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24/12/2009

La Turquie demande à Bruxelles l'assouplissement du visa

Ahmet_Davutoglu_04.jpgLe Monde | Extraits | Ankara s'estime victime d'une politique du "deux poids, deux mesures" de la part de l'Union européenne (UE) et réclame à son tour un assouplissement de la politique de visas pour ses ressortissants. "Il est inacceptable que certains pays des Balkans qui en sont à l'étape initiale du processus d'adhésion et qui n'ont pas entamé leurs négociations, se voient accorder le privilège de Schengen et pas la Turquie", a réagi le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. (...)

Outre la Turquie, d'autres pays manifestent leur désappointement à l'égard de Bruxelles après l'exemption de visas pour les Serbes, les Macédoniens et les Monténégrins. Il s'agit de l'Albanie, du Kosovo et de la Bosnie-Herzégovine. Leurs ressortissants, eux, doivent toujours obtenir un visa pour se rendre dans un Etat de l'espace Schengen, parce que leurs pays ne remplissent pas les conditions fixées par la Commission européenne et sont considérés comme présentant des risques au plan de l'immigration.

Dans les capitales concernées, on réagit mal à l'instauration d'un système qu'on estime être celui du deux poids, deux mesures. On évoque parfois l'idée que l'UE s'oppose, en fait, à un rapprochement avec des pays musulmans. Olli Rehn, l'actuel commissaire à l'élargissement, a évoqué un réexamen de la situation au printemps 2010.

SOURCE

Ce problème témoigne de l'incapacité des acteurs de l'UE et des représentants des Etats à dire ouvertement ce qu'ils pensent.

Pour ma part, comme je l'ai dit, je suis favorable à l'adhésion de l'Albanie à l'Union Européenne mais opposé à celle de la Turquie.

Thomas Ferrier | FORUM

L'identité "nationale" française n'existe pas

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Qu'est-ce l'identité nationale ? Aucun homme politique français n'a été capable de répondre à cette simple question. Ni le ministre Eric Besson, ni le président Nicolas Sarkozy, ni la gauche qui souhaite la fin du débat, sans y avoir attribué de réponse non plus, ni la nouvelle égérie médiatique du concept, Marine Le Pen.

On a ainsi le sentiment que le concept serait une évidence, alors même que personne ne le conçoit de la même façon. Pour certains, l'identité française se limiterait à une forme de patriotisme constitutionnel ou relèverait d'une définition administrative, "est français celui qui a une carte nationale d'identité". Pour d'autres, l'identité française se confond avec la république et ses valeurs (actuelles). Enfin, pour certains encore, plus minoritaires, l'identité française aurait une composante ethnique.

Revenons aux deux termes de ce concept. Dans identité, on retrouve le latin idem qui signifie "même". Dans nationale, on retrouve le latin natio, relevant de la racine *gen- "naître", que l'on retrouve dans le grec genos, "lignée, race". Dans un article sur le concept de "nation", on a vu qu'elle définissait le regroupement de ceux de même naissance, de même ascendance. Si on devait traduire l'expression "identité nationale", le terme le plus juste serait "homogénéité", du grec homoios, "même", et de la racine *gen-. Mais "homogénéité" doit alors se comprendre au sens grec, le terme homogenês signifiant "de même souche" et étant l'exact antonyme d'allogenês, "allogène".

Ainsi le concept d'identité nationale est par définition une notion exclusive, limitée aux "de souche". Ceux qui sont horrifiés par cette idée doivent alors choisir un autre vocabulaire pour lancer le débat.

Allons plus loin et analysons s'il existe réellement une identité nationale "française". Remarquons déjà que la république française, à la différence des autres pays, se conçoit comme une entité refusant de se fonder sur le strict principe d'ascendance mais développant l'idée d'un "vouloir vivre ensemble", ce qui fait au final de la France une non-nation. Il faudrait alors parler d'une non-identité non-nationale.

L'identité régionale, par exemple celle de la Bretagne ou celle de la Corse, existe. Il y a un héritage commun tangible. L'identité européenne existe aussi et pour les mêmes raisons, parce que ce qui unit un breton et un corse au niveau identitaire, donc dans un sens non-administratif, ne saurait être la France mais l'Europe. En soi, il y a autant de différences, ou aussi peu, entre un breton et un corse qu'entre un irlandais et un italien, et aussi peu entre un basque et un alsacien qu'entre un géorgien et un danois.

Ainsi le ciment entre ces peuples ce n'est pas l'identité "nationale" française, mais leur commune européanité.

L'identité nationale n'existe pas en France. Ceux qui veulent en parler ne peuvent être amenés qu'à défendre en réalité un "patriotisme" constitutionnel, une "identité" de papier. Le paradoxe est que malgré tout cette dernière est fondée inconsciemment sur des valeurs européennes, celles qui ont donné naissance aux institutions républicaines, et qu'à ce titre elle est critiquée vigoureusement par les idéologues mondialistes.

Quelle que soit la façon dont on aborde le sujet, réelle ou même artificielle, notre identité est toujours européenne.

Thomas FERRIER

14:55 Publié dans Billets | Lien permanent | Commentaires (0) |

La Flandre plus riche et plus... égalitaire

24.12.09 | Lalibre.be via l'agence de presse Belga | Une étude pointe des illustrations des inégalités de la société belge. Les ménages les plus riches dépensent ainsi le double des plus pauvres pour les soins de santé. Ils dépensent aussi 505 euros par an en éducation tandis que les 25 pc les plus pauvres ne dépensent que 52 euros, voire 15 euros dans certaines zones de Wallonie.

SOURCE (Lalibre.be)