubitable sur quoi ?

La victoire indubitable est déjà là, et ce ne sont pas les musulmans qui l'ont remportée. Alors si ils devaient la re-remporter sur ceux qui viennent de la remporter, quelle importance ? Ouvrez les yeux, nous ne sommes déjà plus français.

Écrit par : Sem | 12.02.2010

"Vos considérations écologiques sont caricaturales, dignes de ces bobos écolos qui prechent la culpabilisation contre le réchauffement climatique, mais qui sont les premiers à prendre l'avion pour des destinations lointaines à l'instar de Cécile Duflos."

Sauf que je ne suis pas le premier à prendre l'avion. Et quand bien même ce serait le cas, il n'empêche que je serais ravi qu'on me mette au pied du mur en me disant "très bien on va mettre en place le modèle de société pour lequel tu te bats". Je signerais tout de suite. Et qu'importe que ce soit caricatural ou pas, ce qui est certain à 100%, c'est que ça en serait fini de la menace de la pollution.

Ca fait 200 000 années que l'Homme existe, et ça fait 200 000 années qu'il vit sans avion et sans DVD, alors c'est qu'on peut le faire.

Et vous, quelle est votre vision de l'écologie ? Aller voir des films "authentiquement écologiques" ? Et à combien estimez-vous le risque d'échec de votre vision de l'écologie ?

Parce que pour ma part, étant donné l'enjeu (la vie sur Terre), je pense qu'au dessus de 1 chance sur 100 millions, c'est déjà beaucoup trop risqué. Je veux bien prendre un risque de 1 chance sur 2 de perdre 2 euros en perspective d'un gain intéressant. Je veux bien prendre un risque de 1 chance sur 1000 de perdre une dent en vue d'un gain intéressant. Je veux bien prendre un risque de 1 chance sur 100 000 de perdre un oeil. Mais un risque de 1 chance sur 100 millions pour perdre l'humanité pour un gain de... DVDs et autres futilités, je trouve ça trop.

- "A ce moment là autant revenir à l'époque des chars à boeufs."
Ou rester à notre époque et s'inspirer des nombreuses population dont l'empreinte écologique est extrêmement raisonnable (les Amish par exemple).

- "Vous savez quoi, la médiatisation a commencé avec l'apparition de l'écriture... Vous voulez aussi qu'on remette ça en cause ? Bon courage."
Bien vu. Marshall MacLuhan l'a remise en cause. Selon lui, il n'est pas évident qu'on y ait gagné plus que ce que ça nous a fait perdre (mais il faut voir ses arguments, car c'est ce qui compte, affirmer une conclusion tout le monde peut le faire). Mais personnellement je ne vais pas jusque là. Je ne connais pas un seul penseur, pas un seul philosophe, sociologue, ou qui que ce soit, qui ait parlé des problèmes de notre rapport à la réalité à cause de l'écriture. Il s'agit d'un problème dont il est admis qu'il est apparu il y a seulement quelques décennies, donc seulement dans les tous derniers instants de notre histoire.

- "La médiatisation terme aux contours flous au demeurant, n'est ni une bonne ou une mauvaise chose en soi, c'est ce qu'on y voit qui compte."
Je n'avais jamais lu analyse aussi puissamment raisonnée. Tous ces penseurs de tous pays, de tous horizons, d'il y a 100 ans ou de maintenant, toutes ces formes savantes de réputation internationale, finalement ils disent des conneries. La médiatisation n'est ni une bonne ou une mauvaise chose en soi, c'est ce qu'on y voit qui compte, bon sang mais c'est bien sûr. Merci, je me coucherais moins bête ce soir.


PS: Je n'aime pas l'ironie en temps normal, mais ici elle m'a semblé permettre une assez bonne dialectique, alors ne m'en veuillez pas trop :-).

Écrit par : Sem | 12.02.2010

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@ sem

Votre proposition de société est totalitariste dans ses prétentions liberticides et négationnistes du génie européen et sera prompte à échouer car la résistance technologiste n'aura aucune pitié pour ceux qui voudront lui enlever la maîtrise de la quasi-immortalité.

