Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/01/2010

Copenhague déjà oublié...

...et l'Europe humiliée. C'est la conclusion de Bernard Cassen (Marianne2), pour qui l’Union européenne, marginalisée à Copenhague, doit prendre des mesures unilatérales pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre :

climate.jpgMarianne2 | 06.01.10 | Extraits | La déclaration politique issue du Sommet de Copenhague n’engage en pratique aucun Etat en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Elle n’a d’ailleurs aucun statut en droit international, faute d’avoir été approuvée à l’unanimité par les 193 membres de l’ONU, organisatrice de la conférence. Telle est en effet la procédure pour la prise de décision dans l’Organisation.

Ces sont plusieurs Etats membres de l’Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique (ALBA), à savoir la Bolivie, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela, qui, par leur détermination, ont fait capoter la manœuvre consistant à présenter rétrospectivement comme un document officiel du Sommet ce qui était seulement un texte émanant d’une sorte de G20 élargi à une trentaine de pays. Un texte préalablement élaboré, en petit comité, par les seuls Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud.

Tout comme le Japon, l’Union européenne (UE) s’est trouvée exclue des négociations menées au sein de ce club des Cinq sous la conduite de Barack Obama. Pour ce dernier, la seule interlocutrice qui comptait vraiment était la Chine. Le G2 informel Washington-Pékin est ainsi apparu comme le seul maître du jeu et le tenant du plus petit dénominateur commun. (...)

SOURCE (MARIANNE2)

L'étrange cas d'Abraham Lincoln

Il y a un an, le Monde 2 du samedi 10 janvier 2009 consacrait un article de fond à la figure d'Abraham Lincoln, mis en comparaison avec le nouveau président américain Barack Obama.

En page 61, on trouve le passage suivant, qui est juste historiquement mais qui contraste fortement avec le reste du propos :

L'hostilité de Lincoln à l'esclavage n'est pourtant pas niée sérieusement par les historiens. Mais à sa morale, il préfère la raison de l'Etat dont il est le chef - combinée avec un certain déterminisme mystique - ce qui le conduit à exprimer le jugement suivant, qui, dans l'absolu, pourrait être considéré comme une base de la ségrégation: [citation]. C'est certainement parce qu'il estimait cet "amalgame" impossible que Lincoln soutint un projet de loi prévoyant le "rapatriement" des Noirs américains en Afrique.

"My first impulse would be to free all the slaves, and send them to Liberia,—to their own native land. But a moment’s reflection would convince me that whatever of high hope (as I think there is) there may be in this, in the long run, its sudden execution is impossible." - Abraham Lincoln, 1854

Lors de son investiture le 20 janvier 2009, Obama a prêté serment sur la bible du président Lincoln. L'évènement semble quelque peu contradictoire lorsque l'on connaît la part sombre de l'oeuvre d'Abraham Lincoln. Quelques citations contextuelles contrastent en effet avec la vision traditionnelle qu'ont les citoyens américains de ce grand personnage de la lutte contre l'esclavage.

lincolndw2.jpg« Ce que je puis désirer le plus est la séparation des races blanches et noires » - Spoken at Springfield, Illinois on July 17th, 1858; from ABRAHAM LINCOLN: COMPLETE WORKS, 1894, Vol. 1, page 273

« … Je dirai donc que je ne suis pas et je n’ai jamais été en faveur de l’égalité politique et sociale de la race noire et de la race blanche, que je ne veux pas et que je n’ai jamais voulu que les Noirs deviennent jurés ou électeurs ou qu’ils soient autorisés à détenir des charges politiques ou qu’il leur soit permis de se marier avec des Blancs. Je voudrais ajouter qu’il y a une différence physique entre Blancs et noirs telle, qu’elle interdit aux deux races d’être un jour sur le même pied d’égalité, socialement et politiquement. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure. » - 4th Lincoln-Douglas debate, September 18th, 1858; COLLECTED WORKS Vol. 3, pp. 145-146

« Vous et nous [Noirs et Blancs] sommes des races différentes. Il y a entre nous une différence plus importante que celle qui existe entre toutes les autres races. Que ce soit vrai ou faux, nul besoin d’en discuter. Mais cette différence physique est un grand handicap, aussi bien pour vous que pour nous. Je pense que votre race souffre énormément en vivant parmi nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons tous. Cela constitue une raison suffisante pour que nous nous séparions. Il est préférable, pour nous tous, que nous soyons séparés.» - Spoken at the White House to a group of black community leaders, August 14th, 1862, from COLLECTED WORKS OF ABRAHAM LINCOLN, Vol 5, page 371

Lincoln a prononcé ce dernier discours le 14 août 1862, quelques semaines après avoir proclamé l’abolition de l’eslavage, le 22 juillet 1862…

SOURCE (Forum du PSUNE)