En bref, vous voulez une guerre.

Ca ne me pose aucun problème, on pourra s'amuser.

Écrit par : holm | 12.02.2010

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Pour ma part, je pense que le projet de décroissance (pour appeler les choses par leur nom), nouvelle marotte de certains intellos que vous nous présentez-là est non seulement contraire à la nature (l'entropie vous connaissez ?), mais aussi va à rebours complètement du génie européen en le muselant, que c'est effectivement la négation de son caractère à la fois prométhéen, et faustien, et avantagerait une fois de plus le monde extra-européen.
Cette lubie reste en effet une idée d'Européens, et qui plus est loin d'être la majorité. Or le problème écologique est mondial. L'Inde, la Chine, l'Amérique centrale et méridionale, le monde arabo-musulman... S'intéressent-il vraiment à cete thématique ?
Surement pas. Ils n'en ont rien à battre. Et même au contraire.
La Chine pour ne citer qu'elle, bien que plus grand pollueur de la planète, cherche encore à se développer.
Par conséquent, je ne vois pas pourquoi l'Europe ferait une fois de plus des sacrifices alors qu'elle serait la seule à les faire, et que ces sacrifices qui plus est ne serviraient à rien puisque dans le domaine écologique, c'est simple : ou tout le monde agit dans le bon sens, ou personne ne le fait.

Une autre solution serait de forcer la décroissance pour le reste du monde, par une audacieuse politique de rupture intégrale avec le mondialisme, de protectionnisme économique européen dur, déstabilisant le système économique mondial.

Écrit par : Bruno | 12.02.2010

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Mais Sem, nous n'avons jamais été français dans le sens où cette notion a pris depuis bien longtemps un sens purement administratif, sans la moindre réalité charnelle. Nous sommes des gaulois, des celtes et en ce sens des européens. La vision pseudo-renanienne de la "francité" a fini par tuer la France. Un système d'auto-destruction à la romaine, en somme.

Écrit par : Thomas FERRIER | 12.02.2010

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Pour répondre à Sem, le génie humain c'est "toujours plus haut, toujours plus loin". Votre vision de l'écologie est au final anti-humaine. Par ailleurs, les boeufs sont de gros pollueurs il me semble...

La solution c'est d'accéder à la fusion nucléaire. Pas de retourner au moyen-âge.

Écrit par : Thomas FERRIER | 12.02.2010

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En fait ce qui est passionnant dans ce texte, c'est de voir à quel point il est convaincant si on place derrière une sorte de prisme, un objet quelconque qui déformerait la réalité du monde.

Ça commence en beauté avec le qualificatif "Europhobe" comme si l'objet du mouvement se réduisait à sortir de l'Europe. Ce n'est qu'un élément, qu'un objectif, qui s'inscrit en tout logique dans une lutte contre le projet capitaliste du "Nouvel Ordre Mondial" que vous évoquez plus loin.
Intellectuel "autoproclamé" de la Gauche du travail/Droite des valeurs qu'il a théorisé...et du nationalisme qui est découle ?

Je passe sur votre vision, "objectivement" grotesque, de l'Islam pour m'épargner une perte de temps encore plus importante et en arrive directement au point d'orgue de cette vision prismatique que j'évoquais plus haut :

"La fragilité de l’argument invoqué par Soral n’a d’égale que sa facilité à être retournée contre son énonciateur en connaissance de la vision bipolaire de la réalité caractérisant ce dernier. En effet si faire preuve « d’islamophobie », accusation également très présente dans le jargon des hautes instances antiracistes, serait « faire le jeu » des « sionistes », que dire en contre-partie de l’approche consistant à embrasser corps et âme la cause des « palestiniens », voire de l’internationale islamique, tout en s’affirmant franco-nationaliste ? L’antisionisme ne serait-il pas également une diversion exploitée par certains allogènes dans l’idée de diviser le camp européen et de détourner son regard d’une islamisation rampante pour ne pas dire galopante ?"

À ce stade de lecture on se pose normalement la question : "il est sérieux là ?!!", et si on ne se la pose pas, on peut alors conclure que du haut de votre tour d'ivoire, vous êtes effectivement un brillant analyste.
Maintenant je vous invite à en descendre et à constater, benoitement, la réalité : que représente "l'anti-sionisme" en France comparé à l'islamophobie ?
Comment peut-on réellement écrire ce que je viens de quote sans se rendre compte de l'énormité de ces propos ?
"Fragilité de l'argument" ?
Premièrement, personne n'embrasserait "corps et âmes" la cause Palestienne hors-contexte (encore le syndrome de la tour d'Ivoire j'imagine). Si de RARES personnes soutiennent cette cause, c'est bien par opposition à un état criminel, pas par empathie naturelle et profonde envers le HAMAS voir une internationale islamique (?) que Soral soutiendrait alors qu'il critique Ramadan à ce sujet (oui vous avez du zapper un petit détail, Soral respecte Ramadan pour ces qualités d'intellectuels en général mais ne le soutient pas pour autant idéologiquement...).

Deuxièmement, comprenez-vous le concept du rapport de force ? Visiblement non : "Oh alors peut-être que l'anti-sionisme est également une diversion !?"
Ah vraiment ? C'est Candide qui fait de la politique, Candide aurait-il la bonté de me rappeler qui dans le jeu politique/associatif revendique un anti-sionisme, ne serait-ce que modéré ?
Une fois la courte liste dressée, Candide pourrait-il nous expliquer qu'elle est la pertinence d'évoquer un argument réversible sur le plan de la diversion ?
Je suis peut-être trop abscons, soit :

- on nous abreuve d'anti-islamisme voir d'islamophobie primaire à tous les niveaux. On nous parle de réaction disproportionné de la force - terme judiciaire associé à la légitime défense - pour une agression de civils dans des eaux internationales.

-> Pensez-vous qu'on aurait employé le même vocabulaire si l'Iran avait engagé une action similaire ?

- L'anti-sionisme est associé habilement à l'antisémitisme, il est banni des médias et revient quasiment à un suicide professionnel quand il est exprimé publiquement. Il est inutile de rappeler la soumission des politiques au CRIF pour ne citer que "lui", je pense que les gens sur ce site sont relativement informés.
(À ce stade, je ne dis pas que c'est "mal" ou scandaleux ou autre, je fais juste un constat.)
Les éléments qu'on pourrait évoquer sont innombrables mais on peut déjà conclure :

Si l'antisémitisme remplit le même rôle au niveau du jeu politique que l'islamaphobie, son influence est forcément infiniment moindre. Par conséquent, à partir du moment ou on décide de prendre parti dans cette histoire, est-il si anormal à vos yeux de défendre ceux qui sont le plus diabolisés (non content d'être ceux qu'on a volé, parqué et massacré) ?

Je reste correct mais honnêtement, de mon humble point de vue, avancer que critiquer Israël revient à affaiblir l'Europe face à l'Islamisation, au détriment de la réelle et tangible souffrance d'un peuple pour parler de "fragilité" à propos d'un argument, je trouve ça assez dégueulasse et nauséabond.


Dans ce même registre de l'aveuglement qui conduit à des raisonnements stériles :

Anti-impérialiste ? Elle ne l’est qu’à moitié, se contentant de vociférer avec vélocité à l’encontre des Mcdonald, des I-POID et du sionisme tout en faisant preuve d’une « étonnante » docilité s’agissant des impérialismes qui ne l’arrangent pas, à savoir ceux relatifs à la civilisation arabo-musulmane, laquelle demeure et demeurera toujours dans ses petits papiers pour des raisons purement affectives.

Il est bien beau de se revendiquer anti-impérialiste, autant faut-il être impartial et ne pas concéder aux musulmans, ou à tout autre communauté d’ailleurs, ce que l’on refuse, à juste titre, à l’Empire Yankee.

Si les propos d’Ahmadinejad peuvent effectivement avoir été stigmatisés par le monde occidental, est-ce néanmoins une raison pour se ranger bec et ongle derrière un homme prophétisant sans vergogne la suprématie de l’Islam à l’échelle mondiale ? Un homme influencé par la secte chiite « madhiste », laquelle enseigne à ses disciples de précipiter le monde dans l’apocalypse afin d’accélérer la venue du dit Madhi ? Un homme s’étant élevé au rang d’acolyte de Fidel Castro et d’Hugo Chavez, altermondialistes, donc mondialistes, mais de gauche, revendiqués ? Le mondialisme serait-il potable une fois enrobé sous un vernis rouge/vert aux yeux d’Alain Soral ? La question reste ouverte.


Encore une fois, on pourrait en rire si ça n'inspirait pas la pitié. Dans quel monde vivez-vous ? Quel est le rapport de force entre l'impérialisme américain et le "rêve" impérialiste musulman que vous décrivez ? Encore une fois, si soutenir un Islam de France revient à faire le jeu d'une islamisation fanatique du monde, Soral a le temps de voir venir...
Dans ce monde ou les états Arabes sont les derniers bastions à résistants à la mondialisation et au capitalisme sauvage, mettre au même niveau impérialisme américain et islamique relève je suppose de la plaisanterie.

À vos yeux, il est réellement impossible d'être contre l'IMP US si on embrasse par extension la même cause que défendent d'autres impérialistes, infiniment moins influents et voués, en l'état, à disparaitre ?

Le mondialisme enrobé de rouge/vert ? On sentirait presque votre "érection" de frayeur en lisant le texte...

Quant à comparer l'IMP US aux revendications des "musulmans", je crois qu'on sort ici du cadre de la mauvaise foi qui caractérisait jusqu'alors votre message.

Il a au moins le mérite de dire son nom finalement. Le texte d'un éclairé qui a su voir la vraie face de l'Islam comme de Soral et qui brode toute sorte d'amalgames ("lol, Alain Soral critique les Franco-Israëliens en étant lui même Franco-Suisse de même que Dieudo est Franco-Gabonais !! Bientôt un article sur l'influence du lobby Gabonais en France j'espère ?) pour conclure à des "arguments" fragiles et à une idéologie qui relève de l'"idiotie utile" !
Encore une ! On regrette, au sein des hautes sphères, que celle-ci ne soit pas plus médiatisée...

Écrit par : Mu` | 09.07.2010

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Bonjour,

Je ne saurais me substituer à l'auteur de ce texte mais je souhaite apporter quelques "éléments de langage" pour reprendre une expression très à la mode dans les ministères. Quelques unes de vos remarques m'ont fait sursauter.

---Ça commence en beauté avec le qualificatif "Europhobe" comme si l'objet du mouvement se réduisait à sortir de l'Europe.---

La négation de l'unicité "identitaire" européenne et le refus de principe de toute construction européenne autre que la sempiternelle non-Europe "des nations", le rejet du principe d'européanité au profit d'une vision hexagonaliste et néo-colonialiste, tout cela relève bel et bien d'une profonde europhobie.

---Maintenant je vous invite à en descendre et à constater, benoitement, la réalité : que représente "l'anti-sionisme" en France comparé à l'islamophobie ?---

L'islamophobie, défendue au sens strict par quelques groupuscules et personnalités, même si aux Pays-Bas elle est plus pregnante ces derniers mois, est fortement sanctionnée par les tribunaux. Je vous rappelle notamment la condamnation du ministre de l'intérieur français, rien de moins. En revanche l'anti-sionisme, sauf lorsqu'il cache une haine ancienne tout à fait condamnable, ce qui est le cas chez les nationalistes qui en font profession, est une idée qui n'amène pas devant les juges. Votre comparaison est donc tout sauf pertinente.

---Si de RARES personnes soutiennent cette cause, c'est bien par opposition à un état criminel---

L'utilisation par amalgame d'une telle expression est aberrante. Vous amalgamez état et gouvernement à un temps t, état et peuple pris dans sa globalité, état et armée. N'étant pas naïf, ceux qui soutiennent cette cause le font soit par solidarité ethnique et/ou religieuse, ce qui peut se comprendre (mais a des implications), soit par ingérance universaliste, ce qui le peut beaucoup moins, soit par volonté de réhabiliter une idéologie condamnée à juste titre en la faisant revenir sous un autre nom et par la petite porte, ce qui ne l'est pas du tout.

--- on nous abreuve d'anti-islamisme voir d'islamophobie primaire à tous les niveaux.---

Vision objectivement plus qu'exagérée. Il n'y a qu'à lire la condamnation unanime de la presse et des partis politiques classiques suite à un fameux "apéro-saucisson"... Non, le fait de vouloir interdire le voile intégral ne constitue pas non plus de l'islamophobie. Chahdortt Djavann, intellectuelle d'origine iranienne très opposée au voile, n'est pas non plus islamophobe...

---On nous parle de réaction disproportionné de la force - terme judiciaire associé à la légitime défense - pour une agression de civils dans des eaux internationales.---

Dans un article personnel, cette fois, j'étudie cette affaire. L'ingérence d'une ONG turque tout sauf neutre, liée au gouvernement turc actuel dont elle partage les options islamocentrées, est-elle un acte innocent ? Que l'armée israélienne ait sous-évalué les risques d'une opération militaire, ce qui a abouti à des drames, oui certes, bien sûr. C'est loin de se résumer à une "agression de civils".

---Encore une fois, on pourrait en rire si ça n'inspirait pas la pitié. Dans quel monde vivez-vous ?---

Dans un monde où la dictature "iranienne" apparaît de plus en plus évidente. Les mollahs veulent même faire une loi pour interdire certaines coupes de cheveux des hommes iraniens. C'est vraiment un système totalitaire des plus indéfendables. En outre, je rappellerai que le shah d'Iran a été lâché par les USA parce que ce dernier voulait entreprendre une politique de non-alignement et doter (déjà) son pays de l'armée nucléaire. Si l'Iran d'aujourd'hui était un régime stable, crédible sur un plan international, et à peu près démocratique, avec des dirigeants dont on pourrait avoir confiance, la question serait différente.

---Dans ce monde ou les états Arabes sont les derniers bastions à résistants à la mondialisation et au capitalisme sauvage, mettre au même niveau impérialisme américain et islamique relève je suppose de la plaisanterie.---

Il est vrai que l'Arabie saoudite n'est absolument pas un régime islamiste et wahabbite (sic)... et l'émirat de Dubaï résiste de manière évidente au capitalisme... (re-sic).

L'occidentalisme comme l'islamisme sont deux mondialismes. Aucun des deux n'est préférable à l'autre. C'est pourquoi nous avons choisi l'européanisme.

C.,

TF

Écrit par : Thomas FERRIER | 09.07.2010

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Bonjour, tout ce que vous écrivez n'est pas faux, mais que gagnera-t-on à dénigrer systématiquement des propos qualifiés d'alarmistes (souvent tirés de leurs contextes). Toutes les interprétations sont possibles, c'est une question de vocabulaire et de point de vue.
Je vais peut être paraître hors sujet, mais vous comprendrez bien que je suis arrivé ici par hasard en furetant comme vous d'un lien à l'autre.
Je me permets d'écrire ici sans animosité.

Qui souhaite une islamisation de la planète? il faut être con (pardonnez moi l'expression).
Je ne veux pas plus que vous de l'occidentalisme, de l'européanisme, du mondialisme, ni de l'altermondialisme s'il est avéré qu'il fait le jeu des puissances mondiales.

Que veulent les communs des mortels? vivre libres, en paix, pénards dans leurs souliers (pour ceux qui en ont). liste non exhaustive et que vous pouvez compléter.
Vivre selon des principes d'égalité, d'échanges, de solidarité, d'indépendance est-ce si difficile et/ou critiquable?

Force est de constater que l'histoire ne sert pas de leçon.
Le mal qui perdure a bien des causes simples à déterminer.
Il est clair que les dirigeants politiques sont des hommes d'affaires et inversement que l'on pourrait aisément appeler aussi "mafia".
Il est clair qu'ils sont liés par des conflits d'intérêt (terme très à la mode, mais pas sans raison).

Pourquoi devrions-nous suivre les directives d'un groupe dirigeants soit disant élu, alors que les modes de scrutin sont plus que contestable, autant que la légitimité des résultats comparée à la participation de l'électorat (je parles de chez nous).

Les lobby industriels et financiers sont malheureusement bien à l'origine des maux de certaines populations du globe.
Que cette partie de la population souhaite s'enrichir , bien ça ne me dérange pas.
Ce qui me gêne c'est que pour ce faire, on hésite pas à appauvrir
des populations, on oblige des citoyens comme vous et moi à suivre des modèles absurdes et dévastateurs de vie en société, on nous oriente vers des choix (lorsque ceux-ci ne sont pas imposés) de modèle économique, énergétique, alimentaire, informatique, etc.

Bien entendu, j'imagine qu'au départ tout est fait pour faciliter la vie en société sur des bases solides et des principes d'égalité.
Mais là franchement on est arrivé au point de non retour, on nous oblige à aller tout droit alors qu'il faudrait suivre un virage.

Il ne se passera rien de nouveau tant qu'ILS n'auront pas le cul qui brûle.

Il est dommage que l'on apprenne pas aux étudiants que les plus grands progrès de l'humanité et son évolution sont liés aux combats menés par une minorité face aux idées reçues, aux croyances, aux dogmes, et ce dans tous les domaines.

Merci pour votre hospitalité.
J'espère ne pas trouver de lien vers un site comme "français de souche" par exemple, je serais déçu.
Car vos propos sont quand même sensés dans l'ensemble malgré leurs divergences.

Écrit par : fabrice | 07.06.2011

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---Qui souhaite une islamisation de la planète? il faut être con---

Les partisans d'une umma islamiya planétarisée par exemple, autre forme de mondialisme. Le communisme lui-même était également à vocation planétarisée, même si après les années 50, il était bien clair que le bloc communiste était en rétractation. Mondialisme libéral, mondialisme pseudo-socialiste, mondialisme religieux (chrétien ou musulman), toutes ces démarches reposent sur l'idée d'un village planétaire unique.

---Je ne veux pas plus que vous de l'occidentalisme, de l'européanisme, du mondialisme, ni de l'altermondialisme s'il est avéré qu'il fait le jeu des puissances mondiales.---

Ici, nous sommes européanistes au sens fort et noble du terme, donc eurocentrés, ce qui est tout sauf mondialiste, bien évidemment, et la construction européenne pour nous ne repose pas sur la diversité mais sur la parenté profonde entre européens.

---Pourquoi devrions-nous suivre les directives d'un groupe dirigeants soit disant élu, alors que les modes de scrutin sont plus que contestable---

Cela implique de refonder la démocratie et notamment par le biais du mandat impératif. Il est bien évident que le vote démocratique dans un contexte où l'économie domine est atteint dans son sens même. L'électeur portugais hier, comme l'électeur irlandais avant-hier, a-t'il le choix ? A part des mouvements radicaux, mais qui inquiètent (l'élection d'Humala au Pérou a engendré une chute de l'indice national de douze points) et qui ne sont pas crédibles pour proposer une alternative au mondialisme (il faudrait que cette alternative soit européenne), que peuvent en effet faire les électeurs, les citoyens ?

---Ce qui me gêne c'est que pour ce faire, on hésite pas à appauvrir des populations, on oblige des citoyens comme vous et moi à suivre des modèles absurdes et dévastateurs de vie en société, on nous oriente vers des choix (lorsque ceux-ci ne sont pas imposés) de modèle économique, énergétique, alimentaire, informatique, etc.---

Et notamment on appauvrit les européens et on casse les acquis sociaux des travailleurs européens, du service public... etc, et ce au nom paradoxalement d'un égalitarisme planétaire suicidaire.

Par ailleurs, nous ne saurions indiquer en lien que des sites qui vont dans le sens de l'unité des Européens (et la réconciliation entre européens).

PS: l'article qui vous a fait réagir est assez ancien. Son auteur pourra s'il le souhaite répondre à votre message.

Cordialement.

Écrit par : Thomas FERRIER | 07.06.2011

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